L'histoire du Maghreb
un essai de synthèse
un essai de synthèse
Une histoire de l'exploration à travers les explorateurs eux-mêmes : leur personnalité, l'équipement, les relations avec les compagnons d'aventure. On découvre ou redécouvre leurs parcours grâce à une riche documentation iconographique.
Et d'un mouvement rapide, elle rejeta ses voiles et se dévêtit tout entière pour apparaître dans sa native nudité. Béni soit le ventre qui l'a portée ! C'est alors seulement que Nour put juger la bénédiction qui était descendue sur sa tête ! Et il vit que la princesse était une beauté douce et blanche comme un tissu de lin, et qu'elle répandait de toutes parts la suave odeur de l'ambre, telle la rose qui sécrète elle-même son parfum originel. Et il la pressa dans ses bras et trouva en elle, l'ayant explorée dans sa profondeur intime, une perle encore intacte. Et il se mit à promener sa main sur ses membres charmants et son cou délicat, et à l'égarer parmi les flots et les boucles de sa chevelure, en faisant claquer les baisers sur ses joues, comme des cailloux sonores dans l'eau ; et il se dulcifiait à ses lèvres, et faisant claquer ses paumes sur la tendreté rebondissante de ses fesses. Et elle de son côté, elle ne manqua pas de faire voir une partie considérable des dons qu'elle possédait et des merveilleuses aptitudes qui étaient en elle ; car elle unissait la volupté des Grecques aux amoureuses vertus des Egyptiennes, les mouvements lascifs des filles arabes à la chaleur des Ethiopiennes, la candeur effarouchée des Franques à la science consommée des Indiennes, l'expérience des filles de Circassie aux désirs passionnés des Nubiennes, la coqueterie des femmes du Yamân à la violence musculaire des femmes de la Haute-Egypte, l'exiguïté des organes des Chinoises à l'ardeur des filles du Hedjza, et la vigueur des femmes de l'Irak à la délicatesse des Persanes. Aussi les enlacements ne cessèrent de succéder aux embrassements, les baisers aux caresses et les copulations aux foutreries, pendant toute la nuit, jusqu'à ce que, un peu fatigués de leurs transports et de leurs multiples ébats, ils se fussent endormis enfin dans les bras l'un de l'autre, ivres de jouissances...
1972-1974
Dans la nuit du 17 juin 1972, cinq hommes, munis de l'équipement spécial des parfaits espions, sont arrêtés dans l'immeuble du Watergate à Washington. Ils "visitaient" le quartier général du Parti démocrate. Un cambriolage banal? Non. Grâce aux journalistes, notamment ceux du Washington Post, l'Amérique découvre avec stupéfaction qu'il s'agit d'une affaire politique aux innombrables ramifications, que la Maison Blanche y est mêlée et que les institutions démocratiques sont menacées. Deux ans plus tard, le président Richard Nixon est contraint à la démission.Ce fait divers sort de l'ordinaire et suscite bien des questions. Pourquoi les conseillers de Nixon, sinon le président lui-même, ont-ils encouragé cette "pénétration clandestine"? Pourquoi ont-ils lutté pied à pied pour dissimuler leurs responsabilités, quitte à passer pour des menteurs et à entraver le cours de la justice? Pourquoi Nixon a-t-il été le principal accusé? Pourquoi les Américains ont-ils réagi avec indignation? Quels liens existe-t-il entre le Watergate et le Vietnam? Peut-on dire que la CIA, le FBI et les autres services de renseignement ont tenu un rôle primordial dans l'élaboration du projet d'effraction et dans la dissimulation des faits? Les Etats-Unis d'aujourd'hui sont-ils encore sous le coup du traumatisme qu'ils ont subi il y a quelques années?Le Watergate, c'est d'abord une enquête passionnante comme un roman policier. Mais il faut aller au-delà de la description des faits et réfléchir sur l'évolution de la présidence depuis Franklin Roosevelt, sur l'itinéraire politique de Richard Nixon, sur les dangers que ferait courir à la démocratie une police politique. Au milieu des années soixante-dix, les Américains s'interrogent sur leur système de gouvernement. Pour mieux comprendre ce qui s'est passé le 17 juin 1972 et éviter un nouveau Watergate. Autant de questions et de réponses qui ne sauraient laisser indifférents tous ceux qui sont attachés à la défense de la liberté.
