Louis Capet, suite et fin
roman
Si chacun sait bien que Louis XVI, échappant de justesse à la guillotine, fut par la Convention condamné au bannissement perpétuel, l'on connaît moins, en revanche, les innombrables difficultés rencontrées à l'époque pour trouver au souverain déchu une terre d'exil qui veuille bien le recevoir, et l'on ignore presque tout des raisons qui poussèrent finalement la Suisse à accueillir Louis Capet et à le reléguer à Saint-Saphorien, petite bourgade des bords du Léman, dans un territoire alors possession des baillis de Berne. Basé sur de nombreuses archives inédites, se lisant comme un vrai livre d'histoires et sur un ton dont la légèreté n'exclut pas le sérieux, ce roman nous révèle donc l'accueil... mitigé que le ci-devant monarque reçut à son arrivée au pays de Vaud, les hôtes... inattendus qui s'en vinrent le visiter, les diverses péripéties... tragicomiques qui, d'octobre 1795 à janvier 1798, marquèrent son séjour forcé dans la région et la fin... logique qu'il y trouva.
La pierre et le saguaro
Adolescent, une phrase d'André Breton m'avait frappé : la beauté absolue, écrivait-il, est indescriptible. A partir de là, au lieu de décrire des merveilles, il les reproduisait en photo. J'avais alors ressenti un malaise. Ce malaise a perduré en moi et, au fil des ans, je me disais : comment peut-on douter de sa langue ? Dans la Pierre et le Saguaro j'ai voulu donner à voir la beauté absolue, pour moi, le désert américain. Celui du Sud-Ouest, riche de deux éléments emblématiques, l'un la pierre, dont les hauts lieux sont Grand Canyon, Bryce Canyon et ce Monument Valley que j'ai vu quatorze fois ; chaque fois le découvrant et le redécouvrant, je suis tombé à genoux... L'autre, le saguaro, dit aussi cactus-candélabre, géant incroyable d'allure, de force, de splendeur, l'arbre-roi du désert de Sonora. La Pierre et le Saguaro : à travers ces deux symboles, Yves Berger a conçu un livre comme tissé d'images. Roman minéral, cantique végétal, tout, ici, célèbre le bonheur de voir et de se perdre sur un territoire qui est, à jamais, celui des songes et de la littérature.
Santa Fé
roman
Roque a dépassé la soixantaine. Cest un heureux mélancolique. "Je suis rangé des voitures" - une expression qui lui plaît - dit-il volontiers. Pas si bien rangé qu'il ne puisse éviter un petit bolide de 18 ans, Léa, la beauté même. Le choc est rude, où sa vie, bien assurée, malgré lui éclate.Comment magnifier cette rencontre ? se demande-t-il. Avec l'Amérique, qu'il va lui offrir en la lui révélant. Sans doute Léa ne peut-elle rêver meilleur guide. Roque connaît le Nouveau Monde septentrional par mille livres, autant de films et cent voyages. Ils partent. Reviendront-ils ? Ensemble ?Dans ce road book, le roman de Roque et Léa se déploie le long d'une route historique et mythique : la National 66, qui part de Chicago pour atteindre Los Angeles. Santa Fé, ou la double passion d'un homme : celle qu'il porte à une femme et celle qu'il voue au Nouveau Monde. Dans les deux cas, la quête d'une jeunesse perdue, où le chemin du bonheur croise la Piste des Larmes...Editeur, critique littéraire, romancier, Yves Berger a obtenu le prix Femina pour Le Sud et le prix Médicis pour Immobile dans le courant du fleuve.
