En avant comme avant !
roman
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Chronique villageoise gaspésienne - conçue comme un scénario de film. Selon M. Laurin, des "scènes cocasses campagnardes" composant une oeuvre digressive, grasse, aguicheuse et naïve. Une caricature d'intérêt limité. Prix Robert-Cliche 1990 (on peut se demander à partir de quels critères). [SDM].
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La déglingue " Ma mère était une rieuse, une moqueuse( ...) Pour elle, les locataires du soixante quatorze avenue Ledru Rollin - l'immeuble sordide où nous avions émigré après la faillite de papa - n'étaient pas madame Morel, monsieur Bénin, les Falkenberg ou les Paposki mais Belle-en-cuisses, le père Cocu-Content, les Mangeurs-de-pelures et les Grandes Oreilles (...) Et puis c'est elle qui est tombée. Un dimanche de février Tombée pas vieille. Entraînant dans sa chute tout ce qui me restait encore d'enfance. " Remo Forlani nous entraîne dans l'univers singulier des Italiens de Paris sous l'occupation. De la gare de Lyon au Palais Royal se joue une tragi-comédie dont les acteurs sont magnifiques. Chant d'amour pour une mère brisée par les malheurs et pour un père buveur grandiose et provocateur. Chronique violente et crue transcendée par un humour décapant, La déglingue est le premier roman de Remo Forlani qui soit autobiographique à cent pour cent.
Bien sûr, cette fête de dentistes et de femmes de dentistes et de relations de papa et maman, cette nuit, n'était ni plus ni moins débile que toutes les fêtes. Ils ont trop bu, trop fait de singeries, trop dansé, la robe de maman laissait trop voir ses jolis gros seins, et c'était la honte comme toujours. Mais ça aurait pu ne pas si mal tourner. Ça a mal tourné. Papa est parti, maman aussi. On est dimanche. Laurette et Jérôme, les grands, Manu et Paméla, les petits, le hamster et la souris sont seuls à la maison. On est lundi, papa et maman ne sont toujours pas rentrés, une autre vie commence.
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Roman
L'avocat Gilles Hector ignore qui est sa mère. Eclairagiste de cinéma, son père lui laisse à sa mort des photos et des bouts d'essai d'actrices, parmi lesquelles elle se trouve. Gilles se lance dans des recherches et rencontre une femme mariée qui considère les questions plus importantes que les réponses. Son enquête le mène aux studios de la Victorine.
Nouvelles
féminologie II
" C'est une voix a la fois insistante et retenue, chargée de passion, pleine d'une imagination créatrice, et révélatrice de secrets, une voix que je n'ai trouvée que dans Rimbaud... Ce que j'essaie de dire ici va beaucoup plus loin que reconnaître l'importance d'une des tendances du féminisme ; il s'agit de percevoir le passage, faut-il dire la mutation, d'une culture à une autre. " Ainsi s'exprime Alain Touraine à propos de ce qu'il appelle " le postféminisme " d'Antoinette Fouque. Ces essais de " féminologie " II démasquent " l'envie de l'utérus " sous le diktat freudo-lacanien d'une libido unique d'essence mâle et affirment une " libido creandi " grâce à laquelle le XXIe siècle sera " géni(t)al " ou ne sera pas. L'expérience de la gestation et la symbolisation de la génésique rendent possible le passage d'un mode de pensée idéologique et religieux à un mode de pensée scientifique et matérialiste.
