Les tigres de papier
La cerise
Le café du pauvre
roman.
Les combattants du petit bonheur
«Ça faisait maintenant six mois que j'étais branché avec la Résistance. Le grand moment de ma vie, je me figurais. Jusque-là, ça s'était poursuivi cahin nos salades de terrain vague, nos conciliabules, nos propos en l'air. On parlait de rejoindre les Anglais, ça nous semblait le remède de tous nos maux... la vie trop monotone, les restrictions, la dépendance des adultes, la chtourbe ! Tout nous paraissait beau une fois pris le large. J'essaie aujourd'hui de me revoir exact... maigre, boutonneux, va de la gueule... me comprendre. Si je vire le schéma de l'esbroufe, la légende qu'on entretient... j'aperçois, je perçois un zèbre difficile à saisir. Il m'emmerde plutôt de mon point de vue actuel. Il dit n'importe quoi... il se fait piéger... il risque de mourir pour rien du tout. La vie c'est pourtant sa seule richesse... les plaisirs à prendre, le bon air qu'on respire le jour où l'on sort d'une prison, d'un hôpital... le coup qu'on va boire quand il fait soif... la femme qui se déloque, qui s'offre... les courts instants de bonheur qui vous réconcilient avec l'existence toujours ! C'eût été vraiment trop bête, trop abominable de se faire étendre pour le droit d'être sur le monument aux morts, pour la gloire du Général, pour des lendemains qui doivent chanter et qui finissent par pleurer des larmes de sang.» Alphonse Boudard.
La porte nour
L’enfant de bohème
Fouette cocher
Les vertus de l’enfer
Le garçon sur la colline
L’itineraire du fou
Les dames galantes
Fantôme d'une puce
Encore un peu de temps
L'absence
roman
"... Claude ne viendra pas. S'il venait j'entendrais son pas, de très loin, son pas hésitant, il suspendait le pied gauche au moment de le poser, il retardait son pas comme s'il réfléchissait, il semblait boiter, je reconnaîtrais son souffle, son souffle trop lent, son coeur trop lent, son coeur d'enfant blessé, déjà blessé d'être né. Chaque geste, chaque mot le déchirait, il était trop intelligent, trop sensible, nous n'avons pas su le protéger, nous ne l'avons pas même rencontré. Il voyait mal parce qu'il regardait trop loin, son regard toujours au-delà, je parle, il écoute, il fait semblant d'écouter, il comprend mieux que s'il écoutait, il se lève, il m'embrasse sur la tempe, il balance entre la tendresse et la courtoisie, il s'en va, il se retourne, il me regarde encore, cette manière de vous rassurer, de vous consoler, lui il était inconsolable..." Le premier vendredi de novembre, Claude Hartmann est parti pour Venise, emmenant sa mère mourante. Dix jours ils ont vécu ensemble, dix jours, une vie. Elle est morte. Il a disparu. Ainsi commença, ou finit, son absence...
Un enfant sage
Un coupable
Fils d'un père breton, dune mère algérienne, Ali-François Caillou, étudiant en droit, a été arrêté dans une manifestation pacifiste, inculpé de violences à agent, incarcéré à la prison de la Santé. La Justice l'a pris par hasard, elle le garde, elle le juge. Nulle perversion dans le fonctionnement de la machine judiciaire, dont ce livre est la scrupuleuse radiographie. Elle va honnêtement son train, selon ses habitudes, avec ses préjugés. Au bout du chemin elle broie l'innocent.
Nadja
L' amour fou
J'ai oublié de vous dire...