Immobile dans le courant du fleuve
roman
Un jour, un homme entre, à cheval, "dans la partie du monde que gouverne le méridien de Smith and Son, dans l'hémisphère Nord, entre le cercle polaire arctique et le tropique du Cancer, par 408ø40 de latitude et 243ø60 de longitude". Pays que les cartes ont oublié d'enregistrer, dernière partie de la planète encore inexplorée, qu'Oregon, le cavalier sur sa jument Appaloosa, va parcourir dans l'enchantement et le bonheur répétés. Seul occupant du Pays qui, depuis ses origines, ne connaît que fleurs, arbres, animaux, jeux de lumière, Oregon va introduire une femme, Faustine, qu'il est allé chercher hors le Pays, bien sûr, par-delà la Frontière. Ils auront une petite fille, Salicorne, et tous trois vont tenter la grande aventure du bonheur, de recommencer, en mieux, la condition humaine enfin débarrassée du Mal et de la plus tenace des fatalités (au vrai, la seule), la mort. Un jour, l'idée vient à Oregon de se livrer à la culture des plantes, des légumes et des fruits oubliés. Ils ne peuvent, dans ce pays de magie, qu'être les plus beaux. Ce qu'ils seront et, par malheur, le bruit se répand de leur splendeur. Par milliers, une masse de malheureux, de marginaux, d'immigrés, se
Journal d'un curé de campagne
Amants et voleurs
Et "Autres amants et voleurs"
Vendredi soir
Sa femme
" Quelle que soit l'heure à laquelle il arrivait, Thomas restait une heure et quart chez Claire. Jamais plus, rarement moins. Un jour, elle débrancha son magnétoscope et sa cafetière électrique et dissimula son réveil dans le tiroir de la table de nuit. Ainsi Thomas n'aurait plus aucun moyen de connaître l'heure et il resterait plus longtemps. Lorsqu'il sonna à la porte, avant d'aller lui ouvrir, Claire regarda l'heure à sa montre et la rangea dans son sac. Il était huit heures moins vingt-cinq. " Ce roman a obtenu le prix Médicis 1993.
Le bailleur d'étincelle
roman
Dans une misérable case de Bois-Cacao, un hameau de la Martinique, une sage-femme prophétise un destin d'exception au petit Lorimer Printemps. Il est vrai que le nouveau-né présente une particularité anatomique peu banale, qui devrait plus tard lui assurer un vif succès auprès de la gent féminine. Privilège ou handicap ? Devenu adulte, Lorimer se passerait volontiers de ce gage supplémentaire de virilité. Las ! D'autres ont deviné, dans cette facétie de la nature, la solution à leurs propres soucis, et se chargent d'en faire la publicité. Le plus zélé d'entre eux, Hippolyte Balavouelle, compte sur Lorimer pour " déboucher " Calalou, sa ravissante épouse, trop étroitement recousue après son accouchement... Et le miracle se produit ! Dès lors, la réputation de Lorimer est faite : bien plus qu'un prodige sexuel, le " bay lolo " est avant tout un bienfaiteur. Comment, alors, ce " bailleur d'étincelle ", ce donneur d'espérance, refuserait-il de dispenser autour de lui la joie et le réconfort ? Comment empêcherait-il le culte qui ne tarde pas à l'entourer ? Sa légendaire modestie irait-elle jusqu'à refuser de prendre la tête du Mouvement indépendantiste de Bois-Cacao ? Avec " une jubilation contagieuse et un humour qui pétille à chaque phrase ", pour reprendre l'expression de Raphaël Confiant, Jean Bernabé livre une " fable créole tout en légèreté d'apparence, mais empreinte d'une dérangeante gravité ".
Le corps de la France
Le 11 juin 1940, un écrivain et sa femme quittent Paris dans une vieille Bugatti. Le flot de l'exode les entraîne vers la Loire où ils assistent aux derniers combats. Plus rien ne sera pareil pour Léon Werth, pas plus que pour le mitrailleur Henri Calet capturé au même moment, à la tombée de la nuit, dans un village de l'Yonne. L'un dialogue avec l'Histoire, l'autre avec son chagrin. Les deux écrivains sont entrés dans un étrange pays : le leur. Ils y croisent d'autres écrivains, des musiciens, des soldats et des marins, des illustres et des humbles, les siècles et l'avenir, la campagne sous le soleil, la neige, des coureurs du Tour de France... Le Corps de la France est un chant d'amour.
