Enfants Du Bon Dieu
Autoportrait au radiateur
"Ce n'est pas un journal que je tiens, c'est un feu que j'allume dans le noir. Ce n'est pas un feu que j'allume dans le noir, c'est un animal que je nourris. Ce n'est pas un animal que je nourris, c'est le sang que j'écoute, à mes tempes, comme il bat - un volet ensauvagé contre le mur d'une petite maison."
Les Tres-Bas
Juke-box
Roman
On a tous dans le coeur un des refrains de "Juke-Box"... Je me tais ? et puis je sens mes lèvres s'arrondir et le souffle qui vient de loin ? je me mets à siffloter ? je ne l'ai pas fait depuis des années. Et au bout de quelques instants, c'est la chanson qui reprend le dessus. Doucement. Tout doucement. Je chante.J'avais préparé tout un répertoire ? un juke-box de naissance. Il y avait des Mistral gagnants, des javanaises et des pull-overs blancs.Mais ce que je murmure tient en une syllabe.Belle.Je sais qu'une histoire s'arrête là. Que les chansons à venir seront les siennes. Que la musique sera pour elle. Et la main dans la main, accroupi à ses côtés, je lui transmets le témoin.Et là, je déborde.
Quat'saisons
Au fil d'une année, les voitures des quat' saisons proposent sur les marchés un fouillis de primeurs contrastées en volumes et en couleurs. Il arrive pourtant qu'un oeil sensible découvre une harmonie sous ces disparates : pommes de terre nouvelles, carottes nouvelles, tomates nouvelles... L'auteur de ce livre, à l'éventaire duquel on nen trouve que des nouvelles, tout court, ne souhaite pas autre chose. Il a choisi de remonter le cours des quatre saisons, de l'hiver au printemps, parce qu'ayant été cueilli à froid, il a essayé de terminer sur un coup de grâce.
La femme à venir
" On est d'abord loin du livre, loin de la maison. On est d'abord loin de tout. On est dans la rue. On passe souvent par cette rue-là. La maison est immense. Les lumières y brûlent jour et nuit. On passe, on ne s'arrête pas. Un jour on entre. Dans la maison incendiée de lumière, dans le livre ébloui de silence, on entre. On va tout de suite au fond, tout au bout du couloir, tout à la fin de la phrase, tout de suite là. Dans la chambre aux murs clairs, dans le cœur noir du livre. On se penche au-dessus du berceau de merisier. On regarde, c'est difficile de regarder un nouveau-né, c'est comme un mort : on ne sait pas voir. On s'attarde, on se tait. On regarde la petite fille endormie dans le berceau de lumière. Albe, c'est son nom. "
Les Dix Mille Marches
Roman
Anne Marie
Les grandes murailles.
Monsieur le consul
[roman]
C'est beau une ville la nuit
Blues
Le bord intime des rivières
Les Louves
Une femme réconciliée
roman
L' avenir De Bernadette.
L'esprit de famille
roman
Ce livre est une invitation. Parents et adolescents, et aussi tous ceux qui souffrent de la solitude, sont conviés à venir se chauffer au feu de cette famille, à partager ses problèmes, à rire beaucoup avec elle, à pleurer parfois, mais toujours à s'y sentir bien. L'Esprit de famille est le premier roman de la célèbre saga dont TF1 a tiré un grand feuilleton.
Tentation
Une enfance à l'eau bénite
Parking
Limite
L'enterrement
Dans un village près de la mer, un matin de décembre, l'enterrement d'Alain. La famille n'a avoué de la mort ni comment ni pourquoi, et la journée s'en va de travers, comme avait fait la vie qu'on devine et reconstruit ...
