La grande histoire des Français sous l'Occupation
Un printemps de mort et d'espoir [u.a.] : novembre 1943 - septembre 1944. 4
Un printemps de mort et d'espoir [u.a.] : novembre 1943 - septembre 1944. 4
L'histoire de l'abrogation de la peine de mort en France, par son principal artisan.
Vichy et les avocats juifs (1940-1944)
Ayant eu accès aux archives des Ordres des avocats, des Cours d'appel, du Conseil d'Etat, de la Chancellerie, Robert Badinter dresse le tableau de l'exclusion des avocats juifs par leurs confrères et les autorités judiciaires et administratives françaises.
État, armée, familles : s'occuper des corps de la Grande Guerre
La 4ème de couverture indique : "Si l’horreur des tranchées a été abondamment décrite et analysée, nul historien, avant Béatrix Pau, ne s’était intéressé au sort subi par les dépouilles des poilus après leur mort au front. Le carnage une fois terminé, que faire des centaines de milliers de cadavres enterrés à la va-vite autour des champs de bataille ? D’immenses cimetières militaires sont progressivement mis en place, mais les familles sont souvent rebutées par ces nécropoles anonymes et préfèrent ramener le corps du héros auprès des siens. A condition de pouvoir le retrouver. Alors comment identifier, exhumer et transporter chacune des dépouilles ? Qui se chargera de l’immense tâche de la «démobilisation des morts» ? Le cynisme des «mercantis de la mort» a été brillamment dépeint par Pierre Lemaitre dans Au revoir là-haut, roman couronné du prix Goncourt 2013 ; Béatrix Pau en explique ici le contexte historique. Ballotés de cimetière de fortune en dépôt ferroviaire, les poilus tombés au champ d’honneur ont trop souvent attendu des années avant de trouver le repos ; cet ouvrage bouleversant était nécessaire pour éviter qu’ils ne soient livrés à l’oubli."
courage, force et ingéniosité
Incarnation féminine de la Résistance : voici dix-huit femmes dont on entend si peu parler et qui pourtant se sont distinguées par leur courage extraordinaire. Pourquoi dix-huit ? Parce que ce chiffre " raï " en hébreu signifie aussi la vie, qu'elles ont redonnée à des innocents persécutés. Catholiques, juives ou protestantes, elles transcendent les religions au nom d'un même idéal. Comme le dit Mme Noëlla Rouget : " Il n'y a de race que la race humaine. " L'auteur, une enfant juive cachée, recueillie par une famille catholique en 1942, a voulu lui rendre hommage ainsi qu'à sa grand-mère gazée à Auschwitz. Avide de découvrir les secrets d'autres résistantes dont Lucie Aubrac, elle s'est déplacée dans plusieurs coins de France, en Suisse et en Californie, pour écouter leurs récits de vive voix. La lecture de ce texte nous met de plain-pied dans une période de terreur où des femmes osent s'affirmer par la force et l'ingéniosité. Quel magnifique exemple pour les jeunes d'aujourd'hui en quête de sens à donner à leur vie !
liaisons clandestines
« L'Angleterre n'a pas d'amis ou d'ennemis permanents. Elle n'a que des intérêts permanents. » Lord Palmerston, Premier ministre du Royaume-Uni entre 1855 et 1859 Entre 1940 et 1943, alors qu'officiellement Londres soutient la France libre, la Grande-Bretagne accueille un consulat général (non officiel) de Vichy, ainsi que dix-sept consulats vichystes et neuf missions commerciales, soit plus de 200 fonctionnaires. Durant trois ans, il y aura donc deux Londres, l'un vichyste, l'autre gaulliste, qui vont se croiser dans les mêmes administrations, avec les mêmes interlocuteurs. Londres signe avec Vichy pas moins de quatre accords économiques secrets, basés sur un fonds de réserve de 18 milliards de francs appartenant à Vichy et déposé à la Banque d'Angleterre. Ces liquidités considérables serviront à soutenir une partie de l'effort de guerre de la Grande-Bretagne et à empêcher de nombreuses entreprises britanniques de fermer leurs portes. Pendant qu'à Londres l'administration maintient officieusement la souveraineté de Vichy, les deux gouvernements vont conduire de nombreuses négociations politiques et économiques secrètes en zones neutres comme le Portugal ou l'Espagne, et prétendument neutres comme le Maroc. En vérité, la Grande-Bretagne manipule Vichy, utilise son argent et essaie d'entraîner les colonies françaises dans la guerre. En observateurs, les Américains jouent leur propre partition avec Vichy et le général de Gaulle, dont tout le monde se méfie. Quant aux Allemands, ils tolèrent ce double jeu, quand ils n'interviennent pas directement dans les négociations ! À partir d'archives inédites, ce livre reconstitue l'histoire secrète d'un pan méconnu de la Seconde Guerre mondiale, une partie d'échecs à quatre, un marché de dupes pour Vichy, pour le plus grand profit d'un seul : la Grande-Bretagne.