Hitler au Berghof, 1922-1944 : excursion historique
"En Haute-Bavière, sur le plateau riant de l'Ohersalzberg, au-dessus de Berchtesgaden, un petit politicien vint séjourner à l'aube des années 1920. De coquettes pensions en maisons amies, il finit par adopter ces lieux qu'il disait indispensables à ses rêves et à la réflexion. Il s'y sentait si bien qu'il y acquit, face au sombre massif de l'Untersberg, un joli chalet qui, entièrement transformé, prit le nom de "Berghof". C'en fut fini de la tranquillité de la montagne : sous la coupe des anges noirs du maître des lieux, on expulsa des populations ; on construisit des casernes, des villas pour dignitaires, un théâtre, des cités pour travailleurs ; on traça des routes jusqu'au sommet du mont Kehlstein pour y bâtir un "nid d'aigle". Pour finir, on creusa 5 kilomètres de souterrains pour échapper aux bombardements alliés. Ici, Hitler venait le plus souvent possible, pour des séjours parfois longs. Ainsi, entre 1940 et 1944, alors qu'il mettait le monde à feu et à sang, il passa dix-neuf mois dans son cher Berghof, servi par des SS en spencer et gants blancs, préservé du moindre souci par son âme damnée Martin Bormann, entouré d'une cour que l'on n'ose dire brillante, photographiée par la reine des lieux, Eva Braun. Il ne reste de tout cela que des ruines et un goût de cendres, à l'égal de la folie du IIIe Reich."--Page 4 of cover.
Cet ouvrage est une réédition numérique d’un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d’origine.
une autre histoire de la mondialisation
La mondialisation n'est pas un vain mot pour désigner ce qui survient au tournant du xxe siècle à Tianjin, capitale diplomatique de l'empire du Milieu. Cette ville chinoise méconnue suscite alors la convoitise de toutes les puissances de la planète en quête de concessions territoriales.Des hommes du monde entier s'y aventurent pour faire fortune. L'audacieux vice-roi Li saisit l'occasion pour transformer le siège de son pouvoir en un laboratoire de la « modernité » urbaine. La guerre des Boxeurs durant l'été 1900 transforme brutalement la ville en une commune insurrectionnelle : les sièges des concessions étrangères puis de la cité autochtone détruisent des quartiers entiers et, suite à la victoire inattendue des forces alliées, de nombreux civils chinois sont massacrés. Avec la volonté affichée de moderniser Tianjin et sa région, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les États-Unis, la Russie, le Japon, l'Italie et l'Autriche-Hongrie fondent sur-le-champ le premier gouvernement international de l'époque contemporaine.En analysant ici tous les aspects d'une expérience politique unique, Pierre Singaravélou offre une vision renouvelée des origines de la mondialisation actuelle qui fut, dès l'origine, une coproduction entre puissances européennes, asiatiques et états-unienne.Professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France, Pierre Singaravélou a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire du fait colonial et de la mondialisation en Asie aux XIXe et XXe siècles. Il dirige actuellement les Publications de la Sorbonne et le Centre d'histoire de l'Asie contemporaine. Introduction. Dix empires dans un mouchoir de poche Chapitre I. « Pandémonium » Chapitre II. L'invention d'un gouvernement international Chapitre III. « Faire naître l'ordre dans le chaos » Chapitre IV. L'aménagement du territoire Chapitre V. Une révolution sanitaire ? Chapitre VI. Le sel de la ville Chapitre VII. Un scramble urbain Chapitre VIII. Un gouvernement pour la postérité ? Conclusion. « Au tournant du siècle, à cheval sur l'Orient et l'Occident » : une contribution à l'histoire de la « modernité 1900 » Des archives aux quatre coins du monde L'oubli deTianjin en1900 Bibliographie Remerciements.
La révolution
Histoire de l’urbanisme à Paris
De 886 à la mort de Philippe Auguste
De Philippe Auguste à Charles V
Le consulat et l’empire
La restauration
Paris au XV siècle
panorama de l'uchronie sous toutes ses formes
notre histoire
Réunissant plus de deux cent cinquante chercheuses et chercheurs issus du monde entier, ce livre nous invite à regarder la colonisation française en face, avec les yeux des colonisés et des colonisateurs. Les meilleurs spécialistes mettent à notre disposition une connaissance profondément renouvelée de la domination coloniale, de ses formes parfois surprenantes, de ses effets dévastateurs, de ses limites longtemps ignorées, ainsi que de ses rémanences actuelles. Dans une époque tout entière dominée par les questionnements identitaires et les affrontements mémoriels, ce livre collectif restitue de manière lucide, accessible et passionnante, la grande diversité et la complexité des situations coloniales en Afrique, en Asie, en Océanie et dans les Amériques. De la colonisation est née une histoire à la fois riche et violente, tissée d’innombrables échanges, qui fait de nous ce que nous sommes. Colonisés et colonisateurs ont été à la fois liés et transformés à jamais par cette expérience qui retrouve ici toute sa place – à bien des égards centrale – dans l’histoire de France
Une fois l'an, des chevaliers errants se rassemblent autour du roi Arthur. Rêvant d'aventures, ils cherchent le Graal, les demoiselles en détresse, le salut de la reine, ou l'Amour. Mais ils rencontrent en chemin des ennemis redoutables, d'étranges sortilèges. Leurs noms sont des légendes : Lancelot, Yvain, Perceval, Gauvain, et l'enchanteur lui-même enchanté, Merlin.