Les pommes d'or : roman
Sur le paquebot de luxe Renaissance, qui vient de mouiller au large de Rhodes, une jeune fille tremble, Chloé : son père, propriétaire d'un hôtel quatre étoiles, qui ignore tout de son existence, acceptera-t-il de la revoir. Une autre espère, Estelle : parviendra-t-elle à se faire aimer de Quentin, le bel officier radio ? Une petite fille a peur, Laure, passagère clandestine : elle croit à tort que sa mère est morte par sa faute. L'aube se lève sur l'île. Le long des ponts, quelques passagers assistent à la naissance de cette nouvelle journée de fête et d'imprévu : Martin, qui cache sous le rire et l'embonpoint une profonde blessure d'enfance, Steven, le scénariste américain, Jean Fabri, ancienne vedette de la chanson, Arnaud, et tous les autres amis de Croisière. Les pommes d'or étaient ces fruits étincelants que gardaient des déesses appelées Hespérides : ce nom s'entend comme " espoir ". Peut-être est-ce cet espoir même de bonheur qui les rendait magiques ? En appareillant pour l'amour et l'aventure, Janine Boissard nous invite à cueillir ces promesses de bonheur.
L'amour, Béatrice
roman
" Madame, je crois aux rencontres. Je crois que dans la vie, la seule source de vraie joie se trouve dans le contact avec d'autres êtres, comme nous tous solitaires... C'est pourquoi me voici. " Ce mot d'un inconnu, trouvé un matin dans sa boîte à lettres, va changer la vie de Béatrice. Peu à peu, elle va livrer son âme à celui qui signe Jean et qui, pour de mystérieuses raisons, souhaite rester dans l'ombre. Dès lors, le suspense se mêle à l'intrigue sentimentale, avec la sensibilité aux problèmes d'aujourd'hui qui a fait le très grand succès de L'Esprit de famille.
Une femme neuve
Durant vingt-cinq années, Claudine s'est consacrée aux siens, à " la maison ". Et voici qu'un jour son mari lui annonce qu'il la quitte. Ce sera alors l'apprentissage de la solitude et aussi, très vite, les problèmes matériels à résoudre. Avec le talent reconnu par tous depuis L'Esprit de famille, c'est bien à la naissance d'une femme neuve que nous fait assister Janine Boissard ; mais une femme sans révolte, qui ne renie pas ce qu'elle a vécu et continuera à croire au bonheur de vivre à deux. Laquelle d'entre nous ne s'est parfois demandé, le cœur brusquement serré : " Et si je me retrouvais seule ? " Ce livre apporte peut-être une réponse ; il devrait toucher toutes les femmes.
Impatience
Il y a deux ans, tout l'hiver, je passe beaucoup de temps dans des salles de théâtre vides. Plateaux noirs qui semblent immenses, fauteuils rouges. Puis un vers du vieil Agrippa d'Aubigné : " Je parle dans la colère ". Notre colère aujourd'hui, en faire le recensement dans la ville. Venaient comme des marcheurs : ceux qui portaient l'impatience, l'éprouvaient pour eux ou capables de la crier à la face du monde. Puis d'autres, qui surgissaient là du dessous de la ville, voix minées, corps errants. Cela s'est assemblé lentement, pour s'immobiliser enfin : des voix, des silhouettes, une inquiétude.
Daewoo
roman
La Lorraine. Dans le paysage de fer et d'acier ravagé par la crise de la sidérurgie, l'implantation à coups de subventions publiques de trois usines du groupe coréen Daewoo, fours à micro-ondes, téléviseurs. Entre septembre 2002 et janvier 2003, fermeture brutale des trois usines, dont une sera incendiée. Pourtant, la première fois que j'entre à Fameck dans l'usine vide, vendue aux enchères, aucune trace de cette violence sociale qui a jeté sur le pavé 1200 personnes, des femmes surtout. Au cours de mes visites, j'en rencontrerai bien sûr. Des voix toutes chargées d'émotion, la violence du travail à la chaîne, et la violence ensuite des luttes. Comment affronter maintenant le quotidien vide, et ce qu'il en est pour les enfants, pour le temps, pour sa propre idée de la vie ? Ces récits entendus, les transcrire ne suffit pas : il faut raconter, reconstruire, la cellule de reclassement, les appartements où vous êtes reçu et le supermarché. Ce qui est proposé comme nouvelles figures du travail ? Centres d'appels, marché du chien. Il faut aussi entrer dans les silences. On vous parle d'une qui n'est plus. Ce n'est pas un livre prémédité : il s'agissait au départ de jouer, ici même, une pièce de théâtre. Et puis, à cause des visages, pour la densité des mots en partage, je décide d'écrire. Si les ouvrières n'ont plus leur place nulle part, que le roman soit mémoire.
