Les oiseaux vont mourir au Pérou
Gloire à nos illustres pionniers
Gloire à nos illustres pionniers
roman
Le roman de Laurent Gaudé met en scène la vengeance de Filippo Scalfaro, dont le fils a été tué d'une balle perdue dans les rues de Naples en 1980. Dans les guerres, la pauvreté ou l'exil, l'auteur cherche à faire entendre la dimension solaire dont chaque personnage illumine sa propre trajectoire.
On retient souvent de Gautier l'image d'un conteur chatoyant jouant avec une nonchalance sereine des prestiges du langage. Mais Baudelaire avait su deviner chez ce poète des apparences une " intelligence innée de la correspondance et du symbolisme universels ". Sous la légèreté des récits court la hantise du temps et de la mort.
"J'ai 38 ans et je vois bien que ma vie part en couilles" (p. 60). Douze nouvelles tres parisiennes (l'argot) dont les cibles sont des petits-bourgeois attaches a leur confort. Le ton, souvent leger ou desinvolte, se gonfle parfois jusqu'a la derision. [SDM].
La 4e de couverture indique : "A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte - un peu tard - que l'on s'est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. A sa manière : plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché."
roman
L'origine de leur lignée condamne les Scorta à l'opprobre. A Montepuccio, leur petit village d'Italie du Sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait voeu de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu'ils appellent "l'argent de New York", leur richesse est aussi immatérielle qu'une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie.Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela confie au curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer. Roman solaire, profondément humaniste, le livre de Laurent Gaudé met en scène, de 1870 à nos jours, l'existence de cette famille des Pouilles à laquelle chaque génération, chaque individualité, tente d'apporter, au gré de son propre destin, la fierté d'être un Scorta, et la révélation du bonheur.
roman
Dans une Antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d'un empire immense, s'apprête à marier sa fille. Mais au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate - c'est Troie assiégée, c'est Thèbes livrée à la haine. Le monarque s'éteint; son plus jeune fils s'en va parcourir le continent pour édifier sept tombeaux à l'image de ce que fut le vénéré et aussi le haïssable roi Tsongor. Roman des origines, récit épique et initiatique, le livre de Laurent Gaudé déploie dans une langue enivrante les étendards de la bravoure, la flamboyante beauté des héros, mais aussi l'insidieuse révélation, en eux, de la défaite. Car en chacun doit s'accomplir, de quelque manière, l'apprentissage de la honte.
Billie, Mathilde et Yann
Billie a 13 ans. Elle n'a connu que les coups et la misère. Un matin, en classe, elle découvre "On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset et l'amitié. Sa vie va changer. Mathilde a 24 ans. Un jour, elle oublie son sac à main dans un café. Un homme le lui rend la semaine suivante et, à cause de cet homme justement, elle décide de changer de vie. Yann a 26 ans. Un soir, il rend service à son voisin de palier qui l'invite à dîner pour le remercier. Au cours de cette soirée, il réalise que sa vie n'a aucun intérêt et qu'il doit tout recommencer. Trois prénoms. Trois histoires. Trois jeunes gens d'aujourd'hui, déterminés et courageux, qui préfèrent encore se tromper de vie plutôt que de n'en vivre aucune.
Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l'impression d'avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu'il est devant l'évier, s'asperge le visage en gémissant. Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez ... c'est fini. C'est fini, tu comprends? Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l'appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tour se fissure en lui; et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l'évidence : l'échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.
Roman
Le merle bleu est un drôle d'oiseau. Solitaire, migrateur discret du pourtour méditerranéen, vivant à l'écart dans des paysages de pierres et de ruines, il possède néanmoins un chant capable d'émouvoir et de ravir les cœurs les plus secs. Ceux de M. René et de Mme Clô, par exemple, un couple d'ornithologues âgés, repliés dans leur paisible et monotone retraite d'Uzès et qui ont fait de l'étude de cet oiseau la dernière passion de leur existence. Survient le merle bleu, en l'occurrence un jeune homme venu d'ailleurs, un migrateur lui aussi. Il dit s'appeler Alain, être écrivain. Il s'installe dans leur nid et dans leur vie. Il les change, il change à leur contact. Et c'est ainsi que le professeur désabusé, l'impérieuse bourgeoise de province et le séduisant inconnu découvrent à tour de rôle le bonheur d'être ce qu'ils n'avaient jamais été.