La ville sans regard
Die Stadt ohne Blick
Paris, 1942. La ville-lumière est occupée depuis deux ans. Les Parisiens s’organisent, rejoignent un camp, l’autre ou tentent seulement de survivre. Dans La Ville sans regard, on suit les escroqueries de Dailans, ancien détenu de droit commun devenu gestapiste français, les tourments du commandant Vorminski, officier allemand homosexuel dont le frère combat sur le front de l’Est. Au milieu d’eux, Lavrenti, un jeune inspecteur qui enquête sur le vol de toiles de maîtres détournées par les Allemands.Dans une ville bouleversée, où une moitié de la population meurt de faim et de peur, leurs destins vont se croiser, parfois avec émotion, souvent avec violence.La Ville sans regard est un roman captivant qui ménage aussi bien le suspense que la finesse psychologie de l’intrigue. Au travers d’une galerie de personnages forts et bien campés, on découvre le Paris de l’occupation, ses douleurs, ses peurs, mais aussi ses espoirs.
Sauvageons
roman
Casser
roman
Les Petits Maux D'Amour
Un état d'esprit
Argumentaire auteur : Grand Prix du roman de l'Académie française pour Dara, Prix Renaudot pour Les Braban, Patrick Besson, dont le « du même auteur » comporte pas moins de quarante-cinq titres, a succédé à l'automne 2001 à André Brincourt au « feuilleton » littéraire du Figaro. Argumentaire livre : Si les mauvais sentiments font la bonne littérature, nous voici servis avec ces confessions d'un enfant de la fin du XXe siècle, celles d'un très mauvais garçon de très grand talent dont la vie est une déambulation rêvassante passée à lire, marcher, baiser, boire, bouffer, et écrire des textes comme on fabrique de la fausse monnaie. Un de ces écrivains que le génie français a appris à qualifier tout à la fois de moralistes, parce qu'ils parlent des moeurs, et de libertins, parce qu'ils les ont mauvaises. Au-delà, un janséniste athée qui porte sur les autres et lui-même ce jugement terrible et définitif : « Les humains se décomposent de leur vivant. Je choisis d'être inhumain. »
Dara. Roman. - Paris: Ed. du Seuil (1985). 221 S. 8°
roman
De Zagreb (Yougoslavie) au Paris des annees 1950, un beau portrait de femme emigree et "le destin hors serie d'une heroine musclee" (L. Morin, Le Devoir, 5 oct. 1985, p. 23), d'une "creature de soleil et du vent" (J. Folch-Ribas, La Presse, 5 oct. 1985, p. D2). Un tres bon roman slave, ecrit dans un francais clair et precis. Cinq tranches de vies, par cinq narrateurs differents.
La paresseuse
roman
Il la rencontre lors d'un séjour linguistique en Angleterre, dans les années soixante. Cynthia, jeune fille blonde, sera son premier et grand amour, celui qui vous colle à la peau la vie durant. Eternelle adolescente, instable et fascinante, la belle l'hypnotise. Elle veut, puis ne veut plus ... Cynthia, l'indolente, sera sa "paresseuse".
Le dîner de filles
Prenez trois jeunes filles, jolies, célibataires, qui travaillent dans la communication, et fréquentent des gens célèbres. Dotez-les, pas en même temps, bien sûr, du même amant, de préférence un animateur vedette de la télévision. Puis faites-le mourir. Organisez alors une rencontre au restaurant entre ces anciennes rivales devenues " veuves ". Perfides, insolentes, vous les verrez communier dans la vacherie, tracer un portrait au vitriol de la gent masculine, et confondre allégrement histoire d'amour et histoire de sexe. Portrait d'une génération ?
Julius et Isaac
roman
Julius et Isaac sont amis, communistes et cinéastes à Hollywood. Mais la " chasse aux sorcières " du sénateur McCarthy met bientôt à mal leur belle amitié : Julius change de camp et dénonce Isaac. Après deux ans de prison, ce dernier reçoit un second coup de poignard, lorsque son ancien ami séduit sa fille, Narcissa. C'est une guerre sans merci - et peut-être sans vainqueur - qui s'engage...
Les Braban
roman
Un membre de La famille Braban raconte les tribulations de son clan excentrique et détraqué. On y croise Benito, emprisonné pour avoir violé sa mère, Cinecittà, amoureuse d'un pervers délinquant, Bob, le bébé fluet et farceur, Maman, phobique des 14 juillet, Papa, passionné de yoga et de politique internationale... Une saga familiale cruelle et réjouissante.
