La saison de loups
Roman
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En ce féroce hiver de l'an 1639, ils fuient leur Franche-Comté ravagée par la peste et la guerre... Guidés par le charpentier Bisontin-La-Vertu, ils sont là quelques-uns qui marchent obstinément, affrontant le froid, la faim et les loups. Ils marchent vers la pays de Vaud, vers le Léman...
une histoire d'amour interdite, à l'époque où tout était permis : roman
"La première chose que je vis d'elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu'enserrait la bride d'une sandale bleue..." Cette jeune femme qui descend l'escalier d'un restaurant de Manhattan, élégante, rieuse, assurée, c'est Rebecca Lynch. Werner Zilch, qui l'observe, ne sait pas encore que la jeune artiste est aussi une richissime héritière. Werner n'a pour lui que ses yeux bleus délavés. Son nom étrange. Et une énergie folle : enfant adopté par un couple de la classe moyenne, il rêve de conquérir New-York avec son ami Marcus. Werner poursuit Rebecca, se donne à elle, la prend : leur amour fou les conduit dans la ville en pleine effervescence au temps de Warhol, Patti Smith et Bob Dylan... Jusqu'au jour où Werner est présenté à la mère de Rebecca, Judith, qui s'effondre en voyant son visage. Ainsi se rouvre le dossier douloureux des origines de Werner. Qui Judith a-t-elle reconnue dans ces traits blonds et ces yeux presque gris ? Quels souvenirs hideux cache-t-elle sous ses bracelets d'or ? "Le dernier des nôtres", c'est une histoire d'amour impossible au temps où tout était possible : Rebecca disparaît sans explications ; Werner élève des gratte-ciels flamboyants, et voit ses nuits traversées de rêves incendiaires. L'auteur nous guide avec puissance et émotion dans ces mondes que tout éloigne : l'Amérique libre, joyeuse, insouciante ; l'Allemagne nazie, la destruction de Dresde et les débuts de la guerre froide où Soviétiques et Américains se disputent le génial et sulfureux professeur Von Braun, l'inventeur des missiles V2... Vous qui aimez les femmes et les hommes, les enfants perdus, leurs histoires d'amour et de mort, vous lirez d'un trait ce roman hors du commun. Adélaïde de Clermont-Tonnerre tisse une toile énigmatique, drôle, sensuelle, traversée de personnages inoubliables. Certains glorieux et vrais, d'autres inconnus, admirables et tourmentés... Surtout, vous saurez enfin qui est le dernier des nôtres...
1947. Le dernier des vice-rois des Indes britanniques, Lord Mountbatten, est intronisé à New-Delhi. Lady Edwina, sa femme, est l'une des grandes dames de l'aristocratie anglaise, l'une des plus libertines, et sans doute la plus émancipée. Leur interlocuteur privilégié, le pandit Nehru, vient d'être libéré de sa prison. Bientôt, il deviendra le Premier ministre de l'Inde libre. Tout semble opposer Edwina et Nehru et pourtant, entre l'Indien rebelle à l'Angleterre et la lady anglaise naît une passion impossible que Lord Mountbatten, le mari, accepte avec noblesse. Ils se débattent dans les sanglants événements qui suivent le partage des Indes en deux pays, le Pakistan et l'Inde. En quelques semaines, massacres religieux et épidémies font plus de cinq cent mille morts dans les villages et sur les routes. Seul un vieil homme de soixante-quatorze ans a compris l'imminence de ce désastre. Le Mahatma Gandhi mourra assassiné après avoir apaisé les guerres de religion de son pays, mais aussi sans avoir pu empêcher le dépeçage des Indes. Quelques mois plus tard, les Mountbatten retournent en Angleterre. Mais l'amour continue entre Edwina et Nehru. Pendant douze ans, ils s'écrivent chaque nuit et vivent ensemble un mois par an. Jusqu'à la mort d'Edwina. Cette incroyable histoire, légendaire dans l'Inde d'aujourd'hui, fait entrer Nehru et Edwina dans le ciel magnifique des amants séparés, comme Titus et Bérénice, couple mythique au cœur d'une épopée et cependant nos contemporains. Après La Senora, Catherine Clément aborde un moment d'histoire du XXe siècle, un moment d'éternité. Ce roman où tout est vrai réunit la folie meurtrière qui engendra deux nations et l'amour fou de deux êtres aussi tendres qu'héroïques.
