Comédien
roman
roman
roman
texte de l'édition originale (1849)
récit
" Ainsi, mes souvenirs reconstitués ne sont qu'illusion. J'aurai beau m'efforcer de faire vivre l'Algérie de Mamie, la réalité m'échappera toujours. Les traces se sont effacées, gommées par les ans, par la vie sans cesse réinventée. Alger se refuse à moi. Tel un mirage, elle se dérobe quand je crois la tenir. " Comment peut-on se sentir pied-noir en étant né après l'indépendance de l'Algérie ? Tiraillé par cette interrogation, Olivier Chartier part sur les traces de son arrière-grand-père, Amédée Froger, maire de Boufarik assassiné en 1956. De Paris à Boufarik, il va découvrir une réalité différente du mythe érigé par sa famille. Qui était Amédée ? Qui l'a tué ? Est-ce vraiment le FLN ? A travers ce récit se pose la question de la transmission de la mémoire et, au-delà, la recherche du paradis perdu de l'enfance.
le destin extraordinaire de Marie Casimire de La Grange d'Arquien, épouse de Jean III Sobieski, roi de Pologne
Un épisode de l'histoire de la Pologne raconté à travers le destin d'une jeune noble française qui vient y habiter à l'âge de cinq ans en 1646 et qui y mourra 70 ans plus tard après avoir été reine. Bien documenté.
roman
roman
Roman
[roman]
Sur la place, tout est calme; derrière les murs, les voix se sont tues. Ammal et Myriam apparaissent en même temps, venant de côtés opposés, vêtues de vêtements jaunes, couleur qui exclut le deuil et la désolation. L'une est musulmane, l'autre chrétienne. Elles sont amies depuis l'enfance et sont prêtes à échanger un baiser symbolique pour endiguer la discorde. Et voilà qu'un coup de feu interrompt le silence puis un cri ! En ce matin d'août 1975, Beyrouth est au seuil de la tragédie. C'est sur cette terre, celle de leurs ancêtres que Kalya et sa petite-fille Sybil ont choisi de se rencontrer pour la première fois. Le Liban. Une contrée de rêve aujourd'hui au bord de l'abîme, et qui risque de leur être fatale. Ammal, Myriam, Kalya, Sybil. Faut-il toujours des femmes pour sauver l'espoir?
roman
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roman
Chimo, adolescent timide et un peu romantique, est troublé par une ingénue perverse de banlieue, un "ange à langue de pute" (Chimo) qui l'initie à l'érotisme, parfois acrobatique (cf. la scène à vélo). Publiée sous un intrigant pseudonyme, l'oeuvre a suscité la curiosité et l'admiration de la critique française. Achmy Halley est furieux: il trouve ces "aventures érotico-banlieusardes insipides" et affirme que la "désolation péri-urbaine" y est décrite de l'extérieur, à coups de clichés.
roman
Pour éviter la nationalisation des étangs de Brière, il faut retrouver des lettres patentes qui en donnent la jouissance aux riverains. La mission est confiée à l'Aoustin, don Quichotte brutal traversé par une énergie sacrée. Le lyrisme sensuel du bocage breton.
récit
« Longtemps j’ai eu le temps. C’était quand ma mère vivait. J’étais désagréable avec elle, ingrat, méchant, je me disais : j’aime ma mère. Elle le sait ou elle finira bien par le savoir. J’ai le temps.(…) En attendant, le temps passait. Je rencontrais ma mère, je la blessais parce que tout en elle me blessait. Son esprit était droit, sa pensée juste, son élégance de bon goût, sa taille bien prise, son regard d’un bleu un peu gris était pur et me voyait. Et moi je n’étais pas digne de ce regard. » Un fils parle de sa mère, née à Vallorbe en 1910, morte le jeudi 15 février 2001, il regrette les méchantes pensées, l’indifférence, le temps de l’enfance évanouie trop vite. Sa mère, « le contraire de la vanité et du tapage », lectrice de la Fontaine au regard clair, et lui l’écrivain, l’excessif, le mauvais fils tapageur. Mais quand ce fils indigne s’appelle Jacques Chessex, alors c’est une relation forte, ambiguë, charnelle à la fois qui se noue avec sa mère. Tombeau et Résurrection, « fontaine de regret », violence et douceur, évocation pudique mais sans voile, ce livre autobiographique est l’un des plus beaux, des plus émouvants, de l’auteur. « Mère tu m’habites. Où es-tu dans ta mort ce matin ? ».