le poison des affaires
l'homme qui a conduit Hitler au pouvoir
Hindenburg (1847-1934), président de la République de Weimar pendant dix ans, porte la responsabilité d’avoir appelé Hitler au pouvoir. Mais loin d’être une erreur de vieillesse, cette décision est dans le droit-fil de toutes ses positions antérieures. Élevé dans le culte de la grandeur et de la toute-puissance de l’Allemagne, il n’a jamais répugné à tomber dans l’excès voire l’extrémisme.
La 4ème couv. indique : "Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Wehrmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance."
le courage politique de Léonel de Moustier
Période particulièrement complexe, les années 1940 influencent toujours notre présent. Voici, réunis en un seul volume, avec de nombreux ajouts dont une chronologie très détaillée, les deux premiers tomes de la célèbre série d'Henri Amouroux, La grande histoire des Français sous (et après) l'Occupation. Le Peuple du désastre expose les raisons du plus grand drame de notre histoire : l'effondrement de notre armée, la fuite des populations, l'occupation des deux tiers du pays. Quarante millions de pétainistes permettent de mieux comprendre les réactions psychologiques des Français de l'après-défaite : d'abord rangés derrière le maréchal Pétain, auquel l'Assemblée nationale, réunie à Vichy, a donné tous les pouvoirs, ils évoluent lentement et sensiblement, au fur et à mesure que les humiliations de l'occupant s'accentuent et que l'Allemagne, ayant perdu la bataille d'Angleterre, n'est plus assurée d'une victoire rapide. On connaît la méthode d'Henri Amouroux, elle a fait le succès de ses livres. Au scrupule de l'historien il ajoute le talent du journaliste et la passion de l'homme de cœur pour les humbles acteurs de l'Histoire : soldats des dernières barricades, hommes et femmes sur les routes de l'exode.
la Résistance, Vichy, notre mémoire
Une croyance règne en France, depuis maintenant un demi-siècle : de Gaulle aurait été un "grand mystificateur" qui, avec l'aide des communistes, aurait menti aux Français à la Libération ; il leur aurait fait croire qu'ils avaient tous été de vaillants résistants, que Vichy avait à peine existé, que la collaboration avait été le seul fait d'une poignée d'égarés et que "l'Etat français" n'était pour rien dans la déportation des Juifs. Bref, communistes et gaullistes auraient administré à un peuple qui ne demandait qu'à être dupé le baume consolateur de mensonges édifiants. Faut-il vraiment penser que l'héroïsme des résistants et des Français libres n'a été qu'une valeur de contrebande destinée à faire oublier toutes les réalités fâcheuses des années noires ? Faut-il croire que les pouvoirs ont soigneusement célé pendant vingt-cinq ans la vérité et que les Français ont cru à ces illusions réparatrices ? Il faut le dire nettement : cette croyance en un mensonge consolateur est un mythe, et le présent livre montre comment et quand celui-ci s'est construit, quelle part de vérité il contient et quelle histoire a écrite la mémoire de la Résistance, cet événement hors du commun. Contrairement à ce que l'on pense, tout a été mis tout de suite sur la table ; les Français ont pu savoir tout ce qu'ils désiraient apprendre et aucune censure n'a empêché quiconque le souhaitait de regarder en face les années noires. Et les Français de l'après-guerre ne s'en sont pas privés.
Churchill, Roosevelt, vichystes, communistes, OAS, pieds-noirs, soixante-huitards, Mitterrand ...