les grands auteurs français du programme
deux héros français
La 4eme de couv. indique :"Héros préférés des Français, Napoléon Bonaparte et Charles de Gaulle incarnent la figure du sauveur. Si beaucoup les sépare, à commencer par le siècle où ils vécurent, ils ont en commun d'avoir élevé notre patrie au-dessus d'elle-même, dans une quête de la grandeur nourrie d'une certaine idée de sa mission et de sa vocation à éclairer le monde. Dans cet essai historique puissant, porté par une plume rare, Patrice Gueniffey croise leur existence et interroge leur destin, ouvrant des pistes fécondes sur leur personnalité et leur oeuvre. À travers les métamorphoses de leurs Mémoires, l'auteur ausculte enfin la France, celle d'hier et surtout d'aujourd'hui, hantée comme jamais par son histoire, dans l'espoir de répondre à ses doutes et exorciser son malheur. Un livre magistral et qui fera date."
(1862-1962)
Tome 1
Chef de guerre et chef d'Etat
1809-1814
Retrace le destin des huit enfants de Louis-Philippe, doués pour les arts et pour les armes et élevés dans le sens du devoir et l'intelligence de la modernité. Après la mort tragique de leur frère aîné, le duc d'Orléans, en 1842 puis la chute de leur père en 1848, aucun de ces enfants ne parvint à jouer un rôle politique majeur.
1914-1918
Les Indiens en France pendant la Grande Guerre
Parmi les combattants de tous horizons qui passèrent par la France pendant la Première Guerre mondiale figure un important contingent venu de l'Inde britannique, souvent oublié. Connus par les Français comme « les Hindous », ces soldats, dont plus de la moitié étaient musulmans ou sikhs, suscitèrent la curiosité des populations par leur port altier, leur allure martiale et leurs uniformes chatoyants.Bien que la plupart n’aient séjourné en France qu’un peu plus d’un an, contribuant à contenir l’avancée allemande au prix de 8 000 morts, leur passage a laissé de nombreuses traces que ce livre tend à faire resurgir.La correspondance échangée avec leurs familles en Inde, dont de larges extraits ont été rassemblés par le contrôle postal britannique, offre un aperçu fascinant sur la manière dont ces hommes perçurent la France et les Français, rare exemple du regard porté par les peuples d’Asie sur les Européens, inversant le point de vue eurocentré. Par ailleurs, ce corpus foisonnant entre en dialogue avec la vision que les Français eurent de ces guerriers venus d’un ailleurs si exotique, et met en lumière les rencontres, l’admiration ou les incompréhensions mutuelles. Manière de connecter deux histoires, celle de l’Inde et celle de la France, entre lesquelles il existe peu de passerelles.
lettres d'un poilu qui n'aimait pas la guerre
Réunit les lettres écrites en 1914 et 1915 par E. Tanty qui fut incorporé avec la classe 12 au 129e régiment d'infanterie, 8e compagnie, au fort de Tourneville du Havre. Elles reflètent l'état d'esprit du soldat, démythifient son image et évoquent la solitude dans les tranchées, l'incertitude du lendemain, l'épuisement nerveux et moral.
services secrets : une Française de l'ombre et un officier de l'armée allemande unis contre le nazisme
chef des commandos de la France libre
A l'occasion du 50e anniversaire des accords d'Evian, une quinzaine de personnalités parlent de la guerre d'Algérie, période durant laquelle ils avaient tout juste vingt ans. Parmi eux, R. Poulidor, G. Gilbert, J.-P. Farkas, J. Higelin ou encore P. Joxe. Leurs témoignages permettent de reconstituer le récit de la vie de ces appelés entre 1954 et 1962.