Gabriel Chevallier, que l'on reconnaît sous les traits de Jean Dartemont, raconte la guerre de 1914-1918 telle qu'il l'a vécue et subie, alors qu'il n'avait que vingt ans. Le quotidien des soldats - les attaques ennemies, les obus, les tranchées, la vermine - et la Peur, terrible, insidieuse, « la peur qui décompose mieux que la mort ». Parue en 1930, censurée neuf ans plus tard, cette oeuvre, considérée aujourd'hui comme un classique, brosse le portrait d'un héros meurtri, inoubliable.Voilà plus de trente ans qu'une exceptionnelle estime m'attache secrètement à ce livre. Roger Martin du Gard, 21 janvier 1956.La Peur de Gabriel Chevallier est un très beau, très vrai livre de guerre. Sa sincérité est totale, effrayante et parfois cynique. Pierre Scize, Le Canard enchaîné.Un témoignage peut-ètre encore plus terrifiant que Le Feu d'Henri Barbusse et Les Croix de bois de Roland Dorgelès. Bernard Pivot, Le Journal du dimanche.
roman
C'est au seizième siècle que le chevalier Agrippa de Coscas, bretteur et assassin sans scrupule, transperce le sein d'une étrange créature et qu'il en sort le fœtus mourant d'un ange ailé. Scellée dans une ampoule de verre, cette preuve par la chair de l'existence divine erre désormais de siècle en siècle. Le jour où Charles-Honoré Milo, chef du service du contentieux à la Providence, trouve chez un bouquiniste la confession d'Agrippa de Coscas, cet amateur de curiosités se mue en chasseur de surnaturel, en paladin métaphysique. Mais le diable veille, en la personne d'Isacaron, démon du second ordre. Comment fléchir Milo ? Comment détruire la confession de Coscas, le repenti ? Ruses, hallucinations, incendies, femmes fatales, Lilith aux yeux violets, excréments et crocodiles dans la cuisine, mais surtout, le Malin se sert d'une crécelle maléfique dont le bruit subjugue les volontés. Que le meilleur gagne ! Des guerres de religion à la Vendée sous la Terreur, du Garde-Meuble royal aux prisons de la Bastille, de Salonique occupée par les nazis à un balcon de Berchtesgaden, de Berlin à une cave parisienne, Milo et Isacaron pistent l'ampoule de verre. Mais battre le diable à son propre jeu, serait-ce possible ? Mêlant le fantastique et l'histoire de France, la sorcellerie et Internet, l'illusion de la vérité et les caprices de Satan, fouillant les recoins les plus obscurs de l'âme, Georges-Olivier Châteaureynaud part à la poursuite des anges. Dans un éclat de rire.
Oyez l'histoire de Job de Logonna, troubadour breton du XIIe siècle, qui eut à lui seul mille existences... Sauvageon aux pieds noirs de vase, né de l'union fugitive d'une lingère et d'un chevalier, il fut happé par un destin facétieux qui fit de lui un parricide, un proscrit, un croisé, un châtelain éphémère et surtout... un merveilleux conteur. Homme fasciné par les mots, il cueillait les légendes au hasard des chemins, et tenait boutique ambulante de fables et de songeries. Magicien du Verbe, il entraînait son auditoire dans un monde fabuleux peuplé de fées, de licornes... Favori des princes, ami de Jaufré Rudel et de Chrétien de Troyes, il eut l'immense privilège d'assister à la naissance de la littérature française.