" Pourquoi écrire une suite au Ruisseau des singes ? Parce que, une fois le mot "fin" écrit au bas du livre, des milliers d'autres souvenirs me sont revenus à l'esprit et que j'avais envie à nouveau de vous les faire partager. Parce que, c'était évident, j'avais oublié de vous dire... " Ce que nous conte aujourd'hui Jean-Claude Brialy, c'est l'histoire d'une vie bien remplie, avec ses folies, ses tristesses et ses colères, avec ses belles rencontres et ses joyeuses complicités. Qu'ils soient célèbres ou inconnus, qu'ils se nomment Gabin, Trenet, Barbara, Cocteau, Noureïev ou Arletty, qu'il s'agisse d'un dîner intime ou d'un tournage, ce ne sont pas des stars qui se montrent, ce sont les rencontres magiques d'un homme hors du commun qui évoque sous un angle personnel et chaleureux de nouveaux rendez-vous inoubliables...
Une saison blanche et sèche
roman
Une saison blanche et sèche est le quatrième roman d'André Brink. Interdit dès sa publication en Afrique du Sud, il fut traduit dans une dizaine de langues. Ecrit dans le style somptueux, riche de couleurs et d'images, d'Au plus noir de la nuit, c'est l'oeuvre la plus significative, la plus engagée, la plus achevée, d'un très grand romancier. Le type même du roman complet, construit, partant d'une intrigue passionnante mais anecdotique, pour aboutir aux problèmes fondamentaux : les libertés individuelles, le droit de disposer de soi, l'incommunicabilité entre les races, entre les classes sociales, l'illusion du combat solitaire. Un grand livre, d'une écriture généreuse et courageuse, qui se lit d'une traite en haletant.
Week-end de chasse à la mère
roman
Biguine blues
roman
Le palais des claques
roman
Allez jouer ailleurs
Monsieur Tac
Les morts nous parlent
L'amour adopté
Tout Un Univers
Roman
Le Cercle des femmes
roman
" Je rejoins Maman dans la maison fraîche. Elle poursuit son patient travail de tri : le tas des choses à jeter, le tas des choses à conserver, le tas des choses pour lesquelles on verra plus tard. Qu'est-ce qu'il m'a pris de me mettre à quatre pattes pour regarder sous la grande armoire ? Ma main a tiré à elle une énième boîte à chaussures. J'ai soufflé la pellicule de poussière qui recouvrait son couvercle avant de le soulever. " Réunies durant quelques jours à la campagne à l'occasion des funérailles de leur aïeule et amie, quatre générations de femmes partagent leur intimité et leur deuil. La jeune Lia découvre par inadvertance un secret de famille jalousement gardé pendant soixante ans. Ces révélations risquent-elles de déclencher un cataclysme au sein de cette tribu très attachante ? Roman initiatique, Le Cercle des femmes explore avec délicatesse les mécanismes inconscients de transmission de mères en filles et nous offre une galerie de personnages aussi touchants que fantasques.
Les voleurs de beauté
roman
La beauté est-elle un crime ? Faut-il punir les êtres superbes de nous infliger le spectacle de leur perfection ? Nous sommes le 15 août au service de garde de l'Hôtel-Dieu. Mathilde, une jeune interne en psychiatrie, reçoit l'étrange confession d'un patient, Benjamin, au visage dissimulé par un masque de tissu. Un soir d'hiver, Benjamin et sa fiancée Hélène, pris par une tempête de neige à la frontière franco-suisse, doivent se réfugier dans une ferme du Jura. Un curieux trio les accueille : un avocat affable aux allures de vieux beau, son épouse, une matrone vénéneuse, et leur homme à tout faire, domestique empressé. Tous trois leur prodiguent réconfort et douceurs. Peu à peu, le refuge se transforme en prison. Le couple ne parvient pas à quitter la maison de ses bienfaiteurs. Ceux-ci seraient-ils des Barbe-Bleue déguisés en citoyens ordinaires ? Que trament les comparses dans cette bâtisse isolée en pleine montagne ? Quand le récit s'achève, Mathilde est partagée entre la curiosité et la répulsion. Va-t-elle succomber au désir d'en savoir plus ? Baroque, angoissant, les Voleurs de beauté renoue avec cette écriture de la cruauté qui était celle de Lune de fiel.