Un garçon d'Italie
roman
"L'été finit à Florence, ville des princes et des énigmes.Mon histoire, elle, commence.Je m'appelle Luca et j'ai disparu.Deux êtres sont à ma recherche: Anna, ma compagne, tout en courage et en douleur, et Leo, jeune homme mystérieux qu'on voit souvent rôder aux abords des gares. Que je vous dise: Je suis mort. Pourtant c'est bien moi qui parle." Luca a été retrouvé noyé, à Florence, dans les eaux de l'Arno. Anna Morante, sa compagne, cherche à connaître les causes exactes de ce décès: accident, suicide, meurtre ? Pourquoi trouve-t-on des traces de somnifères dans le sang de Luca, lui qui n'en prenait jamais? Au cours de son enquête, Anna découvre l'existence d'un nommé "Leo Bertina"... Une autre voix conduit le roman, celle du disparu. Si Luca est mort, ça ne l'empêche pas de commenter les conséquences de son décès, et de s'apercevoir qu'il n'est peut-être pas si souhaitable de survivre à sa propre mort... Il se désole d'infliger aux survivants une si lourde douleur. Il se désole plus encore de voir Anna se démener pour apprendre un secret qui va l'anéantir.
Son frère
roman
Thomas meurt. Thomas accepte de mourir. C'est ici, dans la maison de Saint-Clément, la maison de l'enfance, qu'il choisit d'attendre de mourir. Je suis auprès de lui. C'est encore l'été. J'ignorais qu'on pouvait mourir en été. Je croyais que la mort survenait toujours en hiver, qu'il lui fallait le froid, la grisaille, une sorte de désolation, que c'est seulement ainsi qu'elle pouvait se sentir sur son terrain. Je découvre qu'elle peut tout aussi bien exercer sa besogne en plein soleil, en pleine lumière. Je songe que Thomas l'accueillera en pleine lumière. Un jour, Thomas apprend qu'il est gravement malade et qu'il va probablement mourir. La nouvelle touche en plein coeur ce jeune homme si vivant, si amoureux. Comment supporter une telle épreuve ? Lucas, son frère va l'accompagner pendant ces quelques mois. Ils iront se réfugier dans la maison d'enfance, la maison blanche de l'île de Ré. Non pas pour attendre la mort mais pour vivre intensément chacune des heures qui leur est donnée.
Un instant d'abandon
roman
Après les succès des "Jours fragiles", d'"Un garçon d'Italie" et de "L'Arrière-saison", fidèle au rendez-vous, Philippe Besson confirme avec ce sixième roman l'étendue de son talent. Je suis né au milieu d'un automne, un jour de brume, un jour comme un autre, en somme. La brume, elle est là presque tout le temps. Elle recouvre tout, elle nous accompagne, elle sera là jusqu'au jour de notre mort. Elle est notre unique certitude. Ce voile sur nos visages. Ce gris dans nos regards. Ces gouttes qui perlent sur l'avant de nos bras.J'ai habité toute mon enfance dans une des maisons de poupée alignées sur le rebord de la côte, vous savez, ces maisons identiques les unes aux autres, au point qu'on pourrait rentrer chez un voisin sans s'en rendre compte. Ces maisons qui possèdent des bow-windows et un jardinet. On gare la voiture sur le côté.Je n'ai pas d'âge. Les années ont passé, je les ai perdues. Si je ne devais compter que les années heureuses, je serais encore un enfant.Je suis Thomas Sheppard, les gens m'ont toujours appelé Tom. Les gens, ce sont mes parents, les garçons qui ont grandi en même temps que moi, les vieux, les commerçants. Et Marianne, bien sûr. Personne ne m'appelle Thomas. Sauf ma grand-mère. Elle ne va pas tarder à mourir, à ce qu'on m'a dit. Alors, pour de bon, je ne serai plus Thomas pour personne.Je suis Thomas Sheppard et je n'avais jamais quitté Falmouth jusqu'à ce que les hommes m'emmènent.Aujourd'hui, je reviens.Je n'avais nulle part où aller.
