Une curieuse solitude
Les folies françaises
Un amour de père
Le petit violon
La dame
L' Immaculée Conception
Paradis
roman
" Etre dans le Paradis, c'est s'apercevoir que tout le reste est parade, parade dans les deux sens du mot : on fait parade, ça se montre, c'est fait dans le monde de la manifestation ; et, d'autre part, parade, ça veut dire en français, comme tu sais, parer un coup. Ça veut dire que ce qui se montre, qui s'exhibe, qui fait tellement parade est aussi une façon de résister... La parade elle-même est une façon de se défendre. L'espèce humaine existe pour se défendre. Contre quoi ? Je laisse la question dans l'obscurité, tout en te faisant remarquer que dans le Samkhya indien on trouve cette superbe image du monde entier comme une danseuse maya d'illusion, qui vient se montrer, qui parade, justement, devant l'Esprit. Tant que l'Esprit est occupé à autre chose - enfin, il est occupé à quelque chose ; on ne sait pas à quoi -, la danseuse fait sa danse qui dure, donc, pendant des millénaires. Et puis, brusquement, l'Esprit la voit ; elle est vue. A ce moment-là, très cérémonieusement, elle salue et elle disparaît. " Philippe Sollers, Vision à New York
Lettres à l'amant
Les lettres à l'Amant constituent un document unique dans l'histoire de notre littérature. Ecrites entre l'été 1961, et l'été 1963, elles sont d'une jeune fille qui devait mourir accidentellement à l'âge de 23 ans, en 1967. De lettre en lettre, mot après mot, de page en page, aveu après aveu, voici, sans hypocrisie ni mensonge, toutes les diaprures du sentiment amoureux dans ses naissances comme dans ses accomplissements. A la question de savoir si l'amour est connaissance, question primordiale, culminante et d'autant plus étonnante qu'elle est posée par un tout jeune être, Mireille Sorgue répond d'elle-même : " C'est dans la mesure où il ignorerait mes pensées que je le tromperais, et non en ayant des pensées qui ne se rapportent pas à lui. " Le temps qu'on sait et qu'on dit compté, l'amour à profusion, une rare exigence d'absolu : voilà les trois traits qui caractérisent le mieux ces Lettres à l'Amant et que dessinent idéalement le visage perdu de Mireille Sorgue.
L'amant
" Je voudrais écrire comment je t'aime. En une longue lettre. Je voudrais faire ce progrès vers toi, réduire autant que c'est possible la distance entre nous, l'ignorance qui la cause. " Celle qui parle ici, et qui n'arrêtera plus de parler, se nomme Mireille Sorgue. Elle a vingt et un ans, et n'arrêtera plus d'avoir cet âge, vouée qu'elle est par sa mort prématurée comme par son œuvre inachevée à célébrer l'amour, et seulement l'amour, auquel, par son âge, elle s'identifie admirablement. Les heures heureuses deviennent des heures nécessaires. Mireille Sorgue, qui pressent que " son temps sera bref ", trouve très vite le langage de l'éternité : ce qui revient à dire qu'elle se découvre de bonne heure, à la fois dans son rôle d'amante et dans sa nécessité d'écrivain : " Je suis ainsi faite que je ne me sens vivre que quand j'essaie de dire ce que je vis. Et que je n'ose me croire amoureuse que quand je suis capable de dire comment je le suis. " De cette prodigieuse aventure littéraire qu'est L'Amant, l'on peut dire ce que Mireille Sorgue écrivait elle-même à propos des sonnets de Louise Labé : " C'est une œuvre libératrice. Cette voix crie ce que la plupart ne savent ou n'osent dire. Elle délivre les amants de leur mutité. " H.B.
La petite fille qui aimait trop les allumettes
roman
Nous avons dû prendre l'univers en main mon frère et moi car un matin peu avant l'aube papa rendit l'âme sans crier gare. Sa dépouille crispée dans une douleur dont il ne restait plus que l'écorce, ses décrets si subitement tombés en poussière, tout ça gisait dans la chambre de l'étage d'où papa nous commandait tout, la veille encore. Il nous fallait des ordres pour ne pas nous affaisser en morceaux, mon frère et moi, c'était notre mortier. Sans papa nous ne savions rien faire. A peine pouvions-nous par nous-mêmes hésiter, exister, avoir peur, souffrir. Ainsi débute ce récit impossible à raconter, à la fois désopilant et grandiose, plein de surprises et d'enchantements, porté de bout en bout par une langue tout ensemble farfelue et éclatante. Ce qui prouve bien deux choses, si besoin était : à savoir que la littérature est d'abord une fête du langage, et que Gaétan Soucy occupe dans nos lettres une place aussi unique qu'incontestable.
Pâques au village
Roman
Touché!
