Les Balesta
Roman
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Autrefois, lorsque le café était une denrée précieuse et réservée aux riches, à la fin du repas on se payait le café du pauvre, c'est-à-dire l'amour, la joyeuse partie de jambes en l'air... Nous sommes juste après la guerre en 1946 et le café, devenu rare, se vend encore à prix d'or sous le manteau. Revenant des armées du général de Gaulle où il a récolté une blessure et une médaille, le héros de cette histoire, sans un rond en poche, n'a guère de quoi s'offrir autre chose que le café du pauvre quand l'occasion sen présente. Il exerce divers petits métiers extravagants et peu rémunérés. N'empêche, les jupons volent au coin des rues, la jeunesse aidant, c'est tout de même la belle époque. Un livre où le rire ne perd jamais son droit prioritaire dans le Paris pourtant maussade de monsieur Félix Gouin, président provisoire de la République renaissante. Avec, bien sûr, les bons copains et les mauvaises rencontres qui peuvent vous conduire en galère. L'apprentissage de la vie, de l'amour après la guerre... Une fresque de frasques et de fesses, de tétons, de dessous vaporeux... De baguenaudages à la petite semaine au coin de la rue là-bas. Comme dans une chanson de celle qu'on appelait encore la Môme Piaf.
texte français de l'auteur
" ... Je regrettai, pour la première fois, d'être passé à côté des femmes, de leur tendresse, de leur corps... A quarante ans, j'avais l'impression d'être passé à côté de l'essentiel. L'essentiel c'était Sarah, maintenant. " Pourquoi cet ancien pilote de chasse, alcoolique invétéré et chassé de l'armée, sillonne-t-il désormais le Sahara algérien au volant d'un vieux bus déglingué ? Comment le désert, où l'oasis de Timimoun est un îlot de paix dans une Algérie secouée par le terrorisme intégriste, peut-il éveiller la passion amoureuse chez un être qui s'y était jusqu'alors refusé ?
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9 mai 1920, Lyon. A l'aube d'une journée qui s'annonçait radieuse, le cadavre putréfié d'une vieille femme est découvert dans un pré, non loin du centre de la ville et de l'hippodrome. Le visage de la victime est tellement abîmé que l'identification est impossible. Pour ne pas ternir la réputation de Lyon, rivale de Paris et de ses brigades du Tigre, le procureur promet une résolution imminente. Le tout nouveau laboratoire de la police scientifique de la ville ? le premier au monde ? est chargé de l'enquête. Il est dirigé par le professeur Hugo Salacan et le commissaire Victor Kolvair, rescapé des tranchées. Cette enquête va révéler deux visions de la justice, de la police et de la science, deux visions aussi, faut-il le dire, d'une société en pleine mutation. Le Sang des bistanclaques est une plongée dans la société lyonnaise des Années folles. C'est aussi le parcours d'une autre folie, une folie individuelle, le portrait d'un enfant de la Croix-Rousse devenu tueur en série.
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Dans l'affaire du Bar du Pneu, à Paris, Omer a poignardé son ami Jos, vingt ans comme lui. Légitime défense ? Il ne saurait le dire et retourne à Anvers chez la veuve Bugle, instigatrice du coup. La redoutable et fascinante Célesta Bugle possède La Poupe et la Proue, une boîte près des docks. Omer, l'enfant trouvé, va connaître là d'inquiétantes délices. Plus tard, entre quatre murs, il notera son histoire, avec humour. L'écriture sera sa rédemption et lui rendra la raison qui, dit-il, s'amuse à souvent mettre un masque de folle, mais la veuve Bugle, la démentielle Célesta, reste à jamais l'étoile de ce nocturne.
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Pendant trois ans, je me suis rendue une fois par semaine chez le docteur C. À chaque séance, j'avais l'impression de lui donner un livre, il s'agissait toujours de liens, de séparations, de rencontres, à chaque séance, je construisais et déconstruisais un édifice amoureux. Mes mauvaises pensées est le récit de cette confession, j'ai voulu raconter le métier de vivre et le métier d'aimer. Ce n'est pas le récit d'une thérapie, ce n'est pas une légende, c'est un roman parce que c'est une histoire rapportée ; c'est l'histoire de ma famille, de l'Amie, de la Chanteuse, d'Hervé Guibert, c'est l'histoire de mes deux pays. Je n'ai jamais quitté l'Algérie, on m'a enlevée à l'Algérie, je n'ai jamais fait mes adieux, j'ai appris à devenir en France et je crois que je suis née deux fois. Mes mauvaises pensées est aussi mon retour vers le pays où j'ai laissé quelque chose qui n'a jamais cessé de grandir dans mon dos, et qui n'a jamais cessé de m'effrayer.--Auteur.
Quand Louis, séduisant quadragénaire à la recherche du grand amour, rencontre France, une jeune femme divorcée qui tombe immédiatement amoureuse de lui, tout pourrait être simple. Mais si Louis Neuville est veuf, il lui faut compter avec sa sueur jumelle, Alix, qui, non contente de gérer sa carrière, a tendance à s'immiscer dans la vie privée de ce frère auquel elle voue une passion terriblement exclusive. Et puis il y a son fils, Frédéric, en pleine crise d'adolescence, qui accepte très mal que son père sympathise d'emblée avec le fils de France, un guitariste passionné. Jaloux, mal dans sa peau, lui aussi est bien décidé à tout faire pour les éloigner l'un de l'autre. France réussira-t-elle malgré tout à conquérir l'homme de sa vie ?
