Le soleil et la roue
roman
Bien documenté, l'intérêt de ce roman situé entre 1683 et 1698 gravite autour de la révocation de l'édit de Nantes qui promulgua l'extirpation du protestantisme en France.
roman
Bien documenté, l'intérêt de ce roman situé entre 1683 et 1698 gravite autour de la révocation de l'édit de Nantes qui promulgua l'extirpation du protestantisme en France.
roman
Roman
roman.
" Giovanna eut connaissance de son état après avoir acheté une de ces méthodes vendues en pharmacie, surprenantes de simplicité, où la réponse apparaît sous la forme d'un rond doré qui se dessine en quelques minutes, évoquant plus ou moins les anneaux de Saturne. Elle se rappela comme il était difficile autrefois de réussir des ronds parfaits avec la fumée d'une cigarette, et s'étonna d'avoir obtenu celui-ci sans effort en urinant dans un flacon. Par amusement, elle le secoua. Le message se brouilla puis reprit aussitôt sa netteté initiale, saturnienne et jaune vif. Ce petit cercle d'albumine était ce qui remplaçait maintenant dans la conscience occidentale la génuflexion de l'ange Gabriel, que tant de peintres avaient illustrée. Elle le regarda encore : elle ne se sentait ni émue ni concernée. "
roman.
Charles Ballanche est un avocat retraité et veuf qui vit dans une enclave villageoise en plein coeur de Paris, chargée d'histoire mais sans histoires: l'île Saint-Louis. Entre ses amis, ses livres et la Seine, il mène une existence paisible à l'abri des remous du monde. Jusqu'au jour où il est témoin d'un meurtre perpétré en pleine rue. Le suspect ne serait-il pas cet individu qui ne cesse de le harceler pour lui extorquer de l'argent ? Au mème moment, une jeune femme vient comme un antidote adoucir son cauchemar et égayer sa vie, ranimant en lui les émois de ses jeunes printemps.Vitoux a toujours mis dans ses livres une légèreté qui fait danser les choses, comme avec ce roman finement mélancolique qui balance. Un pur plaisir. Le ParisienTendre et délicat, voici le roman du temps qui passe. François Busnel, L'Express.Retour au pur et grand romanesque. Le Figaro Magazine.
roman
" Avec les policiers, Moussa il m'a confirmé de faire l'idiot. Surtout pas montrer qu'on sait parler français. Pas trop gâter l'affaire, donc fermer sa bouche. Ou pleurer pour pêcher la pitié des Français. Les Français de France sont plus gentils que les Français de là-bas, ça c'est pas Moussa qui l'a dit, je connais tout seul. J'ai stocké l'espérience. Bon je dis rien pace que Roissy c'est danger, on risque de dire ça c'est des emmerdements africains. J'ai regardé à droite à gauche encore, je suivis le grand Moussa. Fermer sa bouche. Dire oui ou non en bougeant la tête, ça suffit hein ? Fermer sa bouche, bouger la tête-là ou pleurer beaucoup pour pêcher la pitié. C'est tout. Point final. J'avance un peu pour suivre Moussa. Ah, j'ai laissé tomber mon vrai nom, Bachir Assoweh. Je m'appelle depuis six mois Benladen, Moussa il a avalé de travers son café donné dans un verre en plastique. Ne répète jamais ça ici, il m'a dit. Ça attire la farouche des Français, des Anglais, des Américains et même des gentils Norvégiens qui paient les ONG pour nous et ferment leur gueule. Moi j'aime ça, Benladen qu'on dit et tout le monde est mort de panique comme si j'étais vrai kamikaze stoppé net devant barbelés et sacs de sable de l'ambassade américaine à Djibouti. " Après Balbala, Waberi nous livre une chronique universelle de la guerre et de l'exil en une langue savoureuse et drolatique où les drames des damnés de notre époque se jouent dans l'ironie et l'humour.