Ces Rêves Qu'on Piétine
Delphine 1
Corrine ou l’italie I
Corrine ou l’italie II
Delphine 2
Zoya
Rome, Naples Et Florence
Les dernières nuits de Paris
"Elle n'aimait que la nuit qu'elle semblait épouser chaque soir, et son allure même ne devenait réelle que lorsqu'elle s'éloignait de la lumière pour pénétrer dans l'obscurité. [...] Elle était la nuit même et sa beauté était nocturne. De même que l'on répète avec une parfaite inconscience : clair comme le jour, on ne pouvait s'empêcher d'estimer Georgette belle comme la nuit. Je songe à ses yeux, à ses dents, à ses mains, à cette pâleur qui la couvrait tout entière. Et je n'oublie pas cette fraîcheur qui l'accompagnait. Il me semble que Georgette devenait plus désirable lorsque la nuit s'avançait, que chaque heure la dépouillait d'un vêtement et rendait sa nudité plus apparente. Tout cela, ce sont des souvenirs qui s'égarent et s'allument, tout cela, ce sont des désirs de la nuit, mais Georgette avait compris que, pour être belle et désirée, il fallait qu'elle s'identifiât à la nuit, au mystère quotidien."
Le rouge et le noir
Lamiel suivi de Armance
Chroniques italiennes
- Eh bien ! puisque votre lâcheté le veut, moi-même je tuerai mon père... Animés par ce peu de paroles fulminantes, et craignant quelque diminution dans le prix convenu, les assassins rentrèrent résolument dans la chambre, et furent suivis par les femmes. L'un d'eux avait un grand clou qu'il posa verticalement sur l'œil du vieillard endormi ; l'autre, qui avait un marteau, lui fit entrer ce clou dans la tête. On fit entrer de même un autre grand clou dans la gorge, de façon que cette pauvre âme, chargée de tant de péchés récents, fût enlevée par les diables ; le corps se débattit, mais en vain.
Souvenirs d'égotisme
suivi de Projets d'autobiographie ; et de Les privilèges
Je n'ai aimé avec passion en ma vie que Cimarosa, Mozart et Shakespeare. A Milan, en 1820, j'avais envie de mettre cela sur ma tombe. Je pensais chaque jour à cette inscription, croyant bien que je n'aurais de tranquillité que dans la tombe. Je voulais une tablette de marbre de la forme d'une carte à jouer.
Lucien Leuwen Tome1
Romans abandonnés
Lucien Leuwen II Edition Etablie Et Anno
L' abbesse de Castro
Des cornichons au chocolat
Beau comme un homme
Une histoire pour chaque matin
Un été, nous dit l'auteur, a vu naître la plus grande partie de ce livre : quelques pages chaque matin. Leur matière : l'imprévu de la veille, les surprises que chaque jour fait à l'écriture, et l'angoisse ou le fol espoir d'une nuit, un sourire de la raison, les pièges de la mémoire. Cela part dans tous les sens, sur des routes, des autoroutes, des sentiers de montagne, et cela fait vite tout un monde, uni dans le désordre, partiel et très présent, singulièrement vrai. Des motos, des autos, un poids lourd, des étudiants, des filles, un amour voué aux serpents d'eau, des soldats, un petit inventeur, un chien trouvé. Les scènes de ce monde se déroulent en Languedoc et dans le Nord, les deux sources géographiques de l'inspiration d'André Stil. Comme l'auteur vous y invite avec son titre, lisez chaque matin une de ces quelque vingt histoires : elle ne vous quittera pas de la journée.
Qui?
Mort d'un jardinier
roman
Les vacances du fantôme
roman
Un bon roman humoristique et satiritique qui, à la fin, "dégénère" un peu inutilement en politique-fiction, comme le signale B. Poirot-Delpech dans ##Le Monde## du 10 octobre 1986. Sujet: un subit transfert de personnalité entre un garçon-boucher catcheur semi-professionnel et un grand avocat parisien écrivain et amateur de femmes et de politique. Pour la détente et le plaisir, une lecture recommandée.
Hors de moi
roman
« J'ai tout perdu, sauf la mémoire. Il m'a volé ma femme, mon travail et mon nom.Je suis le seul à savoir qu'il n'est pas moi: j'en suis la preuve vivante.Mais pour combien de temps ?Et qui va me croire ? »Dédoublement, folie, manipulation mentale ? Explorant une nouvelle fois les mystères de l'identité, Didier van Cauwelaert a écrit un suspense hallucinant, l'odyssée d'un homme seul en lutte contre le mensonge de son entourage... ou sa propre vérité.
Le médecin de charme
roman
Clara Davaine, cinquante ans et femme de cheminot, vient un jour consulter le docteur Robert Ménage. Elle l'a choisi parce qu'il a bonne réputation et qu'il plaît. "Un problème comme toutes les femmes de votre âge en ont ", lui dit-il. Plutôt que de regarder la vérité en face, il préfère s'en tenir à des inactions et des silences. Clara est donc exempté de son mal mais c'est alors que s'efface le "charme " du docteur Ménage. Ce qu'il ne lui a pas dit, elle va le découvrir elle-même, faire l'apprentissage de la vérité dans "son âme et son corps " et comprendre que c'est d'un mal définitif qu'elle est atteinte. Dans ce roman bouleversant, où le calvaire de Clara est décrit avec une émotion et une sensibilité hors du commun, André Stil ne fait pas de procès. Il témoigne de l'inhumaine solitude à laquelle notre société, en toute "innocence ", peut conduire les êtres.
