Un revenant
roman
La douloureuse folie qui gagne Sarah et Adrien face au fantôme venu de leur passé : le non-dit touchant la mort de leur fille. Les souvenirs reviennent avec force et l'évocation du bonheur d'autrefois est plus pénible encore que celle de la mort de Camille.
Les roses de la vie
roman
" A'steure je suis roi ", s'écria Louis XIII quand Concini, sur le pont dormant du Louvre, tomba sous les balles des conjurés. Il l'était en effet, puisque l'usurpateur était mort et la régente, reine mère dominatrice, " serrée " au château de Blois. Le jeune Pierre-Emmanuel de Siorac, narrateur témoin de ces Mémoires, a participé au complot et Louis XIII l'en récompense en faisant revivre pour lui le comté d'Orbieu. Le contraste est grand entre la vie de Cour, brillante et oisive, et celle des laboureurs du " plat pays " qui, écrasé d'impôts, survivent comme ils peuvent. Fidèle à la tradition périgourdine de ses ancêtres, le nouveau comte, dès que le roi lui consent un congé, court retrouver Orbieu. Il s'efforce d'être " bon ménager " de son domaine et, pour les mieux comprendre, apprend la " parladure " de ses manants. Pour l'enfant roi, qui n'est plus un enfant, les difficultés commencent : Luynes, le favori, est lâche et sans talent ; la reine mère, aidée par les Grands, prend les armes contre lui ; les huguenots s'agitent et aspirent à se rendre indépendants. Le roi doit pouvoir de prime à son premier devoir : " Parfaire " son mariage avec Anne d'Autriche : chemin qui, dès qu'il s'y est enfin engagé, lui apporte à la fois des roses et des épines. Louis XIII, roi soldat comme son père, et comme lui prompt et résolu, écrase les rébellions maternelles et tient tête aux huguenots, mais ne maîtrise pas aussi bien la politique du royaume conduite par des ministres qui font mieux leurs affaires que celles de la France. Cependant le cardinal de Richelieu s'avance à petits pas et rôde autour du pouvoir sans réussir à y entrer, tant son génie fait peur, et d'abord au roi même qui craint d'être dominé. Il finit toutefois par admettre le cardinal en son Conseil mais à une place encore modeste. Rien ne permet alors de prévoir si, ayant l'un et l'autre tant à cœur le bien du royaume, le sceptre et la pourpre réussiront à s'entendre.
Contours du jour qui vient
roman
La 4e de couv. indique : "Pays d’Afrique équatoriale, le Mboasu se relève péniblement d’une sanglante guerre civile. Dans les quartiers mal famés de Sombé, la capitale, quadrillés par des bandes de rebelles reconvertis en trafiquants, prévalent désormais le chacun pour soi et la superstition... C’est ainsi que Musango, à peine âgée de neuf ans, est rejetée et abandonnée par sa mère qui l’accuse de porter malheur. Seule, sans famille ni ressources, la petite fille est d’abord recueillie, puis vendue comme esclave. Malgré les épreuves et les périls, elle s’accroche pourtant, lucide et tenace, à un unique espoir : retrouver sa mère et solder le passé pour, enfin, songer à envisager l’avenir."
Pour Un Arpent De Terre
Rimbaud le fils
Les Fils
" Qu'est-ce qui relance sans fin la littérature ? Qu'est-ce qui fait écrire les hommes ? Les autres hommes, leur mère, les étoiles, ou les vieilles choses énormes, Dieu, la langue ? Les puissances le savent. Les puissances de l'air sont ce peu de vent à travers les feuillages. La nuit tourne. La lune se lève, il n'y a personne contre cette meule. Rimbaud dans le grenier parmi des feuillets s'est tourné contre le mur et dort comme un plomb. "
Vies minuscules
Ma vie parmi les ombres
roman
J'ai vu s'éteindre, à Siom, sur les hautes terres limousines, entre les années soixante et le début de ce nouveau millénaire, le monde rural dans lequel je suis né. J'ai vu finir une civilisation qui avait duré des siècles. Ils sont tous morts, les Bugeaud comme toutes les grandes familles siomoises, et c'est pourtant parmi eux, hommes et femmes que j'ai vus vivre et que je croyais immortels, que j'erre aujourd'hui, perdu ou sauvé par l'écriture, ombre parmi les grandes ombres de Siom.