Le Solitaire
Traversée du désir
roman.
La saison des bals
roman
Pour approfondir une étude sur les frères Grimm, l'héroïne française s'installe dans un château du Wurtemberg. Un roman romantique, à la fois initiation et quête de soi dans lequel l'auteure exprime sa fascination pour l'Allemagne éternelle, raffinée et troublante.
Matins De Couvre-Feu
roman
Une victoire perdue
Le manuscrit de Port-Ebène
roman
Saint-Domingue, au dix-huitième siècle, la plus belle colonie du Roi de France. La jeune femme d'un planteur de canne à sucre, d'abord effrayée par l'île opulente, se laisse peu à peu envoûter : les chevauchées à cru sur la plage, les peaux noires et nues, le tambour de la nuit africaine qui monte avec les ombres. Une nuit tropicale et dangereuse, une nuit vaudoue. La dame de Saint-Domingue va risquer sa vie et l'honneur des siens, alors que l'île s'affranchit de l'esclavage, dans la passion. Elle laisse en héritage le manuscrit de Port-Ebène.De nos jours, au mas de Maguelonne, l'éditeur Jean Camus lit dans la hâte le récit de la dame d'autrefois. De sa voix si claire, cette femme possédée révèle ses amours interdites. Le sang qui baigna l'île, alors, fut-il seulement celui de la Révolution française ? Le manuscrit retrouvé est-il exorcisme ou confession ?Dominique Bona a écrit un roman voluptueux et magique où passe comme en rêve toute histoire de Saint-Domingue, Haïti aujourd'hui : planteurs despotes, esclaves en fureur, docteurs-feuille jeteurs de sort, métis préparant le renversement de la colonie, traîtresses et innocents. Une fresque noir ébène et rouge sang d'où se détache le visage d'une femme libre d'aimer. Dominique Bona a publié plusieurs romans et biographies parmi lesquels les Yeux noirs (1989), Malika (Prix Interallié 1992) et, dernièrement, Stefan Zweig, l'ami blessé (1996).
Aux belles Abyssines
Roman
L'Evangile du Serpent
Les fables de l'Humpur
Le porteur de destins
L'année des coquelicots
" L'année des coquelicots ", c'est l'année terrible de la famille Viallet. Tout commence début janvier, lorsque Urbain, quarante-cinq ans, directeur financier d'une société, est licencié. Touché au plus profond de son identité, il ne peut plus se supporter. Alors, un jour, il quitte Paris, le bel appartement des Invalides, sa femme et ses enfants. Il arrive, presque par hasard, à Clermont-Ferrand, où il accepte un emploi modeste pour survivre. C'est aussi l'année où Vincent, le fils aîné, décide d'arrêter ses études d'ingénieur pour aller travailler dans une cafétéria ; où Julien, le cadet, s'enfonce irrémédiablement dans l'enfer de la drogue. Une année de ruptures, de drames, mais, peut-être aussi, d'espoir, de renouveau, à l'image de ce tableau : " La jeune fille aux coquelicots ", peint par un vieil original de Clermont...
L'angélus de minuit
Ce soir, il fera jour
Les chasseurs de papillons
Depuis qu'il a surpris sa maman en train de faire des bêtises avec le jeune homme qui se cache dans la ferme voisine, Claude, 12 ans, sent qu'il faut faire quelque chose. En ce printemps 1944, son père, dont il s'est fait un héros, est toujours prisonnier en Allemagne. Alors c'est décidé, "Il faut aller chercher papa." Muni de cartes et armé d'une boussole, son petit frère trottinant derrière lui, le gamin s'engage sur les chemins de Corrèze, vers quelque incertaine Poméranie. Et si on nous interroge ? On dira qu'on est juifs. Et si on nous attrape ? On dira qu'on allait à la chasse aux papillons. Gilbert Bordes connaît le coeur humain aussi bien que les vieilles pierres. Avec la surprenante aventure de ces deux gosses bouleversants, il nous offre un nouveau petit chef-d'oeuvre de chaleur et d'émotion.