Lunes de fiel
roman
Peut-on, dans un couple, esquiver l'ennui par l'adoration, la lassitude par l'érotisme ? Telle est la question implicite que se posent les personnages de ce roman à bord du paquebot qui les mène de Marseille à Istanbul. Le récit que l'un d'entre eux, Franz, fait à un autre voyageur, Didier, de ses amours avec une certaine Rebecca, également présente, sert de fil conducteur à leurs interrogations. Récit dont l'enjeu caché de manquera pas d'infléchir à son tour les relations du voyageur et de sa compagne, Béatrice, avec laquelle il part en Inde où ils n'arriveront, bien sûr, ni les uns ni les autres.
Parias
roman
Un jeune fonctionnaire français part en mission pour l'Inde, cette terre où "tout enfantement est marqué par la mort ", et se trouve bientôt déchiré entre sa fascination pour ce pays et son incapacité à le comprendre. De tous les personnages qu'il croise, aucun ne sortira indemne de l'affrontement ; l'un d'eux, en particulier, un agronome américain cynique et brillant, le captive par le monstrueux projet dont il est habité. Mais le vrai sujet de Parias, c'est évidemment l'Inde : Mother India. Une Inde imaginaire, fantasmatique autant que réelle, aimée autant que détestée et dont les démesures et la misère n'effacent jamais la séduction magique, quasi merveilleuse, qu'elle exerce sur les étrangers.
La maison de l'aigle
roman
Ma vie chez les morts
Tombeau pour un excentrique
Il faudra bien te couvrir
Roman
Passage de milan
La modification
Mystères à l'italienne
Un notable
roman
Dans ce nouveau roman, Michel Bühler aborde le monde du pouvoir à travers la carrière exemplaire de Jean Martin, directeur du département des ressources humaines dans une grande banque. Une réussite professionnelle qui se lézarde face au vide existentiel. A cinquante ans, Jean Martin prend conscience qu'il passa à côté de la vie. Ses séjours en Valais, la rencontre d'une jeune femme bouleverseront l'homme établi. Jean Martin va devenir " celui qui s'écarte en silence ".
Cabarete
De l'autre côté du regard
roman
Ken Bugul aime la vie ; ce sentiment simple, enveloppant, gouverne De l'autre côté du regard et lui confère une aura singulière. Dialogue subtil entre une fille et sa mère morte, le roman se déroule comme une prière amoureuse où les membres d'une famille sont tour à tour requis, interrogés, décrits, aimés pour ce qu'ils sont. Au-delà de ce que chacun a pu donner ou prendre aux autres, seule compte leur vérité propre, leur trajectoire dans une vie qui se prolonge après la mort, de l'autre côté du regard.
Le silence de mon père
"Je ne sais pas qui est mon père. Je suis face à un reflet qui danse et tremble sur l'eau. Je tente de le capturer, je plonge la main, mais il se dérobe comme les bribes d'un rêve au matin. Il est pourtant là, si près. Insaisissable. Mon père, cet inconnu." C'est l'histoire d'un père enfermé dans le silence. De sa fille qui part à la recherche de l'homme qu'il fut. C'est une enquête intime menée comme un polar, un voyage dans les secrets de famille, les exils et la mémoire, de la banlieue du Mans aux ruelles de Hanoi. Un récit, un roman-quête en forme de puzzle, drôle et nostalgique à la fois.