Issue d'une ancienne famille d'exploitants résiniers des Landes, Ariane Nogaro, veuve et sans enfants, décide de mettre de l'ordre dans ses affaires et rédige son testament. Elle ne fréquente guère son frère aîné, un professeur à la retraite, pas plus que sa belle-soeur, le couple n'appréciant guère son originalité et sa manière de vivre. Seule Anne, l'une de ses nièces, a tissé un lien affectueux et complice avec elle. Mariée à un vétérinaire et mère d'un garçon d'une douzaine d'années, la jeune femme mène une vie harmonieuse mais sans fantaisie, entre son travail de comptable à domicile et ses visites hebdomadaires chez sa tante. Jusqu'au jour où Ariane décède subitement...Contre toute attente, c'est Anne qui hérite tous ses biens, dont une grande propriété nichée entre forêt et océan, le berceau des Nogaro. Mais cet événement fait resurgir les jalousies et les rancoeurs, et bouleverse l'unité familiale jusqu'ici préservée. Que faire en effet de cette maison qui renferme tant de souvenirs ? La vendre ? Ou au contraire s'y installer, comme Anne le souhaiterait malgré le refus sans appel de son mari ? A-t-elle le droit de mettre son couple en péril et de rompre avec les siens pour un héritage ?
Guillaume, brillant architecte, met momentanément de côté sa carrière pour se rendre au chevet de son jumeau, Robin, gravement malade. Ce qui devait n'être qu'un court séjour s'éternise au fur et à mesure que les problèmes s'accumulent : le paysan chargé des vignes familiales menace de partir et la femme de Robin, enceinte, ne s'en sort plus. L'arrivée de Ralph, le fils rebelle de Guillaume, qui vient de lui voler sa fiancée, ne va pas arranger les choses...
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Veuve depuis bientôt dix ans, Daphné continue à se rendre chaque année à la Jouve, la propriété de sa belle-famille, près de Montpellier. Les années passent mais elle reste très attachée à Maximilien et Nelly, les parents, ainsi qu'à Eve, Béatrice, Vladimir et Dimitri, les frères et soeurs. Quelques jours ensemble pour se souvenir d'Ivan et, peut-être, tenter d'élucider les mystères qui entourent encore sa mort. Un décès accidentel, soudain, tragique, après une dispute sans précédent. Que s'est-il réellement passé ce jour-là ? Quelques jours aussi aux côtés de Dimitri, son confident, son ami. Une tendresse mutuelle qui pourrait laisser place peu à peu à d'autres sentiments... "Force est de reconnaître la maîtrise de l'auteur et la justesse de son regard sur la société française." L'Express.
La Garenne, c'est une belle propriété au bord du Loir ; pour Françoise - huit ans et demi en 1930 - c'est l'endroit magique où elle passe des étés merveilleux. Il faut dire qu'à la Garenne, les vacances sont un véritable enchantement ! Un tourbillon de plaisirs et de divertissements : promenades en bateau, courses folles en automobile, baignades, pique-niques dansants en forêt, bonheur de se gorger de fruits et de soleil... C'est aussi l'occasion d'observer les grandes personnes, de surprendre leurs querelles, de voir naître et grandir leurs amours ; de découvrir un monde plein d'interrogations et de promesses...
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Devenu tout léger, tout gris, il semble certains soirs être " aspiré par le cancer ". Peut-être ne se rappelle-t-il pas qu'il eut, autrefois, un corps de jeune et plein de vigueur. Et peut-être a-t-il oublié le long voyage qu'il fit, il y a des années, de l'autre côté du monde. Un père disparaît peu à peu, sous le regard de ses proches. C'est son fils, désormais, qui lui ouvre la porte et qui cherche ses clefs ; son fils qui le guide à travers les rues de Royan. Un fils peu préparé à l'échange des rôles, mais qui s'efforce cependant, dans un récit aussi simple qu'une lettre, d'offrir à Pierre, " mon ami Pierrot ", un dernier hommage, un premier salut.
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roman [i.e. nouvelles]
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" Ecrire sur Tamara ? Peut-étre devrais-je plutôt dire : ne pas écrire sur elle. Et me considérer comme quitte, une fois pour toutes, de l'engagement que j'avais jadis pris. Car depuis plus de trente ans que j'essaye de le tenir, mes tentatives, à quelques variantes près, ont toujours suivi le même cours infécond... " C'est sur ce doute, cette interrogation, que s'ouvre le livre que vous tenez entre vos mains, lecteur potentiel. Manuel, le narrateur, tente une dernière fois de retracer l'histoire de sa relation avec Tamara, son premier amour. Une relation pour lui inoubliable, marquée par des moments d'une rare intensité, et qui demeurera pourtant, jusqu'à son terme, mystérieusement indécise. Roman du désir, roman de l'attente, roman de la retenue, ce livre est aussi, pour Manuel, frais débarqué de son Maroc natal, le récit de ses années de formation dans quelques institutions du Quartier latin, au temps de la guerre d'Algérie.
Une tranche d'histoire de la monarchie espagnole (1788-1840) enlisée dans le luxe, les rivalités et la débauche bien que non exempte d'un certain mysticisme ponctué d'héroïsme. En arrière scène, tableau de cette Espagne du 18e siècle déclinant, misérable de la richesse des grands. Remarquable qualité littéraire du récit.