Fictions
Frenchie
roman
Analyse : Roman policier (énigme). Roman personnel.
Un prix d'excellence
La peau des zèbres
Jeudi saint
Le 6 avril 1944 un détachement de soldats allemands traquant les résistants, nombreux dans la région, investit une bourgade du centre de la France. Soixante ans après, la population se souvient que ce jour-là quatre paysans du canton ont été pris en otages et fusillés. Mais ces événements en cachent d'autres, enfouis depuis longtemps. Plutôt qu'un énième témoignage sur la guerre, Jeudi saint apporte un autre éclairage sur les enchevêtrements de l'oubli et de la mémoire ainsi que sur la mise en œuvre de la Shoah dans les campagnes françaises.
L'hermine était pourpre
Quand la justice est plus disposée à ouvrir les parapluies que les portes des prisons...Assumant le désordre des avocats, le Barreau est une confraternité Où les robes peuvent cacher les armes de la vengeance, Où l'hermine s'ensanglante...Les "flics" et la basoche s'accorderont toujours sur la blanquette de madame George, payée en renseignements plutôt qu'en espèces. Plus savoureuse, plus précieuse encore pour les enquêteurs, la chance de croiser la meilleure dentre eux, petite fée exemplaire, maître ès générosité ! Vous aviez demandé la police ? La voici, souvent incomprise, parfois hésitante, ici décisive !
Constellation
roman
Le 27 octobre 1949, le nouvel avion d’Air France, le Constellation, lancé par l’extravagant M. Howard Hughes, accueille trente-sept passagers. Le 28 octobre, l’avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l’île Santa Maria, dans l’archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose Adrien Bosc dans cet ambitieux premier roman n’est pas tant comment, mais pourquoi ? Quel est l’enchaînement d’infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l’avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère aux surréalistes, qui rend « nécessaire » ce tombeau d’acier ? Et qui sont les passagers ? Si l’on connaît Marcel Cerdan, l’amant boxeur d’Édith Piaf, si l’on se souvient de cette musicienne prodige que fut Ginette Neveu, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l’auteur lie les destins entre eux. « Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarantehuit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit. »
Sylvius
Sylvius a paru pour la première fois en 1948, dans une édition de luxe à tirage limité. C'est l'histoire d'une famille tranquille qui vit en Provence, les Mégremut. Famille unie, respectée, charmante, qui sert de guide et de modèle à tout un village. Un Mégremut pourtant, Sylvius, enfreint la tradition et part en voyage. Il se joint à une troupe de misérables comédiens ambulants. La famille le retrouve et fait un pacte avec les comédiens. Sylvius restera six mois chez eux, six mois avec les Mégremut. Sylvius s'en retourne donc docilement. Mais à Noël, quand il devrait rejoindre les baladins, il s'alite et meurt. Sans cette histoire simple et subtile, on trouve l'essence même de l'art d'Henri Bosco : la poésie, le sens du mystère et du sacré.
L'âne culotte
Il passa en faisant claquer ses petits pas d'âne léger sur les dalles du pont. Les couffins, qui bringuebalaient sur son dos, étaient pleins jusqu'aux bords de branches d'argélas en fleur. Cette plante, qui fleurit en février, est une sorte de genêt épineux. Le chargement de l'âne m'étonna. De loin je le suivis. Il se dirigea tout droit vers le presbytère. Sans doute y était-il attendu, car l'abbé Chichambre en sortit aussitôt et transporta l'argélas dans l'église. Après quoi il dit quelques bonnes paroles à L'Ane Culotte et lui donna une tape sur la croupe. L'âne vira de bord et repartit vers la montagne.