Amours sauvages
roman
Le petit prince de Belleville
roman
Maman a un amant
roman
La trahison de Thomas Spencer
roman
Paul Bruder et Thomas Spencer sont nés le même jour. Ce hasard va tes rendre inséparables. Leur enfance, insouciante et paisible, s'écoule au rythme du fleuve qui marque la frontière entre Mississippi et Louisiane. A l'adolescence, leur amitié résiste à l'épreuve des amours et des convictions naissantes. Heureux, ils ne prêtent pas attention aux orages qui s'annoncent. De la guerre de Corée à celle du Vietnam, d'Elvis à Marilyn, de la douceur des années 50 à la turbulence des sixties, leur destin va épouser les espérances et les convulsions d'un pays qui change. Mais surtout, Paul et Thomas vont croiser la route de Claire MacMullen, une jeune femme libre. Donc dangereuse. Dans une période troublée, la part obscure des individus se révèle. Et peut même les conduire à commettre l'irréparable.
La plantation
roman
Les honneurs perdus
roman
" Que ceci soit clair : je m'appelle bien Saïda Bénérafa. Jusqu'à quarante et quelques années, je n'avais jamais quitté New-Bell Douala n° 5. Je n'étais pas encore la jeune fille de cinquante ans qui passionne Belleville. Pourtant, même à cette époque, je faisais déjà la Une du téléphone arabe ". Entre Couscousville, à la périphérie de Douala, et les hauteurs bigarrées de Belleville, la route est longue, pavée d'embûches, de petites joies et de grandes tragédies. Saïda va mettre longtemps à la parcourir, avec pour seule richesse son inaltérable confiance en la race humaine et son honneur qu'elle ne veut pas perdre. Cet " honneur " c'est aussi celui de toutes les femmes, qu'elles soient blanches ou noires, servantes ou maîtresses, catholiques ou musulmanes. Jamais l'auteur d'Assèze l'Africaine n'avait décrit avec autant de verve sa belle et crasseuse Afrique, éclatante de vie, de couleurs et de gaieté malgré sa misère. Jamais elle n'avait dit avec autant de force son attachement à une France envoûtante, fragile et parfois impitoyable. Les Honneurs perdus, une déchirante tragi-comédie de notre époque qui confirme Calixthe Beyala comme un des grands auteurs francophones internationalement reconnus.
Charles
Sans la miséricorde du Christ
roman
Le Traite Des Saisons
Deux oranges pour le fils d'Alexandre Lévy
J'ai oublie
Roman
L'ouverture des bras de l'homme; roman
Jeune fille en silence
roman
Prends garde à la douceur des choses
roman
Marie suivait l'été
roman
L'auteure, ďitorialiste au ##Devoir##, v̌oque sa rǧion natale: l'Abitibi des villes minir̈es. Nourrie de souvenirs de jeunesse, le livre se veut "une oeuvre de fiction, un rčit". L. Bissonnette met les points sur les i: "Marie, ce n'est pas moi". Marie, l'hřon̐e, est une institutrice des anněs 1960. Elle a vingt ans et un fianc ̌slave. Intřt̊ littřaire. Style elliptique et poťique, ̉mi-chemin du formalisme et d'Anne Hb̌ert.
L'exilé
nouvelles ; suivi de, Les voyageurs sacrés
«Les voyageurs sacrés» est un récit de 1962 mettant en scène un "triangle passionnel tragique". Il est précédé de neuf nouvelles publiées entre 1966 et 1989 et dont les personnages sont "tous des exilés de quelque part" (cf. l'introduction, p. 5-8): d'où le titre (celui d'une nouvelle de 1987). [SDM].
Bardane par exemple
nouvelles
Jeu sans ballon
roman
J'ai compris que cette finale de la Coupe des Coupes venait de débuter quand nos chaussures ont cessé de cliqueter sur le ciment. Au moment où j'ai entendu nos crampons s'enfoncer dans la terre de la pelouse, avec ce bruit mat et gras si différent du martèlement métallique qui nous avait accompagnés dans les couloirs depuis les vestiaires. J'ai su que l'attente était finie et que la peur pouvait commencer. J.-N. B.