La 4e de couv. indique : "On l'a oublié, de Gaulle a été détesté. Churchill voulait l'éliminer, Roosevelt s'en débarrasser, Jean Monnet le détruire. Le régime de Vichy l'avait condamné à mort. L'OAS multiplia les attentats contre lui. Pourquoi de Gaulle fédéra-t-il autant de haines de ses contemporains ? Les ennemis de De Gaulle sont présents à chaque étape de sa vie. Avant la guerre, ses vues prophétiques dressent contre lui la hiérarchie militaire. Pendant la guerre, il doit affronter à la fois ses ennemis (les partisans de la Collaboration), ses alliés (les Anglo-Saxons, la résistance intérieure et les communistes), et aussi ses premiers compagnons de la France Libre, qui contestent son autorité. Après la guerre, sous la IVe comme sous la Ve République, ses opposants coalisés le combattent sans relâche jusqu'à son départ définitif. Quant à ses successeurs, ils choisissent de l'oublier, à moins qu'ils ne décident de l'instrumentaliser. Spécialiste de l'antigaullisme, François Broche dresse le vivant tableau de toutes les formes d'opposition au chef de la France Libre et au fondateur de la Ve République, dont les politiques de tous les bords revendiquent aujourd'hui l'héritage."
essai d'alternative historique
Des chercheurs et historiens de toutes les nationalités ont tenté de réécrire l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Pour cela, ils imaginent la France tenant tête aux Allemands et refusant de capituler. Ce récit revisite l'histoire et offre une réflexion sur ce conflit d'un point de vue politique, diplomatique, stratégique et tactique.
1933-1945
itinéraire d'un malentendu
"La condamnation et l'exécution de Paul Chack en janvier 1945 pour faits de collaboration en font un des symboles les plus célèbres de l'engagement idéologique des écrivains. Chroniqueur attitré du journal Aujourd'hui de Georges Suarez, président du Comité d'action antibolchevique et du Cercle aryen, organisateur de l'exposition internationale "Le bolchevisme contre l'Europe", il paye au prix fort sa dérive partisane, commencée au milieu des années 1930. Sa fin tragique a éclipsé le parcours de l'écrivain illustre dont l'oeuvre, qui célèbre la grandeur de la Marine française et son action au cours du premier conflit mondial, a enchanté toute une génération et suscité de nombreuses vocations maritimes. Personnalité incontournable de la République des Lettres de la seconde moitié des années 1920, il connaît une ascension fulgurante sur le devant de la scène littéraire avec On se bat sur mer, qui lui assure une légitimité d'historien maritime que vient renforcer son statut d'officier, commandant du Service historique de la Marine et membre de l'Académie de Marine."
entre Vichy et la Résistance
La Seconde Guerre mondiale a-t-elle été vécue différemment par les Français qui se reconnaissent comme catholiques ? Peut-on, par-delà la diversité des comportements, retracer une histoire commune des catholiques durant les années noires ? Après un rappel de l'évolution des années trente, l'auteur décrit dans toute sa complexité les remous du monde catholique pendant l'Occupation. Car les catholiques, au sortir des années anticléricales de la IIIe République, se trouvent courtisés par Vichy. Dans leur majorité, les autorités spirituelles, dont la docilité va bien au-delà de l'obéissance envers le pouvoir établi, prêchent le loyalisme et le conformisme. De son côté, le régime du Maréchal multiplie les efforts de séduction envers une Eglise en plein renouveau pastoral et liturgique. A partir de 1942, si certains prélats s'élèvent contre la persécution des Juifs, puis expriment des réserves sur le Service du Travail Obligatoire (STO), rien n'est changé à l'allégeance à la personne du Maréchal. En revanche, très tôt certains fidèles, certains prêtres, certains religieux disent non au vainqueur et rejoignent les rangs de la Résistance. Leur nombre s'accroît au fil des mois, surtout à partir de 1942. Si bien qu'à la Libération, dans le climat d'union nationale retrouvée, et malgré ses compromissions, l'Eglise reprend sa place dans la société en bénéficiant incontestablement du rôle et du sacrifice de tant de ses enfants dans la lutte contre l'Allemagne nazie.
la guerre en objets de 1914 à nos jours
La guerre provoque plus de destructions que toute autre activité humaine. Elle crée aussi de vastes quantités d'objets - fabriqués, transformés, utilisés par les combattants et les civils. Nés de l'expérience du danger, de la souffrance et du deuil, de la solitude du prisonnier ou de l'ennui du soldat, nous les appelons « objets de la guerre ». Ils témoignent de l'épreuve de la faim, de la vie sous occupation ou en déportation, de la mobilisation de tous dans la guerre totale. Outre les armes et les uniformes, ils se composent notamment d'objets d'artisanat : douilles d'obus ciselées en 1914-1918, kimonos patriotiques de la seconde guerre sino-japonaise, briquets décorés par des soldats américains au Vietnam, tapis représentant des drones pendant la guerre d'Afghanistan. Issus de collections conservées en Europe, aux États-Unis, en Asie et en Australie, les objets réunis dans cet ouvrage forment un musée imaginaire où s'élaborent des rapprochements qui nous surprennent et nous émeuvent. Ils nous invitent à approfondir notre connaissance de la guerre dans sa dimension concrète, corporelle, sensible et à sortir du monde occidental pour explorer d'autres cultures.
