Les dernières années du siècle
Dernier ouvrage de l'auteur. Né d'une double intention : réédition de ##Paix et guerre## (1962) enrichie d'une présentation critique du texte et analyse prospective de la fin du siècle. Confrontation des années 1962-1982. Les chapitres I et II ont été publiés comme présentation de la 8e édition de ##Paix et guerre## en 1984.
Mémoires
Les volumineux mémoires, très attendus, d'un des grands esprits français du 20e siècle. Plus que l'histoire d'une vie, c'est le bilan d'un demi-siècle, de ses événements, acteurs et polémiques. Mais l'originalité de Raymond Aron n'est pas d'avoir rencontré les événements de l'époque, mais de les avoir pensés.
Nouvelle histoire de l'Occupation
La 4e de couv. indique : "Le 14 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Paris. C'est le début de quatre longues années d'occupation de la France. Comment les Allemands l'ont-ils envisagée ? Comment l'ont-ils préparée ? Quelles idées se faisaient-ils de leurs voisins d'outre-Rhin ? Comment se sont-ils comportés avec eux, à Paris ou en province ? Ont-ils manifesté de l'empathie pour les populations qui subissaient vexations et pénuries ? Ou au contraire de la morgue à l'encontre des vaincus qu'ils dépouillaient ? Comment ont-ils vécu entre eux ? Ont-ils été libres d'agir comme ils le souhaitaient ? Quelles sont les images qu'ils conserveront après-guerre de cette période si particulière ? Telles sont, parmi bien d'autres, quelques-unes des questions auxquelles répond Eric Alary dans cet ouvrage novateur. D'une plume alerte, puisant essentiellement aux sources allemandes, en grande partie inédites, il livre une histoire à la fois renouvelée — bien loin des poncifs habituels et des simplifications a posteriori — et incarnée, grâce aux nombreux destins individuels dont il se fait l'écho au moyen de témoignages éclairants. Cette grande synthèse, où se toisent regards français et allemands, arrive à point nommé pour combler un manque sur cet épisode tragique."
Maurice Garçon
procès historiques : l'affaire Grynszpan (1938), les piqueuses d'Orsay (1942), l'exécution du docteur Guérin (1943), René Hardy (1947 et 1950)
Maurice Garcon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats du XXe siecle. Parmi ses 17 500 dossiers plaides entre 1911 et 1967, conserves aux Archives Nationales, certains attirent particulierement l'attention. Herschel Grynszpan, le meurtrier de l'attache culturel de l'ambassade d'Allemagne a Paris qui, en 1938, voulut par son geste denoncer les persecutions dont les juifs allemands etaient les victimes. Les piqueuses d'Orsay , expression designant les infirmieres accusees, dans la panique de la debacle de juin 1940, d'avoir tue plusieurs malades intransportables avant de fuir leur hopital. Cinq etudiants, executeurs en mai 1943 a Poitiers du docteur Guerin qui, sous le pseudonyme de Pierre Chavigny, vantait dans la presse les merites de la collaboration. Enfin, le grand resistant Rene Hardy, l'organisateur de la bataille du rail , accuse d'avoir trahi et livre Jean Moulin aux Allemands. Ces quatre affaires presentent un interet historique majeur. Maurice Garcon y disseque, avec son acuite coutumiere, arcanes politiques et meandres de l'ame humaine. Il y revele aussi l'etendue de son immense talent, lui qui, disait Paul Morand, eut demontre que la malle etait vide s'il avait defendu l'assassin de quelque malheureuse coupee en morceaux , tant il y avait dans sa conception de la defense une part de prestidigitation.
Ils partiront dans l'ivresse
Lyon, mai 43, Londres, février 44
Lorsqu'elle débarque à Londres en février 1944 pour y mettre au monde son deuxième enfant, Lucie Aubrac est accueillie comme une héroïne de la Résistance française. Quelques années plus tard, lors d'un voyage aux Etats-Unis, elle trouvera par hasard dans un avion des " cartoons " américains racontant, en bandes dessinées, sa propre histoire. Mais qu'est-ce qu'une héroïne? Depuis quarante ans, Lucie Aubrac - peu soucieuse de gloriole - n'avait pas jugé nécessaire d'ajouter ses souvenirs personnels à la littérature résistante publiée ici et là. Peu de femmes pourtant étaient fondées autant qu'elle à témoigner sur ce que fut concrètement la vie quotidienne, l'état d'esprit et l'espoir têtu des militants de l'ombre. Partageant à Lyon avec son mari Raymond et ses camarades de l'animation du mouvement Libération, réussissant de nombreux " coups " spectaculaires, elle fut aussi et surtout l'une des protagonistes de l' "affaire Jean Moulin".