Roman
Léonce et sa vieille mère vivent maintenant seuls dans l'ancienne propriété à l'abandon, prise en étau entre la rivière et la nationale. Tout près, de l'autre côté de la route, les maisons blanches du lotissement gagnent chaque jour du terrain. Le souvenir des années 20 les hante. Mangée par une glycine en fleurs, la maison apparaissait au milieu d'un parc immense, dans les allées impeccables duquel s'épanouissaient lilas et seringas, chênes et séquoias, massifs d'églantiers, de rosiers et de pivoines. Mais dans ces lieux trop paisibles le père de Léonce s'ennuyait et rêvait d'aventures exotiques. Encouragé par un notaire véreux, il abandonna femme et enfant pour les rives du Congo : l'Empire colonial serait, à n'en pas douter, le théâtre de ses retentissants succès...
" J'ai longtemps rêvé que ma mère était noire. Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. Puis j'ai découvert, lorsque mon père, à l'âge de la retraite, est revenu vivre avec nous en France, que c'était lui l'Africain. Cela a été difficile à admettre. Il m'a fallu retourner en arrière, recommencer, essayer de comprendre. En souvenir de cela, j'ai écrit ce petit livre. "Hierdie publikasie is die eerste Afrikaanse vertaling van die 2008 Nobelpryswenner vir letterkunde, Jean-Marie Le Clézio, se werk.“... Ek het lank gedroom dat ek ’n swart ma gehad het. Om die werklikheid te ontvlug ná my terugkeer uit Afrika, na hierdie land, hierdie stad waar ek niemand geken het nie, waar ek ’n vreemdeling geword het, het ek vir my ’n geskiedenis geskep, ’n verlede. Toe my pa ná sy aftrede weer by ons in Frankryk kom woon het, het ek ontdek dat hy eintlik die Afrikaan was. Dit was moeilik om te verwerk. Ek moes ’n draai in die verlede gaan maak, weer oor begin, en probeer verstaan ...”– Jean-Marie Le Clézio
De ce voyage vers la Saguia el Hamra, nous avions parlé depuis la première fois que nous nous étions rencontrés. Les circonstances, nos occupations, nos préoccupations familiales, ainsi que la situation troublée dans laquelle se trouvait une grande partie du territoire des nomades Aroussiyine avaient rendu ce retour improbable, voire impossible. Et voici que tout d'un coup, alors que nous n'y songions plus, le voyage devint possible. Il était venu à nous quand nous ne l'espérions plus. Nous pouvions en parler d'une façon très simple, comme s'il s'agissait de visiter une province lointaine. Entendre parler les Aroussiyine, les approcher, les toucher. De quoi vivaient-ils ? Avaient-ils toujours des troupeaux de chameaux et de chèvres, élevaient-ils toujours des autruches ? Combien étaient-ils ? Avaient-ils changé au cours des siècles, depuis que Sidi Ahmed el Aroussi avait fondé la tribu ? Nous voulions entendre résonner les noms que la mère de Jemia lui avait appris, comme une légende ancienne, et qui prenaient maintenant un sens différent, un sens vivant : les femmes bleues ; l'assemblée du vendredi ; les Chorfa, descendants du Prophète ; les Aït Jmal, le Peuple du chameau ; les Ahel Mouzna, les Gens des nuages, à la poursuite de la pluie. Nous sommes partis sans réfléchir, sans savoir où nous allions, sans être même sûrs que nous y arriverions. Jemia et J.M.G. Le Clézio
Albert Cohen a publié Solal en 1930, Mangeclous en 1938 et Le livre de ma mère en 1954. En 1968, le Grand Prix du roman de l'Académie française lui est décerné pour Belle du Seigneur. En 1969, il publie Les Valeureux, en 1972, 0 vous, frères humains, et en 1979, Carnets 1978. Il est mort à Genève le 17 octobre 1981.
surnommé aussi Longues dents et Oeil de satan ...