Entretiens Avec Marc Leroy
C'est l'un des derniers compagnons de la Liberation qui temoigne dans cet ouvrage. Je vais avoir besoin de vous , dit simplement le general de Gaulle au jeune Hubert Germain lorsque celui-ci arrive en Angleterre en juin 1940, parmi les premiers Francais libres. Hubert Germain a 19 ans, sera chevalier de la Legion d'Honneur a 21, Compagnon de la Liberation deux ans plus tard: Quand vous etes recu comme Compagnon, c'est comme si la foudre vous tombait dessus resume-t-il. Legionnaire de la mythique 13e DBLE, Hubert Germain combat a Bir Hakeim, El Alamein, en Italie ou il est blesse, puis durant toute la campagne de liberation de la France. Il sera aussi maire, depute puis ministre de Georges Pompidou. Vous m'emmerdez avec Germain ! , retorque le general de Gaulle alors qu'on le presse, vingt ans plus tard, d'ecouter celui qu'on a envoye rencontrer les emissaires des generaux putschistes d'Alger. Hubert Germain pardonne tout a celui qu'il considere comme son deuxieme pere. A cent ans, Hubert Germain n'a jamais cesse de resister. Quand le dernier d'entre nous sera mort, la flamme s'eteindra. Mais il restera toujours des braises. Et il faut aujourd'hui en France des braises ardentes ! C'est le message que veut laisser Hubert Germain dans ce temoignage inedit, recueilli par Marc Leroy. Le siecle y defile, de l'inacceptable defaite de 1940 pour ce fils d'officier superieur, a la mort du general de Gaulle - l'enterrement d'un grand prince medieval d'occident - jusqu'aux epreuves vecues par la France aujourd'hui.
juive, marquise, épurée
Une évocation de la France des années 30 et du régime de Vichy à travers la vie d'une femme juive, convertie au catholicisme, épouse de l'un des chefs de file de la collaboration avec l'Allemagne, exécutée en 1947.
" Après le règne de François Mitterrand, marqué par la corruption des hommes et l'avilissement des mœurs de la République, comme des millions de Français j'avais vu en Jacques Chirac et sa majorité de droite les possibles sauveurs d'une France affaiblie, si ce n'est déshonorée par tant de vilenies. En France, les allées du pouvoir seraient-elles la propriété du diable ? Aujourd'hui, rien n'a changé et pire encore ! tout s'est aggravé, le chef de l'État s'étant perdu de réputation dans la tourbe des "affaires". Voir son nom régulièrement cité dans les cabinets des juges d'instruction et les prétoires ne le trouble guère. Moi, si ! Cocu, certes, mais pas content ! Mystère d'une justice atteinte d'une conjonctivite aiguë... quand il lui faut braquer son regard sur le premier magistrat de France. Alors, disons la vérité : tout aura été fait pour sauver le Président Jacques Chirac, chef des armées, preux général qui abandonne ses hommes de l'ombre sur le champ de bataille et se met aux abris... pendant qu'ils passent sous la mitraille. Trop, c'est trop ! L'heure est enfin venue d'ouvrir, un à un, les dossiers noirs des années Chirac. Et de montrer comment ce clone de François Mitterrand a dépassé son maître. "
La 4e de couverture indique : "Livre-bilan des "affaires" et de la corruption sous les deux septennats du président François Mitterrand, Rendez l'argent ! est l'indispensable complément de mon précédent livre, Mitterrand et les 40 voleurs... Grâce à des documents accablants, le plus souvent inédits, voici, sans faux-fuyants ni artifices, l'incroyable facture des détournements et malversations. Perpétrés en toute impunité pendant toutes ces années, rackets, trafics d'influence, extorsions de fonds... ont atteint une ampleur jusqu'alors inégalée. Le cancer de la corruption a fini par contaminer toute la Nation. Jamais autant de preuves, écrites et irréfutables, n'ont impliqué un si grand nombre d'élus, de membres parmi les plus éminents des gouvernements de François Mitterrand... et jusqu'à l'ancien président lui-même. Chacune des pièces sur lesquelles reposent ces pages recèle sa dose de nitroglycérine. Rendez l'argent ! dresse l'inventaire des trésors accumulés par les complices d'un véritable hold-up, sans précédent dans l'histoire de la République. Colossales, ces sommes ont été confisquées suivant un plan prémédité, concerté, sur ordre et au profit des plus hauts responsables de l'Etat... dont aucun, pour l'instant, n'a connu la paille humide des cachots, ni même la garde à vue. Justice à deux vitesses. Ouvrons maintenant la boîte de Pandore. Ah ! la belle équipe que voilà".