" Mon casier judiciaire est vierge et je n'ai pas de goût pour les jeunes garçons : or les écrits de Genet m'ont touché. S'ils me touchent, c'est qu'ils me concernent ; s'ils me concernent, c'est que j'en peux tirer profit. " Jean-Paul Sartre Saint Genet, comédien et martyr
[roman]
roman
Récit
roman
Un beau conte, dans un Québec de fantaisie et d'enfance. Une histoire simple, celle de la jeune Vanessa et de son papa Lonnie. Une poétique chasse au trésor et au bonheur. Un livre rafraîchissant, sentimental, et pourtant cruel. Gilles Pudlowski parle d'une "littérature physique, toute chargée d'odeurs, de musique, de saveurs", "d'une saga des humbles muée en légende". En naïf, merveilleusement, roué, ébloui et navré, Alain Gerber, sait faire battre les coeurs, émouvoir et captiver. Dans ce contexte, l'intérêt littéraire du livre devient une question superflue.
roman
Ce roman ne prétend pas rassembler les témoignages véridiques de l'entourage de Chet, excepté ceux, inédits, de Riccardo del Fra et de Jean-Louis Chautemps. Les propos prêtés, par exemple, à Vera - la mère, la confidente - , aux musiciens amis ou ennemis, et, bien sûr, à Chet lui-même, sont de pures spéculations. Le lieutenant Daniel Bernard Levin ou l'ignoble paparazzi Prezzolini, comme le poète " beat " Steve Parmighetti sont, eux, entièrement issus de l'imagination du romancier. C'est ainsi qu'Alain Gerber entend restituer, au plus près, par le biais de la fiction, ce que fut vraiment Chet Baker ; et il " peut bien tordre le cou aux légendes souvent forgées par les musiciens eux-mêmes, la réalité du jazz est bien plus belle sous sa plume ".
Ou Les aventures ordinaires du chat Nelson
roman
roman
L'univers romanesque de Sylvie Germain est hanté par d'étranges forces, d'inquiétants personnages. Franz-Georg, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, " il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu'au jour de sa naissance ". Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désapprendre ce passé qu'on lui a inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche à l'oreille roussie: Magnus. Dense, troublante, cette quête d'identité a la beauté du conte et porte le poids implacable de l'Histoire. Elle s'inscrit au cœur d'une œuvre impressionnante de force et de cohérence qui fait de Sylvie Germain, prix Femina pour Jours de colère, un des écrivains majeurs de notre temps.
roman
"Une correspondance incomplète, des clichés clandestins, un journal codé, voilà les premières cartes du jeu de patience que va mener Elisabeth Bathori, une historienne de la photographie, et qui l'emmènera bien plus loin qu'elle ne le pensait. Car L'Odeur de la forêt est une traversée de la perte, à la recherche des histoires de disparus, avalés par la guerre - la Première puis la Seconde Guerre mondiale -, le temps et le silence. Mais ce roman ample, prolifique, multiple, célèbre aussi et surtout la force inattendue de l'amour et de la mémoire, lorsqu'il s'agit d'éclairer le devenir de leurs traces : celles qui éclairent, mais aussi dévorent les vivants." (4e de couv.).
Roman
" Ma mort me fut aussi douce que la pointe du roseau trempant ses fibres dans l'encrier, plus rapide que l'encre bue par le papier. " Ainsi parle Rikkat, la calligraphe ottomane, d'une voix flottant entre ombre et lumière, alors qu'elle entreprend le récit de sa vie. En 1923, adolescente, elle sait déjà que rien ne pourra la détourner de la calligraphie. Pourtant, la même année, rompant avec l'Islam, la république d'Atatürk abolit progressivement la langue et l'écriture arabes au profit d'une version modifiée de l'alphabet latin. Serviteurs d'Allah et des sultans, les " ouvriers de l'écriture " sont mis au rebut et leurs écoles délaissées. Dans l'une d'elles se croisent Selim, l'ancêtre virtuose, et Rikkat, chargée de fournir papier et roseaux taillés à ces vieillards tenus en mépris par le nouveau régime. Le suicide de Selim va sceller un pacte inviolable entre la jeune élève et l'art des calligraphes. Avant de mourir, l'homme lui a légué son écritoire et son encre d'or, et il lui léguera bien davantage au cours de ses facétieuses visites d'outre-tombe. Mais la passion de la calligraphie possède Rikkat autant qu'elle la dépossède : sa vie de femme et de mère n'est qu'une succession de ruptures et d'abandons. Et c'est toujours dans l'écriture qu'elle s'épanche, communiquant alors aux arabesques une émotion qui humanise et modernise cet art immémorial. Mêlant le monde méconnu des pratiques scripturales - royaume de l'étrange et du mysticisme - et la Turquie contemporaine livrée aux influences occidentales, Yasmine Ghata signe un premier roman classique et inspiré.
Roman
roman
6 juin 1944, Omaha Beach. Le G.I. Walton Zimmermann débarque sous le feu allemand. Près de Caen, le sous-lieutenant de la Waffen SS, Karl Zimmerman, s'apprête à affronter les forces alliées à la tête de sa colonne de Panzer SS.