Roman
Peu de livres ont connu un succès aussi constant que "Le livre de ma mère". Ce livre bouleversant est l'évocation d'une femme à la fois «quotidienne» et sublime, une mère, aujourd'hui morte, qui n'a vécu que pour son fils et par son fils. Ce livre d'un fils est aussi le livre de tous les fils. Chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et regard d'amour. Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu'il s'adresse à lui-même lorsqu'il pense à telle circonstance où il s'est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. Regrets ou remords toujours tardifs. «Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis.» [site de l'éd.].
Aristocrate déchue et vieillissante, Julie de Carneilhan vit dans un meublé, mais sa brosse à cheveux porte toujours son blason et l'odeur de la meute est accrochée à ses vêtements râpés. Sa faiblesse est d'aimer toujours son second mari, Herbert, remarié avec une femme riche. Une crise cardiaque terrasse Herbert. Il appelle Julie, elle accourt. Quand elle comprend qu'il prépare encore une fois une manœuvre sordide, elle s'en retourne, cavalière toujours fière, vers sa terre natale.
De relatie van een seropositieve dertigjarige biseksuele man met een tien jaar jonger meisje is intens en dramatisch.
roman
1er janvier 1965. Dans un parc de Tokyo, peu avant l'aube, un homme entame le rituel du seppuku, le suicide des samouraïs d'antan. Quelques jours après, un attaché de l'ambassade de France au Japon reçoit un curieux paquet abritant une suite de trente-six carnets : l'histoire d'Emile Monroig, ami et mentor du narrateur au pays du Soleil-Levant. Français comme lui, Monroig a choisi de lui confier, en guise de testament, le roman de sa vie. Qui était Monroig ? Comment en est-il arrivé à mettre fin à ses jours, dans la grande tradition nippone ? Se prénommait-il Emile, Maurice, ou Wolfgang ? A mesure que les carnets s'égrènent, le narrateur, et avec lui le lecteur, sont emportés dans un drame personnel qui épouse les méandres de la grande Histoire, du Berlin nazi d'avant-guerre où Monroig vit le jour, au Paris de la Libération, jusqu'à la Corée où il couvrira en tant qu'envoyé spécial d'un quotidien français le premier grand conflit de la guerre froide. Jusqu'à ce que son destin, scellé depuis l'enfance, le rattrape enfin, au Japon, cet archipel du bout du monde, pour le meilleur et pour le pire...
roman
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Roman
noire de Salem
roman.
Roman
Le narrateur n'a pas de nom, il approche de ses quarante-quatre ans, un chiffre réversible. Scientifique de formation, il est devenu grutier, tout en gardant son intérêt pour la civilisation et la littérature gréco-latines. Il joue au poker comme d'autres joueraient à la roulette, et collectionne de précieux poissons d'aquarium. Le souvenir de deux femmes autrefois aimées continue de le hanter. La rencontre avec Robert, un cuisinier proche de la retraite, spécialiste des sauces, va l'éveiller à la possibilité d'une nouvelle vie, qui le sorte de ses obsessions et de ses remords. Un troisième personnage va orienter la rencontre vers le drame : Maran, un milliardaire qui entend échapper au fisc en se protégeant derrière la frontière franco-suisse. Un poisson hors de l'eau fait la part belle au non-dit, à (allusion, et emprunte le ton de la récitation intérieure pour orchestrer un carrousel de voix obéissant au double principe de l'association d'idées et du coq-à-l'âne. Le récit progresse selon une implacable logique de la fatalité, sans jamais oublier l'humour et l'ironie du hasard.