L'exécution
«Un grand roman classique, une histoire de haine, de sang, de mort et d’amour. Oui, d’amour. Unité de temps, de lieu, trois personnages : l’auteur, son vieux maître, la victime – oui, la victime – et puis la foule, avec quelques silhouettes bien plantées au premier rang. Un récit qui va droit son chemin vers la réponse à l’unique question : mourra-t-il ?Ce qui importe, c’est de savoir ce qu’est la justice, comment elle fonctionne, à quoi sert un avocat, pourquoi la peine de mort. C’est tout cela qui nous bouleverse dans ce beau livre, dur et sensible à la fois. Ne laissez plus passer, en tout cas pas ainsi, ce qu’on nomme par dérision peut-être la Justice des hommes.»Pierre Viansson-Ponté, Le Monde, 3 octobre 1973.
Algérie
nos vingt ans
Croquants Et Nu-Pieds
Les derniers poilus
Au commencement de la résistance
du côté du musée de l'homme, 1940-1941
Verdun et la Grande Guerre par les images d'Épinal
Comment les images d'Epinal voyaient-elles Verdun et la Grande Guerre ? Comme les Francais d'alors ! En admiration pour leurs soldats, les poilus, bien sur, et haineux envers l'ennemi, le boche, caricature a l'extreme. Educatives, narratives, colorees, soucieuses du detail, restituaient-elles pour autant la realite ? N'etaient-elles pas de la simple propagande ?... L'auteure rebondit sur chacune d'elles pour nous raconter l'histoire de la Grande Guerre.
Les Ondes De La Liberte 1934-1984
Servir l'Etat français
l'administration en France de 1940 à 1944
" Le maintien de l'ordre public, indispensable à la vie de la nation, doit être assuré par des mains françaises, des bras français, des têtes françaises ", déclarait en janvier 1942, devant la police parisienne réunie pour prêter serment de fidélité au maréchal Pétain, le ministre de l'Intérieur Pucheu. Mais revendiquer ainsi une pleine souveraineté _ grâce à laquelle Vichy entendait construire, sur les ruines de la République, la France autoritaire, corporatiste et xénophobe de la Révolution nationale _ était illusoire, dans un pays occupé aux trois cinquièmes et dont tous les actes étaient contrôlés étroitement par les Allemands.A partir d'une analyse minutieuse des rouages de l'Etat français, Marc Olivier Baruch démontre à quel point la revendication de servir face à l'ennemi dont se firent gloire les hauts fonctionnaires de Vichy revint trop souvent à servir l'ennemi. Pour n'avoir pas su, ou pas voulu, dépasser l'obligation d'obéissance formelle et réfléchir à la portée de ses actes, la plus grande part de la fonction publique française se trouva engagée, parfois à son corps défendant, dans la collaboration avec l'occupant nazi _ jusque dans ses aspects les plus sombres, quand vint le temps de la répression et des rafles. Quelques rares fonctionnaires cependant sauvèrent l'honneur en s'engageant dans une action résistante, parfois au prix de leur vie; on ne saurait pour autant voir dans la masse, pour l'essentiel attentiste et au mieux résistante de la onzième heure, des serviteurs fidèles de Vichy autre chose qu'une bureaucratie d'abord soucieuse de préserver sa place dans l'Etat.Ancien élève de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole nationale d'administration, Marc Olivier Baruch est administrateur civil au ministère de la Culture. Docteur en histoire, il est actuellement chercheur au CNRS (Institut d'histoire du temps présent).
Oubliés de la Grande Guerre
humanitaire et culture de guerre, 1914-1948 : populations occupées, déportés civils, prisonniers de guerre
Fondé sur l'analyse d'archives inédites, en particulier celles du Vatican et du Comité internationale de la Croix-Rouge, ce livre renouvelle en profondeur l'étude de la Grande Guerre. Il retrace les souffrances endurées par les populations civiles - réquisitions, travail forcé, déportations - et les prisonniers de guerre, ainsi que les interventions humanitaires qui cherchent à les protéger. Il révèle ainsi que la Grande Guerre ne fut pas seulement la guerre des tranchées mettant aux prises les combattants du front, mais qu'elle fut bien une guerre totale, pesant en profondeur sur les société et enrôlant des populations entières. Elle fut ainsi la première des guerres du XXe siècle, annonçant par bien des traits les atrocités de la seconde guerre mondiale, dont elle constitue en quelque sorte la matrice. Un ouvrage de référence, au carrefour de l'histoire et des interrogations contemporaines sur le rôle de l'humanitaire.
Les policiers français sous l'Occupation
d'après les archives inédites de l'épuration
Longtemps, on a cru que les archives de la police avaient été détruites. Il a fallu l'obstination de Jean-Marc Berlière pour exhumer des milliers de dossiers oubliés dans les caves du ministère de l'Intérieur et de la Préfecture de Police. Or ces textes offrent à la fois des éclairages originaux sur l'action de la police pendant l'Occupation, une série d'instantanés sur ses principales figures et un bilan des comptes et des sanctions arrêtés après 1945. A travers l'évocation de cas douloureux, complexes, parfois odieux, on saisit le travail au quotidien d'une police engagée dans la lutte contre les résistants, notamment communistes, et dans la traque des juifs. On évalue la difficulté d'appliquer une politique répressive, compte tenu des exigences allemandes, des rivalités entre services, de la volonté de Vichy d'affirmer sa souveraineté et d'un contexte de guerre propice à toutes les ambiguïtés. On apprécie enfin la bataille qui se joue en 1944-1945, où les coups bas, les tentatives de manipulation et les pressions politiques se multiplient. Un document appelé à mettre à mal nombre d'idées reçues.