Abbés
" Toutes choses sont muables et proches de l'incertain. " L'ultime vers d'une chronique rapportée revient comme une antienne dans ces trois récits ardents, cruels, excessifs, qui évoquent autour de l'an mil les premières générations de bénédictins venus établir leurs monastères dans les îles et les marais de Vendée sous la haute vigilance de Cluny, dans un temps où christianisme et paganisme sont étroitement imbriqués. Dans ce paysage où les éléments sont encore mêlés comme au premier jour de la Création, les œuvres, les signes, les passions et la grâce sont réversibles. La fraternité peut y nourrir le crime qu'est en mesure d'effacer l'apparition éblouissante d'une petite fille. L'écriture de Michon se fait là plus dépouillée mais combien puissante à faire monter en gloire le plaisir absolu de la chair ou à précipiter dans une fureur désastreuse l'être qui tombe sous l'emprise du rien. Et dans les dernières pages du livre, lorsque la relique du Baptiste s'avère n'être qu'un faux, entre deux jurons ou quelques bégaiements, on croit entendre les abbés dire les versets de l'Ecclésiaste où il est question de paroles et de vent.
L' offrande sauvage
roman
En janvier 1919, à Col-de-Varèse, hameau des Alpes, un enfant est trouvé dans la neige. D'où vient-il ? Nul ne le sait. Bienvenu Jardre, un fermier mélancolique, l'adopte. Il lui donne cinq prénoms : Jean Narcisse Éphraïm Marie Bénito. L'enfant abandonné sera vite le prodige de la montagne. Au séminaire de la ville voisine, dans les champs, auprès des siens, sa force éclate. Il lui faut un destin, la gloire, une vie pleine, tel Hannibal dont les éléphants traversèrent les Alpes. Il aura plus qu'il n'avait espéré. Mais le hasard est là, qui veille, comme un animal affamé... Des années 20 à aujourd'hui, d'une ferme dans les neiges à un mazet languedocien, de la bataille de Norvège au chemin des contrebandiers, Jean-Pierre Milovanoff raconte l'histoire d'un homme hors du commun : une saga du siècle et de ses tourments. Autour de ce rescapé au coeur détruit, tournoient les personnages de la mémoire : Eliana aux yeux de chat sauvage. Thélonia, échappée du bordel. Albert le souteneur, sur les routes de l'exode. Une mère russe et son fils infirme, qui sont marchands d'illusions, d'étoffes et de mots.Tous nous entraînent dans ce roman, à la langue magnifique et indomptée, qui chante comme les ruisseaux et les pierres de la montagne. Jean-Pierre Milovanoff est l'auteur entre autres, de La splendeur d'Antonia et du Maître des paons (1997). PRIX DES LIBRAIRES 2000
Le maître des paons
roman
" Au début des années soixante, j'ai connu dans le sud de la France un homme qui peignait des paons. Rien que des paons. Quand on lui demandait pourquoi il ne changeait pas de motif, il disait que le corps des jeunes filles offre moins de diversité que le paon qui fait la roue. Je ne sais si cet argument est recevable ou si le peintre, irrité par une question qui revenait continuellement, s'en débarrassait par une pirouette. Ce qui est sûr, c'est que rien ne l'intéressa davantage que de rivaliser, pinceaux en main, avec le chatoiement insensé de la Création. Ainsi porta-t-il l'art de peindre les paons à un degré de perfection qui n'avait pas été atteint avant lui. Maintenant qu'il est mort, on dit qu'il a été le premier peintre de paons au monde et on lui prépare une place dans les musées. On l'appelle le "Maître des paons. "
Quatre soldats
roman
Quatre soldats de l'Armée rouge en perdition sortent d'une forêt où ils ont passé un hiver terrible. Ils se livrent à des razzias dans les villages, se baignent dans un étang et enrôlent de force un jeune garçon : sa présence irradie les quatre hommes car il est le seul à savoir écrire.
Hommes sans mère
roman
Après des romans ruraux et historiques, l'écrivain aborde pour la première fois les trois années qu'il a vécu sur un porte-avion de la Marine nationale, évoquant le thème universel des hommes livrés à eux-mêmes, sans mère.