De novembre 2000 à juin 2003, j'ai vécu au Caire. Cinq fois par semaine, chaque petit matin et sans jamais faillir pendant plus de cinq cents jours, j'ai donné des nouvelles à quatre-vingt-dix-huit amis. Je me levais tôt. J'écrivais à la main. Je tapais sur mon écran. J'envoyais. Sans me retourner, sans me lire ni me relire. Le reste du jour, je me tenais sur le qui-vive, guettant la chose vue, vécue ou entendue, qui serait le "poil de cairote" du lendemain. Je ne savais rien de l'Égypte et je m'y trouvais soudain pour travailler. Je me doutais simplement que c'était un ailleurs fort. De moi, je savais que j'étais une machine occidentale assez finement réglée et que j'enchaînais sur quatre années passées à San Francisco. On ne pouvait guère rêver changement plus radical, ni surtout changement plus radicalement inscrit dans l'Histoire en train de se faire. Mon attention ne s'est pas portée sur les grands mouvements historiques, pas davantage sur le passé de l'Égypte, encore moins sur les mystères fumeux qui enrobent la recherche archéologique lorsqu'elle prétend racoler le grand public. Tout cela m'a intéressé, mais ce n'est pas ce dont le voulais entretenir mes amis. Je souhaitais, plus banalement, leur donner un regard quotidien sur Le Caire, dire ce que je voyais avec mes yeux malhabiles et partisans d'occidental, et le faire avec une régularité de métronome qui garantissait une certaine présence des intermittences du cœur, des sautes d'humeur, des semaines creuses et des jours pleins.
nouvelles.
Roman
récit.
Cléopâtre... Pour les uns, une intrigante, accrochée au luxe d'un trône inutile. Pour les autres, l'archétype de l'Orientale ensorceleuse et perverse. " Un monstre fatal ", écrit Horace. " La pouliche du diable ", ajoute Shakespeare. Paradoxalement, alors qu'il ne reste presque rien d'elle, c'est la propagande forgée par Rome, qui la redouta, et par l'empereur Auguste, son vainqueur, qui a valu à la dernière reine d'Egypte une gloire ambiguë, auréolée de légende. Irène Frain a voulu retrouver la femme enfouie sous ces stéréotypes. Elle a découvert une femme politique de premier ordre, qui poursuivit avec les plus grands hommes de son temps - César, puis Antoine - le rêve de reconstituer l'empire d'Alexandre, d'unir l'Orient et l'Occident. Une femme de chair, aussi, qui fut mère et amante, qui rêva, aima, désespéra... Renouant avec ses études de lettres anciennes, accumulant une riche documentation, multipliant les voyages à Alexandrie, la romancière du Nabab et biographe de Devi a suivi pas à pas les traces de son héroïne, pour nous donner ce fabuleux portrait de la femme la plus dérangeante du monde antique. Pour tenir le pari de maintenir le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page, il fallait que le portrait de la première femme politique de l'histoire fût écrit tel un roman. Et comme romancière, Irène Frain est au mieux de sa forme.
roman
Roman
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Un roman sur le divorce, que l'auteur suggère avoir écrit avec sa part féminine. Prix Renaudot 1991. Première sélection Goncourt 1991.
Roman
les aventures de Boro, reporter photographe
Rescapé des geôles de Franco et des alcôves de Londres, Berlin ou Paris, Boro a fait son chemin depuis ce jour de 1931, à Munich, où il vola l'image d'un petit personnage botté offrant des fleurs à une certaine Eva Braun. 1939. Hitler s'apprête à mettre l'Europe à feu et à sang. En Inde, notre incorrigible reporter photographe a rencontré une fausse princesse roumaine qui lui accorde toutes ses faveurs mais lui interdit d'utiliser sa machine à écrire de la marque inconnue " Enigma ". " Y toucher, le prévient-elle, te condamnerait à mort ". En dérobant " Enigma ", Boro ignore qu'il s'est emparé du plus sophistiqué des instruments de décodage du IIIe Reich. Désormais, où qu'il aille, les nazis ne le lâcheront plus.
Roman
Roman
Le Cochon Rose, la charcuterie la plus ancienne et la plus réputée de Montmartre, est condamnée à disparaître. Sur son emplacement doivent être édifiés un théâtre et une école de danse. Camille Bouchagrain, propriétaire du Cochon Rose, personnage turbulent et poète à ses heures, va s'insurger à sa façon contre les promoteurs et mettre à jour le conflit qui divise désormais Montmartre : les opposants au béton aux prises avec les partisans du théâtre, la saucisse et l'andouille en guerre contre l'Art. A Montmartre, l'été promet d'être agité. D'autant que se manifestent d'étranges apparitions qui vont attirer bientôt une nuée d'envoyés spéciaux venus du monde entier...
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