Aucune volupté ne surpasse celle qu'on éprouve à l'idée qu'on aurait pu se maintenir dans un état de pure possibilité.
roman
Roman
le royaume du nord : roman
roman
Les personnages de ce roman m'habitaient depuis des années. Leur histoire aussi. Comme tout ce que l'on a si longtemps retenu, ils ont bondi hors de moi d'un coup. La souffrance qu'ils éprouvent m'a couru dans les veines. J'ai porté leur tourment avec eux. Je les ai accompagnés dans chacun de leurs gestes. Chaque mot qu'ils prononcent m'a déchiré le coeur.
récit
" Quelques jours à peine avant que tu nous quittes, nous avons été toutes deux prises d'un fou rire à propos d'un détail tellement prosaïque concernant ta mort. Ce doit être " le jour de la chemise de nuit ". Rappelle-toi la chemise de nuit... Ce jour-là, donc, comme chaque fois que nous avons ri ensemble de quelque chose qui aurait dû nous faire pleurer, je t'ai dit, redevenant sérieuse : " C'est inouï ce qui est en train de se passer maman. Incroyable ce que tu me fais faire. Le chemin... Le chemin que tu me fais parcourir...- Oui, c'est vrai, as-tu répondu, toute pensive. - Il faut... Il faudrait le raconter ! Que d'autres que moi... Je crois que... je voudrais l'écrire... " Tu as pris ton air de sage-femme. Celle qui sait le bon moment des choses en devenir. " Tu penses que c'est important ? Que ce pourrais être utile ? "
Marthe a soixante-dix ans. On pourrait croire que ce n'est plus l'âge de la passion. Pourtant, elle va s'autoriser à la vivre avec Félix, l'homme aux écharpes multicolores, son aîné de dix ans... Une passion faite de l'émerveillement des âmes et aussi de celui des corps. Tout ce qu'une longue vie d'épouse et de mère ne lui a pas donné. Enfants et petits-enfants, qui l'avaient assez vite rangée à la rubrique " troisième âge " et " grand-mère gâteau ", devront assister à la métamorphose de Marthe en cette femme coquelicot, éclatante et fragile, toute au bonheur d'aimer et d'être aimée. C'est un sujet tabou sur lequel la romancière de La Femme en bleu lève ici le voile, dans une époque où la vieillesse se voit intimer l'ordre d'être honteuse ou vaincue. Elle le traite avec une grâce, une émotion, un humour aussi, qui lui ont valu un accueil enthousiaste de la critique et du public. Quand on quitte Marthe, que le sourire de Félix fait rougir, on se dit que l'avenir est glorieux pour celles qui auront le courage d'être de vieilles dames. Josyane Savigneau, Le Monde. Noëlle Châtelet poursuit une œuvre romanesque, poétiquement féminine, qu'habite une grâce légère et où souffle cependant le feu des passions. Dominique Bona, Le Figaro littéraire.
" Elle portait des cheveux un peu plus longs que par le passé. Sa blondeur s'était mêlée d'argent. Son visage gardait la beauté simple qui en était la marque. A peine les rides l'avaient-elles tissé d'un mince réseau de blessures. Le temps s'était déposé en elle, avec sa fatigue et son poids, comme une poussière. Etaient-ce les années vécues sans la voir qui me faisaient la croire plus jeune qu'elle n'était en vérité ? " A la mort de sa mère, le narrateur revient sur les lieux de son enfance, dans une petite ville du Nord inondée par la crue d'une rivière. Durant les trois jours qu'il passera là surgissent les figures disparues, celle de la mère bien sûr, jadis aimée plus que tout, et celle plus inquiétante du père absent dont la légende dit qu'il est mort dans une guerre lointaine. Roman poignant où, par petites touches, Philippe Claudel explore l'amour filial avec une extrême délicatesse et une surprenante réserve.
roman
" Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s'étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu'ils soufflaient l'air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s'effilocher. On n'entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé. " C'est peut-être enfin la paix... hasarda Grosspeil. -La paix mon os ! " lui lança son collègue qui rabattit la .aine trempée sur le corps de la fillette. "
roman
L'envers d'une épopée. Sixième et dernier tome du cycle consacré par Clavel au Nord québécois. Le puissant romancier évoque sobrement le drame des Amérindiens dont le mode et le cadre de vie sont bouleversés et même détruits par l'intrusion du "progrès" blanc, sous forme de barrages hydroélectriques.
roman
poèmes.