La vallée
thriller
"Un appel au secours au milieu de la nuit. Une vallée coupée du monde. Une abbaye pleine de secrets. Une forêt mystérieuse. Une série de meurtres épouvantables. Une population terrifiée qui veut se faire justice. Un corbeau qui accuse. Une communauté au bord du chaos. Une nouvelle enquête de Martin Servaz" Extrait de la 4ème de couverture.
Victoire “Les Confetti De L’aube”
Cette nuit-là
Dans ce récit, sobre, tendu, concis, Isabelle Minière nous révèle la stupeur, la terreur, d'une femme aux prises avec une étrange violence, sans coups, sans traces. Elle nous démonte, par petites touches, la mécanique redoutable d'une manipulation mentale, aux effets ravageurs, mais qui agit dans l'ombre, en toute impunité. " L'arc-en-ciel, c'était quand il riait ; c'était quand il souriait. Quand il te regardait ainsi qu'un homme regarde une femme qu'il aime. Une femme aimable. Tu voulais être cette femme-là ; et si ce n'était pas souvent, au moins que ce soit de temps en temps. Tu te racontais cela, les soirs d'orage. "
Le journal d'une femme de chambre
La bourgeoisie vue par le petit trou de la serrure et l'œil des domestiques, qui ne valent pas mieux qu'elle. Si les maîtres sont des pantins, Célestine, la femme de chambre, est une catin, d'ailleurs assez gentille, et Joseph, le jardinier cocher, une fripouille antisémite. Ajoutez à cela quelques épices 1900, les étreintes passionnées de Célestine avec un jeune tuberculeux, un viol, un vieillard fétichiste (la fameuse scène des bottines si bien enlevée dans le film de Bunuel), et vous avez le chef-d'œuvre de notre terrible Octave, " un personnage extraordinaire, disait Léautaud, d'une fougue, d'une hardiesse, d'un anarchisme littéraire et artistique unique à cette époque".
Voyage de noces
Je suis tombé sur la vieille coupure de journal qui datait de l'hiver où Ingrid avait rencontré Riguaud. C'était Ingrid qui me l'avait donnée la dernière fois que je l'avais vue. Pendant le dîner, elle avait commencé à me parler de toute cette époque, et elle avait sorti de son sac un portefeuille en crocodile, et de ce portefeuille la coupure de journal soigneusement pliée, qu'elle avait gardée sur elle pendant toutes ces années. Je me souviens qu'elle s'était tue à ce moment-là et que son regard prenait une drôle d'expression, comme si elle voulait me transmettre un fardeau qui lui avait pesé depuis longtemps ou qu'elle devinait que moi aussi, plus tard, je partirais à sa recherche. C'était un tout petit entrefilet parmi les autres annonces, les demandes et les offres d'emplois, la rubrique des transactions immobilières et commerciales : " On recherche une jeune fille, Ingrid Teyrsen, seize ans, 1,60m, visage ovale, yeux gris, manteau sport brun, pull-over bleu clair, jupe et chapeau beiges, chaussures sport noires. Adresser toutes indications à M. Teyrsen, 39 bis boulevard Ornano, Paris.
Accident nocturne
roman
Quelle structure familiale avez-vous connue ? J'avais répondu : aucune. Gardez-vous une image forte de votre père et de votre mère ? J'avais répondu : nébuleuse. Vous jugez-vous comme un bon fils (ou fille) ? Je n'ai jamais été un fils. Dans les études que vous avez entreprises, cherchez-vous à conserver l'estime de vos parents et à vous conformer à votre milieu social ? Pas d'études. Pas de parents. Pas de milieu social. Préférez-vous faire la révolution ou contempler un beau paysage ? Contempler un beau paysage. Que préférez-vous ? La profondeur du tourment ou la légèreté du bonheur ? La légèreté du bonheur. Voulez-vous changer la vie ou bien retrouver une harmonie perdue ? Retrouver une harmonie perdue.
La ronde de nuit
Comment devenir traître, comment ne pas l'être ? C'est la question que se pose le héros du récit qui travaille en même temps pour la Gestapo française et pour un réseau de résistance. Cette quête angoissée le conduit au martyre, seule échappatoire possible. Par ce livre étonnant, tendre et cruel, Modiano tente d'exorciser le passé qu'il n'a pas vécu. Il réveille les morts et les entraîne au son d'une musique haletante, dans la plus fantastique ronde de nuit.