le retour des absents
Plus de deux millions de Francais sont rapatries entre le printemps et l'ete 1945. C'est le grand retour des absents. Une sequence capitale pour signifier qu'une parenthese se referme. Le message offi ciel: la nation est prete a les accueillir, tous egaux, pour reconstruire une France unie. Au-dela des slogans, la rentree en masse va se charger de remettre chacun a sa place. En haut de la hierarchie vont vite fi gurer les deportes politiques.Puis viennent les prisonniers militaires, exiles du pays et de l'histoire depuis cinq ans. A l'egard des autres, les travailleurs volontaires et requis du STO, ou encore des Malgre-nous, Alsaciens et Mosellans, enroles sous uniforme allemand, le regard traduit la gene. Et puis le fl ou et l'opacite se font sur les victimes juives, ainsi au Lutetia, ou parviennent les rescapes des camps de la mort. C'est tout ceci que revele le fonds d'une exceptionnelle richesse des archives de photographies et de recits oublies de l'Agence France-Presse.Ecrit d'une plume alerte, cet ouvrage se lit comme un recueil de nouvelles.Il enrichit grandement notre connaissance de l'immediat apres-Seconde Guerre mondiale, donne profondeur et sens a certaines photos que l'on connaissait tout en mettant en lumiere de tres nombreux documents rares ou inedits.Annette Wieviorka
Il existe un mystère Mitterrand. Voilà un homme qui est entré dans la vie politique il y a quarante ans, qui occupe aujourd'hui les plus hautes fonctions, qui s'est expliqué dans plusieurs livres et quelques centaines de débats, qui a été disséqué dans plusieurs dizaines d'ouvrages et quelques milliers d'articles... Et pourtant les Français ont le sentiment que sa véritable personnalité leur échappe. C'est à percer la vérité de François Mitterrand que s'est attachée Catherine Nay. Pendant trois ans, elle a mené, sur l'actuel président de la République, l'enquête la plus minutieuse et la plus complète : pour tout savoir et tout dire, de sa carrière politique bien sûr, mais aussi de ses années de formation, des influences familiales, de ses activités pendant la guerre. Elle éclaire magistralement tous les points d'ombre de sa biographie en même temps qu'elle met au jour des faits et dits oubliés ou ignorés. Ainsi le lecteur va-t-il de révélation en révélation.
esquisse d'une Europe : Briand l'oublié, 1942-1962
les Malgré-Nous et le drame d'Oradour
des origines à la libération de Paris, 1941-1944
L'histoire de la longue épopée du débarquement, de 1941 à 1944, des tout premiers projets à la réalisation finale. S'appuyant sur des sources inédites, pour l'essentiel américaines et anglaises, l'auteur présente les opérations avortées, les dissensions au sein du commandement, l'évolution et la logistique, les réticences des troupes et replace les opérations militaires dans leur contexte.
l'histoire des amants qui défièrent Hitler
La 4e de couv. indique : "Une inoubliable histoire d'amour, d'héroïsme et de résistance au coeur du IIIe Reich. Ils s'appelaient Harro et Libertas Schulze-Boysen. Ils étaient jeunes et beaux. Tous deux venaient de familles allemandes aisées, plutôt favorables au régime nazi. Et pourtant, ils choisirent l'opposition. Ensemble, au coeur du IIIe Reich - le ministère de l'Aviation pour lui, la Metro-Goldwyn-Mayer pour elle -, ils commirent l'inimaginable : ils fondèrent à Berlin l'Orchestre rouge, le plus important mouvement allemand de résistance à Hitler et se firent espions en livrant d'importants secrets militaires à l'Union soviétique. Démasqués, ils furent condamnés pour haute trahison et exécutés peu avant la Noël 1942. Ils avaient 33 et 29 ans. Toute trace de leurs noms et de leur mémoire fut gommée par Hitler. À travers le portrait de ces deux attachants héros au destin tragique, c'est aussi un panorama saisissant de la folle Berlin des années1930 et 1940 et de l'inexorable passage de la République de Weimar au IIIe Reich que s'attache à dépeindre l'auteur. Une histoire fascinante, à l'écriture nerveuse et au rythme syncopé, menée comme un thriller haletant qui vous happe dès le prologue."