La source de joies
roman
Les circonstances ont poussé des amis d'enfance dans des voies différentes. L'un d'eux, Basile Buétubuana, a émigré. Ceux qui sont restés au pays ne se voient plus que rarement, les uns et les autres n'étant plus du même milieu. Laurent Tchiyembéka et Constant Zakala n'ont pu réussir leur vie. Raphaël Ngoma, Sébastien Ibakolo et Serge Maluona, après avoir été fonctionnaires, sont devenus, par des moyens singuliers, hommes d'affaires ou politiciens. A la faveur des vacances de Basile, tous se fréquentent à nouveau. Deux drames terribles vont les frapper, qui influeront sur leur existence. Dernier volet du triptyque qu'il forme avec L'Impasse et Agonies, roman sur l'amour, l'amitié, la trahison, le pouvoir et l'argent, d'une grande sensibilité, d'une force considérable La Source de joies raconte combien la vie peut entraîner l'homme à adopter des comportements extrêmes. Il nous plonge dans l'Afrique moderne, ses afflictions, ses joies et se espoirs.
Les sangliers
Nouvelles
Une agence sélectionne les parents potentiels qui disposent de trente minutes pour convaincre un enfant virtuel, symbolisé par un voyant lumineux, de sortir de son néant et de les accepter comme géniteurs. Un homme dépressif est envoyé par sa compagne se faire soigner les nerfs dans un hôtel au bord d’un lac cerné de montagnes. La rencontre d’un industriel richissime et neurasthénique le plongera dans une atmosphère de luxueuse agonie qui finira dans l’eau glaciale. Dans une maison isolée adossée à une forêt menaçante, deux hommes attendent la femme qui les a aimés autrefois. Mais Julia n’arrivera pas seule et son apparition sera des plus déconcertante.
Soifs
roman
Année 1999, l'Amérique au tournant du nouveau siècle. Premier tome d'une trilogie annoncée. Après dix ans de silence, le fruit de trois années de travail. Un roman d'un seul paragraphe, constitué de très longues phrases (parfois plus de dix pages). En une succession de monologues narratifs alternés, de voix intérieures, M.-C. Blais s'introduit dans la pensée et la conscience de ses personnages, environ une centaine de personnes qui habitent un petit paradis menacé, une île du sud des Etats-Unis ressemblant à Key West. Comme dans plusieurs des romans précédents, M.-C. Blais aborde "le problème du mal et de la survie à travers ce mal" (M.-C.B.), laisse transparaître ses préoccupations sociales et son inquiétude devant la montée des extrémismes. Comme l'a voulu l'auteure, l'écriture de ce roman, à l'amplitude lyrique remarquable, est un enchantement, même si le lecteur doit constamment rester attentif. Certains thèmes s'imposent: la justice et la peine de mort, la violence, les conflits de classes, le racisme, la condition des femmes et la crise du couple (la "profonde méfiance" des conjoints), le sida, la mort, la religion, la délinquance et, couronnant le tout, l'art qui console et illumine. Prix du Gouverneur général, section romans, 1996. [SDM].
Esperluette et compagnie
roman par nouvelles
Besoin de ville
J'ai besoin d'elles. D'elles toutes. Les proches et les exotiques, les naines et les géantes, les calmes et les tonitruantes, les touristiques et les délaissées, les ingrates, les magnifiques, les oubliées, les glorieuses, les cachées, les célèbres, les douces, les violentes, les timides. Quand je pense à elles et aux plaisirs que j'y ai cueillis, je suis comme au creux d'un lit, la nuit. Je perçois dans l'ombre toutes les cités qui m'environnent. Cela me fait un collier d'hommes autour de l'âme, j'ai l'impression d'être moins seul. Et un peu plus humain sans doute. Ce n'est pas un cadeau anodin, de se voir ajouter un peu d'humanité. J'en redemande. Je suis un homme des villes, et je ne réclame rien d'autre que de pouvoir distribuer ce bonheur en partage. J-N B
L' Arrêt de mort
Le Très-Haut
Ce récit éclaire et illustre la fascination qu'exercent le néant, le neutre et l'aride dialogue des êtres, sur cet écrivain convaincu de l'impossibilité de la "littérature".