le maître espion du général de Gaulle
L'histoire du colonel Passy (1911-1998) est d'abord celle d'une extraordinaire destinée. Le capitaine de 29 ans qui rallie la France libre dès 1940 fait partie de la poignée de volontaires sans lesquels le général de Gaulle n'aurait pu espérer réussir son pari fou : asseoir la France à la table des vainqueurs en 1945. Sans aucune expérience, le colonel Passy crée le BCRA - les services secrets de la France libre - qui assure la liaison avec la Résistance, organise des réseaux de renseignement et met sur pied une armée secrète. En 1945-1946, il bâtit le SDECE, qui deviendra l'actuelle DGSE en 1982. Sûr de lui, admiré, craint ou détesté, nimbé d'une réputation sulfureuse, il entretient des relations complexes avec nombre d'acteurs de premier plan, à commencer par le général de Gaulle. Son brillant parcours prend brutalement fin en 1946. Il est alors mis aux arrêts de forteresse sur décision du gouvernement, accusé d'avoir dissimulé des fonds importants à son successeur et de s'être personnellement enrichi. Malgré ses demandes, il ne sera jamais jugé. Cette "affaire Passy" brise sa carrière. Est-il la victime d'une cabale politique ou s'en tire-t-il à bon compte ? Pour la première fois, un historien rouvre le dossier en s'appuyant sur des archives longtemps restées inaccessibles.
«La jeune fille naïve et téméraire qui, à l'été 1944, était emmenée, menottes aux poignets, au siège de la Gestapo, était celle qui, bien plus tard, deviendrait ma mère. Pourquoi ce choix ? Pourquoi, si jeune, avait-elle décidé de s'engager plutôt que d'accepter la fatalité de l'Histoire ? Comment avait-elle fait face à la Gestapo ? Qu'avait-elle tu ? Je me suis mise dans ses pas pour reconstituer le récit de ces années de l'ombre, quand elle fut héroïque et qu'elle ne le sut pas.Cette l'histoire est aussi celle d'un amour. Au c?ur de la France occupée, Ginette et Jean, le jeune juif flamboyant pour qui elle affronta tant de dangers, se promettaient de raconter un jour leurs aventures, la fureur de la guerre et de la haine, et leur passion immodérée de la liberté. Ce livre qu'ils n'ont pas écrit, c'est à moi qu'il revient aujourd'hui d'en remplir les pages. »N. B.Mêlant l'intrigue romanesque et son propre cheminement sur les traces de sa mère, Nicole Bacharan raconte le destin bouleversant d'une jeune femme amoureuse qui, à dix-huit ans, s'engage dans l'un des plus grands réseaux de la Résistance et combat pour la liberté.
une histoire illustrée du fascisme et du nazisme : 1919-1946
En 2016, Jean-Christophe Buisson a publié 1917, l’année qui a changé le monde qui a fait date tant cet album innovant conjuguait un récit global – au moyen d’une chronologie commentée très écrite – avec une illustration riche et rare, ponctuée d’une vingtaine de portraits de personnalités culturelles, politiques et historiques de premier plan souvent négligées par la postérité. L’ouvrage a rencontré un grand succès public (10 000 lecteurs) et a été unanimement salué par la critique. Six ans après, c’est d’un autre centenaire qu’il s’agit avec le centième anniversaire de l’arrivée au public de Mussollini via la marche sur Rome, ouvrant l’ère fasciste, amplifiée dix ans plus tard par l’avènement d’Hitler avant de plonger le monde dans l’enfer de la guerre mondiale et connaître une fin tragique, scellée pour la postérité par le procès de Nuremberg. Plongeant leurs racines dans le traumatisme de la Première Guerre mondiale, fascisme et nazisme –même si ils divergeaient sur de nombreux points- convergeaient dans leur haine des démocraties occidentales et la volonté d’ériger un Etat total et totalitaire, absolutiste et conquérant, concurrent de celui du frère ennemi communiste. Une des grandes richesses de ce livre, qui en compte beaucoup, est de montrer le caractère mondial de l’attraction qu’ils ont pu susciter non seulement en Europe mais dans le monde entier via l’instauration d’Etats-croupions et de partis-frères sans oublier le troisième pilier de « l’Axe », soit le Japon systématiquement occulté. Plus largement, l’historiographie traite chacun de ces régimes à part tout en se limitant à la dimension politique puis militaire de leur histoire à partir de la Seconde Guerre Mondiale qui débute pourtant, mais qui s’en souvient, avec l’invasion de la Mandchourie par l’Empire du Soleil-Levant en 1931. Fidèle à son habitude, Jean-Christophe Buisson englobe tout, accordant une large place à l’histoire culturelle, sociale, scientifique et sportive sans négliger naturellement l’histoire politique, diplomatique et militaire. Mais il hiérarchise à la perfection afin de conserver à son texte le caractère d’un grand récit. En résulte un récit édifiant, enlevé, novateur par son procédé même qui rapproche par la chronologie des événements que l’on néglige d’associer. Une vingtaine de portraits, enlevés, relèvent l’ensemble, magistralement mis en image par environ 200 illustrations privilégiant des représentations méconnues et oubliées.
An Austrian Jewish writer's flight, persecution and clandestine life in wartime France.
Roman
Roman