roman
Est-ce que vous n'allez pas retourner chez vous ? Chez moi ? Si seulement je savais où c'est. Oui, le hasard m'a fait naître à la Guadeloupe. Mais, dans ma famille, personne ne veut de moi. A part cela, j'ai vécu en France. Un homme m'a emmenée puis larguée dans un pays d'Afrique. De là, un autre m'a emmenée aux Etats-Unis, puis ramenée en Afrique pour m'y larguer à présent, lui aussi, au Cap. Ah, j'oubliais, j'ai aussi vécu au Japon. Cela fait une belle charade, pas vrai ? Non, mon seul pays, c'était Stephen. Là où il est, je reste. La disparition de Stephen, assassiné dans une rue du Cap, est le dernier coup du sort pour Rosélie Thibaudin... Un drame qui la frappe de plein fouet, mettant un terme brutal à vingt ans d'un bonheur apparemment tranquille. En effet, exilée, étrangère dans tous les pays, Rosélie cumule toutes les " tares " : elle a quitté son île pour " l'Afrique marâtre " et a formé un couple mixte avec un Blanc " même pas métropolitain ". Dans une Afrique du Sud berceau de tous les racismes, Rosélie devra réapprendre à vivre seule.
roman fantastique
"... Elle ne parlait guère. Elle ne semblait pas curieuse, excitée comme ses compagnes, impatientes de commencer leur apostolat. En plus, sa couleur la mettait à part, cette peau noire qui l'habillait comme un vêtement de grand deuil. Elle n'était pas franchement négresse. Plutôt métisse d'on ne savait combien de races. Elle ne portait pas l'habit religieux, n'ayant pas prononcé de vœux. Elle était vêtue d'une stricte robe grise et portait autour du cou un foulard coupé en deux par un ruban qui soutenait une massive croix en or. Hiver comme été, matin, midi et soir, elle ne quittait jamais ce foulard, toujours noué serré, assorti à la couleur de ses vêtements. D'où sortait-elle ? De la Guadeloupe ou de la Martinique. Enfin, d'une de ces colonies qui n'ont de françaises que le nom, habitées par des nègres baptisés, qui font quand même bamboulas, jurent comme des païens, battent le tambour et boivent des alcools forts... " Une nouvelle fois, avec la force et la cruauté qui hantent son œuvre, Maryse Condé met en scène le supplice des peuples opprimés et plus particulièrement celui des femmes martyrisées. Dans ce roman " endiablé " où les vivants et les morts se mêlent parfois amoureusement, Maryse Condé trace à l'encre rouge sang le destin de Célanire Pinceau, bébé sacrifié à sa naissance sur l'autel de la réussite politique d'un Blanc et qui n'aura pas assez de toute sa vie pour se venger du crime dont elle a été la victime.
Mère, sueur, épouse, père ou frère, ils sont nombreux à aimer un soldat en cet été 1914. Et puis, de longs mois durant, la guerre emporte l'homme qui est tout pour eux. Enfin, un jour, une lettre de l'armée annonce que celui-ci est porté disparu... Mais " disparu " n'est pas " mort ", et sans preuve, sans corps, sans sépulture, comment admettre que celui qui est leur raison de vivre a réellement été tué ? Comment ne pas se persuader qu'il s'est simplement perdu en route, caché quelque part, qu'il traîne un peu peut-être, mais qu'il va sûrement revenir... Comment ne pas l'attendre, au risque d'y passer sa vie ? Et puis un jour, comme un coup de tonnerre, on apprend qu'un soldat a été retrouvé : un soldat amnésique, inconnu, un soldat qui pourrait être n'importe qui. Un soldat qui, en réveillant l'espoir de centaines de gens, va leur offrir une chance de renaître à la vie... En s'inspirant de l'histoire authentique du soldat amnésique de Rodez, Isabelle Condou explore l'étrangeté du deuil impossible dans un texte dont le mystère se teinte de poésie.