roman
L'odyssée de l'espèce
roman
C'était l'homme le moins intéressant du monde, et même maintenant, aux assises, accusé d'un meurtre bizarre, atroce, invraisemblable, il n'inspirait rien d'autre que l'ennui. Bon père, bon mari, bon citoyen, catholique mais tolérant, soucieux de ses intérêts professionnels comme de ceux de sa famille, il avait passé sa vie à vouloir être heureux. Qu'est-ce qui aurait pu m'intéresser, chez lui ? Son existence était un concentré de ce que je n'avais jamais été capable de désirer pour la mienne. Pas de conflit intérieur, pas d'ambiguïté, pas de jeu : une pure surface. Et pourtant, tandis que je l'observais, menottes aux mains devant ses juges, réfléchissant à ce que j'allais pouvoir écrire à son propos, quelque chose dans son histoire appelait la mienne. Oui, avec toute sa grisaille et son inintérêt, cet inconnu était rien de moins que cela : un formidable piège.
Qu'est-ce qui nous motive ? " C'est au cœur de notre cerveau qu'il faut chercher la source de tous nos comportements ", estime Samuel Fincher, un brillant neurologue cannois. Le problème, c'est que Samuel Fincher meurt d'extase amoureuse dans les bras d'une top model danoise, le soir même de sa victoire au championnat du monde d'échecs. Samuel Fincher avait-il trouvé au fin fond de nos crânes un secret qui devait rester caché ? Peut-on mourir de plaisir ? Deux journalistes scientifiques parisiens, Lucrèce Nemrod et Isidore Katzenberg, veulent en savoir plus sur ce décès étrange. C'est donc sur la Côte d'Azur qu'ils vont mener l'enquête, de la morgue de Cannes à un étrange asile psychiatrique où les fous sont utilisés pour leurs talents particuliers. Ils vont aller de surprise en surprise jusqu'à l'extraordinaire dénouement basé sur une découverte scientifique peu connue mais réelle. Après l'enquête sur les origines de l'humanité (Le Père de nos pères), c'est cette fois sur les mécanismes de l'esprit et la compréhension du fonctionnement de notre cerveau que nous invite à réfléchir ce nouveau roman de Bernard Werber, mêlant suspense, humour, science et aventures.
roman
L'homme a tout exploré : le monde de l'espace, le monde sous-marin, le monde souterrain ; pourtant il lui manque la connaissance d'un monde : le continent des morts. Voilà la prochaine frontière. Michael Pinson et son ami Raoul Razorbak, deux jeunes chercheurs sans complexes, veulent relever ce défi et, utilisant les techniques de médecine mais aussi d'astronautique les plus modernes, partent à la découverte du paradis. Leur dénomination ? Les thanatonautes. Du grec Thanatos (divinité de la mort) et nautès (navigateur). Leur guide ? Le livre des morts tibétains, le livre des morts égyptiens mais aussi les grandes mythologies et les textes sacrés de pratiquement toutes les religions qui semblent depuis toujours avoir su ce qu'étaient le dernier voyage et le " véritable " paradis. Peu à peu les thanatonautes dressent la carte géographique de ce monde inconnu et en découvrent les décors immenses et mirifiques ; Le mot terra incognita recule en même temps que, jour après jour, on apprend ce qui nous arrive après avoir lâché notre dernier soupir.
Vingt petites histoires sous forme de contes, de légendes, de mini polars. Bernard Werber nous offre avec L'Arbre des possibles des récits fantastiques où les dieux vont à l'école pour apprendre à gouverner les peuples, où les objets sont soudainement remplacés par leurs noms, où les gens ne savent compter que jusqu'à 20, où l'on part en vacances au XVIIe siècle sans oublier de se faire vacciner contre la peste...