Un déjeuner à Madrid
roman
8 juin 1970, Madrid. Francisco Franco, 77 ans, reçoit Charles de Gaulle, 79 ans. L'un est au pouvoir de façon implacable depuis trente et un ans, l'autre ne l'est plus depuis un an. Franco, l'allié des nazis ; de Gaulle, symbole de la Résistance. Tout semble les opposer, pourtant ils se rencontrent à la demande du Général... Pourquoi ce tête-à-tête ? Et pour quelles raisons déjeunent-ils en familiers ? Qu'ont-ils bien pu se dire ? L'auteur imagine ici l'échange de ces deux hommes peu ordinaires – entre diplomatie et guerre d'ego, dialogue tendu et conversation anodine – et questionne la figure de De Gaulle comme héros national. Ce déjeuner ne serait-il pas la " Faute du Général " ? Avec Un déjeuner à Madrid, Claude Sérillon nous fait entrer dans les coulisses d'un fait historique méconnu et nous livre un roman aussi ingénieux que passionnant.
Le chien arabe
«Vous devriez faire attention à vous, docteur Ollard. Vous pensez avoir tout compris à la condition des Maghribïnes en France parce que vous avez rencontré une gamine et sympathisé avec elle ; mais nous, ça fait des années qu’on est au courant de ce qui se passe dans les cités, c’est notre métier. Nous savons qui fait quoi, et qui représente un réel danger». Sergïne Ollard est vétérinaire à Toulouse. Une adolescente désemparée, Samia, lui demande d’examiner un chien souffrant d’un mal mystérieux que son frère aîné, Nourredine Den Arfa, cache dans une cave. Dans ce quartier gangrené par le trafic de drogue et travaillé par l’islamisme radical, la jeune vétérinaire va se trouver embarquée malgré elle dans un combat entre deux camps qui partagent la même culture de violence. Le roman noir de la France d’aujourd’hui.
L'orange amère
roman
Il n'est pas simple d'avoir deux pères, lorsqu'on a quatorze ans. Et quand les grandes personnes cherchent à vous éduquer à l'aide de proverbes boiteux - " la vie, c'est comme l'orange amère, elle n'est bonne à manger que si l'on en fait des confitures " -, le mieux est sans doute d'oublier leurs conseils, de boucler vos valises et de partir à l'aventure. Jeanne ressemble à une petite guerrière intransigeante et sans haine. Elle est née au pied des montagnes, dans le village de Chavignin. Elle deviendra peut-être bonne sœur dans un couvent d'Ursulines, mais il se peut aussi qu'elle devienne bruiteuse, globe-trotter ou comédienne. Par l'auteur d'Un aller simple, Prix Goncourt 1994.
Cloner le Christ?
C'est la plus grande énigme du monde, ou la plus belle arnaque de tous les temps. De la quête du Saint Graal aux manipulations génétiques, le sang de Jésus n'a jamais nourri autant de fantasmes qu'à notre époque, où certains voudraient remplacer l'eucharistie par le clonage. Mais quelle réalité se cache derrière ces fantasmes ? Le même sang imprègne-t-il vraiment les reliques de la Passion - Linceul de Turin, Suaire d'Oviedo, Tunique d'Argenteuil ? Si elles sont authentiques, comment s'explique l'incroyable conservation des globules rouges et blancs que les biologistes y ont découverts ? L'ADN attribué à Jésus est-il réellement exploitable ? Et quel est le but de ceux qui, aujourd'hui, tentent le diable en voulant réincarner Dieu ? Quand j'écrivais L'Evangile de Jimmy, en 2004, j'ignorais à quel point le sujet de mon roman était déjà devenu réalité.
La demi-pensionnaire
roman
La Vie Interdite
L'évangile de Jimmy
roman
La Nostalgie De L'honneur
Aurélien, ou, L'écriture indirecte
L' enfant des sept mers
La femme pressée
Un feuilleton qui se lit d'une traite. Outre la protagoniste du titre au caractère fascinant, son partenaire-adversaire qui est un reporter audacieux nous transporte à travers le monde des années 1920-1935. Excellente lecture d'évasion.
L'éducation d'une fée
roman
Que faire lorsque la femme de votre vie décide de vous quitter parce qu'elle vous aime ? Comment sauver le couple de ses parents quand on a huit ans ? Une fille à la dérive peut-elle devenir une fée parce qu'un petit garçon a décidé de croire en elle ? Avec la force, l'humour et le style qui ont fait le succès de tous ses romans, Didier van Cauwelaert, prix Goncourt pour Un aller simple, nous montre une fois encore comment le quotidien le plus cruel peut basculer dans le merveilleux, et la détresse ouvrir le chemin d'une seconde vie.
Hannah
roman