La 4e de couv. indique : "Peut-on devenir un soldat de la Wehrmacht ou de la Waffen-SS au service de Hitler et demeurer un soldat comme les autres ? Comment ce soldat est-il formé, commandé, équipé ? Quelles sont ses relations avec les civils ? Comment vit-il la guerre ? Se comporte-t-il comme les soldats des autres armées ? Quel est son degré de nazification ? C'est à ces questions, parmi beaucoup d'autres, que répond Benoît Rondeau dans cet ouvrage novateur qui s'attache à décrire le quotidien et l'expérience du soldat allemand, sur tous les fronts et quel que soit le corps auquel il appartenait. L'auteur retrace d'une plume limpide des parcours très divers, vécus sous toutes les latitudes, du général au pilote de Messerschmitt, de l'administrateur à Paris au tankiste de panzer, et n'omet pas d'aborder l'épineuse question de la postérité de cette force controversée. Ce faisant, il nous offre une étude renouvelée d'une armée à propos de laquelle on pensait tout connaître."
les lettres retrouvées
« Mes chers, je suis dans un camp de travail et je vais bien... » Voici les quelques mots – presque toujours les mêmes – expédiés depuis Auschwitz par près de 3 000 juifs de France. On découvre ainsi qu’une correspondance a existé entre les déportés à Auschwitz et leur famille entre 1942 et 1945. La procédure autorisait même les réponses. Ces lettres-cartes, écrites sous la contrainte, faisaient partie d’une vaste opération de propagande, la Brief-Aktion, qui visait à rassurer leurs proches et dissimuler l’horreur. D’autres lettres, clandestines celles-ci, ont pu entrer et sortir du camp et dévoilent davantage l’enfer concentrationnaire. Sont rassemblées ici aussi des lettres écrites dès la libération du camp, preuves de survie uniques et émouvantes adressées aux familles par les rescapés. Grâce à des archives totalement inédites, Karen Taieb dévoile pour la première fois un pan méconnu de l’histoire de la Shoah, tout en honorant la mémoire des victimes. Pas à pas, elle redonne une identité à vingt et un déportés, dont ces lettres, qui nous plongent de façon saisissante dans la réalité du camp d’Auschwitz, sont parfois les dernières traces
une page d'histoire déchirée
" Quelle chance d'être né au monde sur les collines de Tipasa. Et non à Saint-Etienne ou à Roubaix. Connaître ma chance et la recevoir avec gratitude ", écrivait Camus en janvier 1955. Etre né, vivre sur une terre splendide, l'Algérie, était ressenti par presque tous les Français comme une " chance ". Un jour, cette condition fut perçue par les " métropolitains " comme une " faute " appelant condamnation. Ce livre explore cette tragédie. Qui étaient les Français d'Algérie ? Ils sont issus d'une histoire courte - cent trente-deux ans -, houleuse, faisant alterner des pages heureuses et douloureuses, tissées de contradictions sans issue. On les fait entendre ici grâce à des entretiens menés auprès de cent soixante-dix Français d'Algérie, aux conditions et aux métiers variés, de tous les âges, de toutes les origines, vivant dans les lieux les plus différents. Quel point commun y a-t-il entre vivre à Alger et vivre à Trézel ? Bref, une société bigarrée, complexe, singulière. Pour comprendre les Français d'Algérie, on a remonté le temps, jusqu'à la longue et meurtrière guerre de conquête. On voit qu'ils sont les fils de l'idéologie triomphante de la IIIe République qu'elle forgea à sa naissance et imposa dans la première moitié de XXe siècle. L'intégration remarquable de cette communauté, les résultats éclatants de quelques-uns ne peuvent empêcher que s'exprime encore de l'amertume chez beaucoup de ces exilés et le regret ardent d'un pays qui n'existe plus.
la faute aux Belges?