Il est midi dans le siècle
roman
Que se serait-il passé si Lénine avait trouvé la mort le 9 avril 1917 dans un accident de train ? Dans cette uchronie épique, deux plumes savantes et acérées font dérailler l’Histoire, et de belle manière.Une sotte erreur d’aiguillage… aux conséquences démesurées. Avec la mort de Lénine, le bolchévisme demeure un petit courant minoritaire à Petrograd et la révolution d’Octobre n’a pas lieu. Trotski s’exile, certes, mais à Paris où il devient un écrivain adulé de Montparnasse, tandis qu’Hitler ne perce pas dans sa voie de peintre paysagiste. Malraux, à la tête des Brigades internationales de la puissante SDN, chasse Franco d’Espagne dès 1937. La Russie et l’Allemagne, chantres de la social-démocratie, signent en 1939 le pacte germano-russe de marché unique et développent dans la foulée un ambitieux programme spatial commun. Bref, le XXe siècle se trouve tout retourné. M. Kalachnikov construit des voitures à bas coût, Berlin est le nouvel Hollywood et Albert Einstein n’invente pas la bombe atomique. Le 11 septembre 2001 a certes bien lieu : le milliardaire Oussama ben Laden lance deux avions sur le Welt Kommerz Zentrum de Berlin et un troisième sur le palais de l’Ermitage à Petrograd. Pour la première fois depuis 1918, l’Europe connaît la guerre.
C'est quoi, ce petit boulot?
" Petite chérie, votre cadette, a décidé de passer son bac, elle qui n'a jamais manifesté le moindre intérêt pour ses études. Elle travaille des nuits entières et pleure de fatigue. Vous, complètement stressée, vous rêvez de pendre par les pieds celui qui a inventé cet examen, calvaire des familles. " Bing ! Bang ! Vous recevez deux chocs ! Petite Chérie passe triomphalement son bac (si, si !) et vous annonce qu'elle va faire le tour du monde avec Yann, superbe marin tatoué dont elle est tombée dingue. Un seul ennui : le " Marin Maudit " n'a qu'un minuscule voilier et pas d'argent pour acheter la goélette de leurs rêves... La solution : les petits boulots. Petite chérie vend des frites sur une plage bretonne, vendange, shampouine les vieux messieurs chez le coiffeur du coin (gros pourboires), bref, se lance dans mille petits boulots... et mille aventures !
Improvisations sur Balzac II
Paris à vol d'archange
La ville de Paris joue un rôle fondamental dans toute la littérature française du XIXe siècle. C'est la nouvelle Rome, c'est-à-dire le nouveau centre du monde, et donc tout ce qui est important doit se passer à Paris. C'est aussi le meilleur abrégé de la réalité. Ce qui est intéressant chez Balzac, c'est que, s'il partage cette croyance que Paris est le lieu où une activité peut s'exercer, et particulièrement une activité littéraire, que c'est l'endroit où il faut travailler pour changer quelque chose à la réalité, cette ville est pourtant une capitale en perdition. Improvisations sur Balzac II, Paris à vol d'archange s’inscrit dans une série de six volumes consacrés à une forme inédite de critique littéraire mettant en avant la liberté d’interprétation de la lecture. Liberté d’autant plus remarquable que les œuvres étudiées sont notoires : Flaubert, Rimbaud, Balzac. Et Butor lui-même en « autre ». Tous ces livres ont la particularité d’être issus de cours dispensés à l’Université de Genève, enregistrés, transcrits puis entièrement réécrits. Les Improvisations sur Balzac de Michel Butor se déclinent elle-même en trois tomes qui constituent trois temps articulés de la lecture : Improvisations sur Balzac I - Le Marchand et le Génie, consacré aux récits philosophiques ; Improvisations sur Balzac II - Paris à vol d’archange, consacré à la ville de Paris dans les romans de Balzac et Improvisations sur Balzac III - Scènes de la vie féminine, consacré aux femmes de La Comédie humaine.
La parole volée
roman
Mars 1984, des rumeurs circulent à Sainte-Croix : Hermes Precisa International, rachetée par la multinationale Olivetti, fermerait ses usines. Un groupe d'ouvriers tente de réagir, fait signer une pétition, organise une manifestation. Ce mouvement constitue la toile de fond de "La parole volée". Michel Bühler évoque également avec pudeur le douloureux naufrage d'un amour mêlé de solitude et d'alcool. Lentement, au fil des jours, la vie renaîtra. Un reflet sensible et attachant de notre univers quotidien.
Le retour de Mathilde
Roman