petit traité d'art de vivre strasbourgeois
roman
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récit
" Pourquoi j'essaie de vous haïr, John Dawson ? Parce que mon peuple n'a jamais su haïr. Sa tragédie, au cours des siècles, s'explique par le manque de haine dont il fit preuve à l'égard de ceux qui, souvent, réussirent à l'humilier, Notre seule chance, à présent, John Dawson, c'est de savoir vous haïr, c'est d'apprendre l'art et la nécessité de la haine. "
roman
Il était une fois un charmant petit fœtus qui s'amusait beaucoup dans le ventre de sa mère. Il commençait à bouger. Ses sourcils étaient bien développés et ses cheveux poussaient déjà. Son menton n'était plus enfoncé dans son thorax. Il sucerait bientôt son pouce. Quand ils naissent, contraints à une survie immédiate, les bébés sont si occupés par le travail qu'ils ont à faire, qu'ils oublient tout. C'est bien dommage. C'est pour cela qu'il est toujours intéressant, quand on en a l'occasion, de se renseigner auprès d'un fœtus. Les fœtus réservent le meilleur à ceux qui les questionnent. Ils ne sont ni méfiants ni menteurs.
roman
Le récit d'une enfance facétieuse, suivi de la relation d'un voyage au Japon. Une oeuvre digressive et virevoltante qui, selon L. Morin, procure "sans désemparer un vrai sentiment de gaieté au lecteur" même si son sujet ##caché## est peut-être la difficulté d'écrire et la relation ambiguë qui confronte l'auteur à ses personnages. L'auteur semble avoir voulu donner à son livre ce ton de raillerie bienveillante qui, selon Nietzsche, est le signe d'un épicurisme authentique. L'oeuvre est sur la liste de présélection du jury des prix Goncourt et Fémina.
" Betty sursauta. Cette fois, elle était sûre d'avoir entendu crisser le gravier. Quelqu'un se déplaçait le long du mur de la villa, se rapprochait de sa chambre. Du salon, la radio toujours allumée diffusait les accords de harpe qui annonçaient le début de l'émission Le Masque et la Plume. Betty, alors, se leva et se dirigea vers la fenêtre avec le sentiment précis qu'une chose horrible l'y attendait. Elle ne se trompait pas. Posée sur le rebord, la tête décapitée d'un écureuil la regardait. " La vie de Betty, douze ans, se transforme le jour où elle rencontre Yvon, un malade échappé de l'hôpital psychiatrique. Elle décide de le protéger et le cache dans sa cabane. Elle ose, mue par un appel mystérieux vers " une autre vie ", défier l'autorité paternelle, braver la police et transgresser les règles.
roman
roman
Pour échapper aux fascistes hongrois, Gamliel Friedman est séparé de ses parents et confié à la catholique Ilonka, une jeune chanteuse de cabaret. Ainsi commence la vie de déraciné de l'enfant juif dépossédé de ses proches, de sa foi, de son nom même. New York, fin de siècle : Lili Rosenkrantz demande à Gamliel de l'aider à vaincre le mutisme d'une vieille Hongroise qu'elle soigne à l'hôpital. Une pensée folle envahit alors l'ancien apatride devenu américain : va-t-il retrouver Ilonka qu'il a dû quitter en 1956, lors de l'insurrection de Budapest contre les Soviétiques ? Et voilà qu'affluent les souvenirs d'une existence faite de malheur et d'espoir, de détresse et, venue d'on ne sait où, d'énergie de vivre. L'amour pour l'insaisissable Esther. Le désastreux mariage avec Colette. La liaison avec Eve, si sensuelle, intelligente, intraitable. Et les vieux amis qui, comme Gamliel ont fait l'expérience du déracinement : Bolek, rescapé d'un ghetto polonais ; Diégo, héros de la guerre d'Espagne ; Gad, l'agent du Mossad ; Iasha, jadis victime de l'antisémitisme stalinien. Et la sagesse bourrue de Rabbi Zousia. Et les écrivains sans talent auxquels Gamliel prête sa plume alors que seul le préoccupe l'achèvement de son Livre secret. En une seule journée, l'éternel exilé va découvrir qu'il lui faut se réconcilier avec son passé, s'y enraciner enfin. Et se convaincre peut-être qu'il existe encore dans le cœur des hommes une place pour la compassion, pour le rêve et l'espoir.
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Roman. Suivi de Le temps usé