"Sur un arc de cercle dans les mouvements publics des rivages la flamme est seule et splendide dans son jugement intègre" Ce volume est constitué de la version définitive de "Soleil cou coupé" et de "Corps perdu", réunis sous le titre général de "Cadastre", auquel s'ajoute le dernier recueil d'Aimé Césaire, "Moi, Laminaire ..."--4ème de couverture.
le royaume du Nord : roman
Nul mieux que Bernard Clavel ne sait communiquer les grands mouvements de la nature, ses splendeurs et ses secrets. Nul mieux que lui n'exprime les émotions des âmes simples. Ses personnages nous bouleversent à force de tendresse et de générosité. Bernard Clavel sait faire parler les coeurs. Il semblait né pour nous conter ce Grand Nord où la vie de chaque jour est encore une aventure, où l'histoire de chaque famille est une vraie saga, ce pays qui renouvelle totalement son inspiration. Avec Harricana commence une grande épopée qui vous envoûtera dès ses premiers frémissements.
On n'oublie jamais le grand amour, même et surtout après l'adieu.Tous ceux qui connaissent mon précédent roman, La Maison de Jade, en reconnaîtront, dans Adieu l'amour, les deux héros.J'ai en fait voulu répondre à une question qui m'a si souvent été posée: comment un homme peut-il se conduire si cruellement avec une femme qui l'aimait trop, mais que lui aussi aimait?Adieu l'amour donne la " version de l'homme ". Mais aussi une suite possible: ce qui se passe quand un homme jeune quitte une femme plus âgée que lui pour se marier et avoir des enfants. Ce qui se passe aussi quand une épidémie soudaine vient imposer sa loi et son ordre à l'échange amoureux.Madeleine Chapsal
passions littéraires
""Les livres, les romans surtout, devinrent mes compagnons d'infortune. Ils apportaient à mon adolescence tourmentée, angoissée, les lumières d'une vie idéale. Ce que je cherchais en eux, outre l'évasion par le rêve, c'était ce qu'on demande d'ordinaire aux cartomanciennes et aux voyants : de me dire mon avenir. De me donner les recettes qui permettaient de maîtriser ma vie, moi qui ne maîtrisais rien, que la plus petite amourette submergeait. D'une certaine façon, mes lectures étaient intéressées. Elles le sont restées. Je demandais aux livres : comment fait-on pour vivre, pour aimer, pour être heureux?" J.-M.R. Cet ouvrage original, qui mêle portraits d'écrivains et morceaux choisis de leurs meilleurs livres, est le fruit d'une longue histoire d'amour. Jean-Marie Rouart est l'un des plus fins connaisseurs de la littérature. Guidé par l'enthousiasme et l'admiration, il nous plonge au coeur des passions littéraires qui ont nourri et enchanté son existence."--Page 4 de la couverture.
roman
Un Pétrolier géant à propulsion nucléaire déchaine contre lui les écologistes jusqu'à ce que l'eau qui s'échappe de ses turbines guérissent miraculeusement les malades. Rapidement le bateau devient un lieu de pélerinage ... Des personnages pittoresques et bien dessinés animent cette farce agréable.
"Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. A l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts: à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais: Dickens, Kipling, Emily Brontë... Quel éblouissement! Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara: avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde."
Muo, myope, puceau et fervent adepte de l'esprit chevaleresque, repart pour la Chine après un long exil en France. Il a décidé de délivrer Volcan de la Vieille Lune, sa fiancée emprisonnée pour avoir divulgué des photos interdites. Or, s'il veut atteindre ce but, Muo doit s'attirer les grâces du cruel juge Di. Il ne dispose que d'une arme : la psychanalyse, inconnue en Chine. Dans son combat, la médecine des âmes s'avérera d'une grande utilité. Muo, devenu psychanalyste ambulant, l'étendard freudien claquant au-dessus de sa bicyclette, progresse vers son aimée à travers un pays en pleine métamorphose, surprenant et même dangereux. Mais Muo est prêt à tout pour satisfaire le juge Di, tyran capricieux qui souffre d'un monstrueux complexe. Avec Le complexe de Di, Dai Sijie livre les tribulations d'un don Quichotte, adepte de Freud, qui sillonne l'empire du Milieu à la recherche d'un remède singulier destiné an juge Di. Une romantique et rocambolesque quête racontée avec humour et finesse.
Pour son troisième roman, Régis de Sà Moreira dresse le portrait d'un libraire, ses rencontres, ses joies, ses peines, ses amis, ses clients, ses amours ... une galerie de personnages réalistes ou farfelus dans le cadre d'une boutique tenue par un homme pour le moins insolite.
roman