La 4e de couv. indique : "Un matin, j'eus une curieuse rélévation sur moi-même : Moktir, le seul des protégés de ma femme qui ne m'irritât point, était seul avec moi dans ma chambre. Je me tenais debout auprès du feu, les deux coudes sur la cheminée, devant un livre, et je paraissais absorbé, mais pouvais voir se refléter dans la glace les mouvements de l'enfant à qui je tournais le dos. Une curiosité que je ne m'expliquais pas bien me faisait surveiller ses gestes. Moktir ne se savait pas observé et me croyait plongé dans la lecture. Je le vis s'approcher sans bruit d'une table où Marceline avait posé, près d'un ouvrage, une paire de petits ciseaux, s'en emparer furtivement, et d'un coup les engouffrer dans son burnous."
roman
C'est dans la France de François Ier, continûment en guerre contre Charles Quint et les Impériaux, que Franz-Olivier Giesbert convie ses lecteurs. Plus précisément dans une Provence pas encore bien arrimée au royaume, théâtre de tous les jeux et contre-jeux, alliances et divorces, des multiples forces en présence. François Ier, un temps tolérant à l'endroit des protestants, décide d'en finir. Et pour rétablir un ordre menacé, il fait massacrer, avec le renfort des troupes papales, ceux qu'on appelle les Vaudois. (Les Vaudois, héritiers d'une secte dissidente de l'Eglise catholique, fondée au xiie siècle, étaient assez proches des protestants auxquels ils s'allièrent, et avec qui ils furent confondus lors des massacres de 1532.) Le héros de ce roman est un maître chirurgien, fort cultivé et grand voyageur comme on peut l'être à cette époque, au point d'être allé jusqu'en Asie. Catholique par sa famille mais amoureux d'une jeune et belle Vaudoise, ce médecin a choisi d'exercer son art jusqu'au chevet des plus démunis, quelle que soit leur religion. Il enquête parallèlement sur une série de crimes commis sur de jeunes vierges catholiques. Ce qui lui vaudra de se retrouver devant le Tribunal de l'Inquisition siégeant en Avignon...
22 balles pour un seul homme
Un homme est laissé pour mort dans un parking avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ressuscitera avant de se venger de ses ennemis. C'est l'histoire d'un Monte-Cristo des temps modernes, un suspense inspiré de faits réels mais où tout est inventé, au cœur du Milieu marseillais. Dans ce roman dont Marseille est le héros, toute ressemblance avec des personnages ayant existé n'est pas toujours fortuite. L'auteur a fait du vrai avec du faux et du faux avec du vrai. C'est pourquoi, ici, tout est vrai et tout est faux, comme dans les livres, comme dans la vie, comme en Provence.
roman
Ceci est l'épopée drolatique d'une cuisinière qui n'a jamais eu peur de rien. Personnage loufoque et truculent, Rose a survécu aux abjections de cet affreux XXe siècle qu'elle a traversé sans rien perdre de sa sensualité ni de sa joie de vivre. Entre deux amours, elle a tout subi : le génocide arménien, les horreurs du nazisme, les délires du maoïsme. Mais, chaque fois, elle a ressuscité pour repartir de l'avant. Grinçant et picaresque, ce livre raconte les aventures extraordinaires d'une centenaire scandaleuse qui a un credo : "Si l'Enfer, c'est l'Histoire, le Paradis, c'est la vie".
roman
Le hussard sur le toit : avec son allure de comptine, ce titre intrigue. Pourquoi sur le toit ? Qu'a-t-il fallu pour l'amener là ? Rien moins qu'une épidémie de choléra, qui ravage la Provence vers 1830, et les menées révolutionnaires des carbonari piémontais. Le Hussard est d'abord un roman d'aventures : Angelo Pardi, jeune colonel de hussards exilé en France, est chargé d'une mission mystérieuse. Il veut retrouver Giuseppe, carbonaro comme lui, qui vit à Manosque. Mais le choléra sévit : les routes sont barrées, les villes barricadées, on met les voyageurs en quarantaine, on soupçonne Angelo d'avoir empoisonné les fontaines ! Seul refuge découvert par hasard, les toits de Manosque ! Entre ciel et terre, il observe les agitations funèbres des humains, contemple la splendeur des paysages et devient ami avec un chat. Une nuit, au cours d'une expédition, il rencontre une étonnante et merveilleuse jeune femme. Tous deux feront route ensemble, connaîtront l'amour et le renoncement.
roman
Reprint of the 1932 ed. published by Grasset, Paris, which was issued in the author's series: Le passage du vent.
roman