Don Juan en automne
roman.
roman.
(Et les femmes préfèrent le chocolat)
Un homme, Marigny, pris entre une sylphide et une catin. La sylphide, c'est sa femme, Hermangarde ; la catin : Velllini, une Espagnole qui n'est même pas belle mais lui a empoisonné le cœur, le sexe et le sang. Marigny, retiré dans le Cotentin, s'est juré de rompre. Mais un jour qu'il se promène à cheval le long de la mer, il retrouve Vellini ; et la pure Hermangarde, dans une des scènes les plus " diaboliques " de l'œuvre de Barbey, sous une effroyable tempête de neige, assistera, collée à la fente d'une fenêtre, aux furieux ébats du couple et manquera d'en mourir. " Tu passeras sur le coeur de la jeune fille que tu épouses pour me revenir ", avait prédit la Vellini. Publié en 1851, le roman fit scandale mais Théophile Gautier déclara : " Depuis la mort de Balzac, nous n'avons pas encore vu un livre de cette valeur et de cette force. "
Les lendemains de la Chouannerie. Dans une atmosphère de campagne barbare où interviennent des pâtres jeteurs de sorts et des vieilles femmes hantées par le souvenir de leurs débauches, Jeanne Le Hardouey, une aristocrate claudélienne mésalliée d'âme et de corps à un acquéreur de biens nationaux, est " ensorcelée " par un prêtre, l'abbé de La Croix-Jugan qui a tenté de se suicider par désespoir de la cause perdue et dont le visage monstrueux porte la trace des tortures que lui ont fait subir les Bleus. " J'ai tâché, disait Barbey, de faire du Shakespeare dans un fossé du Cotentin. " On trouvera Jeanne noyée dans un lavoir et Jéhoël de La Croix-Jugan sera tué d'une balle inconnue au moment où, relevé d'interdit, il célèbre sa première messe dans l'église de Blanchelande. Au lecteur de découvrir le meurtrier.
roman
récit
Roman
A quelques mois de la retraite, Mohamed n'a aucune envie de quitter l'atelier où il a travaillé presque toute sa vie depuis qu'il est parti du bled. Afin de chasser le malaise diffus qui l'envahit, il s'interroge sur lui-même avec simplicité et humilité. Il pense à son amour profond pour l'islam, dont il n'aime pas les dérives fanatiques , il se désole de voir ses enfants si éloignés de leurs racines marocaines , il réalise surtout à quel point la retraite est pour lui le plus grand malheur de son existence. Un matin, il prend la route de son village natal, décidé à construire une immense maison qui accueillera tous ses enfants. Un retour " au pays " qui sera loin de ressembler à ce qu'il imaginait.
roman
roman
roman
Dans "L'Enfant de sable", publié en 1985, Ahmed était la fille d'un homme humilié de ne pas avoir d'héritier mâle, et qui avait décidé, dans le secret de la maison, que celle-ci en serait un ... Dans "La Nuit sacrée", Ahmed devenu vieux (ou vieille) prend à son tour la parole et livre sa propre version des évènements - la vraie? -, son autobiographie en somme. Le récit, comme emboîté dans le précédent, peut cependant se lire isolément.
récit
A Tanger, dans une grande maison vide et délabrée, par un jour de vent et de solitude, un vieil homme s'ennuie et se souvient. Visages, voix, bousculades des voisins d'hier, chevelure de femme. Une vie entière tient dans une seule journée de silence. Faut-il accepter d'être vieux ? Dans ce récit contenu que domine l'image du père, le narrateur est sans complaisance. Alors, de loin en loin, le vieil homme prend la parole pour lui répondre et murmurer ce qui, jamais, ne fut dit.
roman
Inspiré d'un fait divers authentique, ce roman raconte la vie d'Ahmed, huitième fille d'un couple qui, sans héritier mâle, décide d'élever celle-ci comme un garçon. Découvrant peu à peu dans le trouble et l'incertitude ce qui est dissimulé aux yeux de tous, Ahmed choisit d'assumer la révolte de son père, de vivre en homme et d'épouser une fille délaissée, bientôt sa complice dans une vertigineuse descente aux enfers du mensonge social le plus fou.
Roman
" Le roman est situé dans cette vie du siècle XX, les deux guerres, le Front populaire et la mort de Gorki, et ces jours d'aujourd'hui : le monde réel, vous avez beau le tourner dans tous les sens, c'est encore le monde réel. Et qu'Antoine parle ou l'auteur, ou c'est Alfred, il faut en croire celui-ci, disant à Fougère : Tout n'est, que j'écris, qu'une lettre, une lettre sans fin vers toi. Une longue, une interminable lettre d'amour... " (Aragon).
roman
Les trois, ce sont : Henri, petit professeur au lycée français, Anne, sa femme, noctambule et alcoolique, et leur fille, Dominique, dont la vie sera marquée par la mésentente radicale qui oppose ses parents. Mais pourquoi ce conflit entre Anne et Henri ? Pourquoi cette incapacité de s'entendre, ces rancunes, cette douleur ? Roman de la tendresse et de la cruauté, récit de la difficulté de vivre et d'aimer, La Vie à trois à été publié pour la première fois en 1965.
roman
Roman
roman
Parvenu à l'heure des bilans, le narrateur, directeur d'hôpital, se souvient que, trente ans auparavant, on avait exhibé devant les étudiants, dans un amphithéâtre déjà vétuste, aujourd'hui disparu, sa mère, presque mourante, un écriteau sur la poitrine. Et d'autres souvenirs reviennent qui font affleurer quelques figures d'Argentins : Gabriel, le kinésithérapeute aveugle, Nicolas, le frère, et même Eva Perón, haranguant du haut d'un tracteur une foule de miséreux. Mais très vite, sur la scène de la mémoire, c'est l'extravagant M. Moralès qui s'impose. Ancien grand couturier, tour à tour avide d'absolu et succombant à l'abjection, il entraîne dans son sillage un cortège d'excentriques. Seul le souvenir de la mère, une femme aux yeux gris, pénétrée de la sagesse des humbles, revient apaiser le tumulte de la mémoire. Et les ombres, enfin, peuvent se dissiper.
nouvelles et contes baroques
Réimpression d'un roman publié en 1965. Une vision sombre, étrange et personnelle. La vie et les pensées d'un jeune homme qui n'est qu'intelligence et sensibilité, résilience et innocence. Un grand travail de tendance réaliste, centré sur la vie d'une famille québécoise pauvre dominée par une grand-mère toute-puissante. Prix Medici’s 1966. Prix France-Canada de la même année. [SDM].
[roman]
Pour quelques-uns, il était d'un abord étrangement facile ; pour d'autres, environné d'une innocence merveilleusement lisse au-dehors, mais au-dedans faite de mille arêtes d'un cristal très dur, de sorte qu'à la moindre tentative d'approche, il risquait d'être déchiré par les longues et fines aiguilles de son innocence. Il était là légèrement en retrait, parlant très peu, avec des mots très pauvres et très ordinaires ; il était presque enfoncé dans le fauteuil, d'une immobilité gênante, ses grandes mains pendant, fatiguées, au bout des bras. On le regardait cependant à peine ; on se réservait de le regarder pour plus tard. Quand je me le représente ainsi : était-ce un homme brisé ? depuis toujours sur son déclin ? Qu'attendait-il ? Qu'espérait-il sauver ? Que pouvions-nous pour lui ? Pourquoi aspirer si avidement chacune de nos paroles ? Es-tu entièrement abandonné ? Ne peux-tu parler pour toi ? Devons-nous penser à ton défaut, mourir à ta place ?