Tortionnaires, truands et collabos
la bande de la rue de la Pompe, 1944
La France, L’Aide Américaine Et La Construction Européene 1944-1954
Un Oursin Dans Le Caviar
Histoires fantastiques
Par deux spécialistes du genre, un recueil de petits faits biscornus dédaignés par les historiens sérieux : histoires de fantômes, cas de possession et de sorcellerie, etc. Chacun des événements présentés ici est suivi d'une courte discussion et d'une bibliographie.
Les cheminots, Vichy et la Shoah
des travailleurs ordinaires
La guerre d'Algérie
La guerre d'Algérie à travers les archives photographiques du service cinématographique des Armées.
Ressentiment et apocalypse
essai sur l'antisémitisme nazi
L'abbé, le juif et le gendarme
une chronique de la résistance gardoise, 1935-1945
L'église de France face à la persécution des Juifs, 1940-1944
Disagrees with Jacques Duquesne, who introduced a dichotomy between the episcopacy's silence and cowardice in the face of the persecution of the Jews and the participation of the clergy and laypersons in the resistance and the rescue of Jews. Shows that, although torn between its declared allegiance to Vichy and opposition to antisemitic steps, the Church's leadership, through its actions and positions, reduced the scope of the persecutions. Its rejection of persecution of the Jews erupted during the roundups in summer 1942 and was marked by protests of bishops against the regime. Previously unpublished documents show that the protests of bishops in southern France were planned together with the Vatican. Describes measures taken by Pope Pius XII and the French episcopate to prevent the resumption of large-scale roundups in fall 1942 and to protect Jews. Seven "dioceses of refuge" were created in southern France around Cardinal Gerlier and bishops who encouraged religious institutions to give shelter to the persecuted. In northern France, the Church worked closely with Jewish networks. Traces, also, the development of a Jewish-Catholic front already in 1933, to sensitize public opinion in France to the dangers of the Nazi regime. Certain clerics, like the archbishop of Paris, Cardinal Verdier, openly condemned the persecution and expressed solidarity with the Jews.
Les hommes d'Hitler
La 4e de couverture indique : "Spécialiste reconnu de l'histoire allemande, et du IIIe Reich en particulier, Jean-Paul Bled raconte la vie et dépeint le rôle précis au sein de l'appareil de pouvoir nazi de vingt-trois de ses dirigeants et compagnons de route emblématiques. Il privilégie pour ce faire l'histoire méconnue de leur relation à Hitler, qu'ils soient complices (Papen, Blomberg, Schacht), intimes (Göring, Hess, Goebbels, Himmler, Bormann, Speer), séides (Rosenberg, Frick, Ribbentrop, Frank, Heydrich, Schirach), militaires (Keitel, Guderian, Rommel, Dönitz), artistes (Hoffmann, Riefenstahl), enfin éliminés à l'occasion de la « Nuit des longs couteaux » (Röhm, Strasser). A l'opposé d'une certaine vulgate présentant Hitler comme un dictateur hystérique et esseulé, qui contrôle peu ou mal ses principaux barons, l'auteur établit au contraire combien sa domination, politique et psychologique, fut écrasante et les divisions entre ses lieutenants, instrumentalisées, pour mieux affermir son absolutisme. Un ouvrage novateur qui fera date par ses nombreux apports."
L'étrange défaite
témoignage écrit en 1940
La 4ème de couv. indique : "«Ces pages seront-elles jamais publiées? Je ne sais. Je me suis cependant décidé à les écrire. L’effort sera rude : combien il me semblerait plus commode de céder aux conseils de la fatigue et du découragement ! Mais un témoignage ne vaut que fixé dans sa première fraîcheur et je ne puis me persuader que celui-ci doive être tout à fait inutile. Un jour viendra, tôt ou tard, j’en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s’épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. Alors les dossiers cachés s’ouvriront ; les brumes, qu’autour du plus atroce effondrement de notre histoire commencent, dès maintenant, à accumuler tantôt l’ignorance et tantôt la mauvaise foi, se lèveront peu à peu ; et peut-être les chercheurs occupés à les percer trouveront-ils quelque profit à feuilleter, s’ils le savent découvrir, ce procès-verbal de l’an 1940.» Marc Bloch"
Un tribunal au garde-à-vous
le procès de Pierre Mendès France, 9 mai 1941
Vient l'ultime formalité : la signification de l'arrêt au condamné. Elle a lieu dans la salle d'audience qui a été évacuée. Ni le public ni les juges ne sont plus là. La garde assemblée présente les armes. C'est le greffier qui donne, solennellement, lecture de l'arrêt : " Le lieutenant Mendès France est-il coupable de désertion à l'intérieur en temps de guerre ? " A la majorité de six voix contre une, oui, l'accusé est coupable. " Mendès France l'interrompt : " Le tribunal a menti. " Le greffier, décontenancé, s'est arrêté un moment. Puis il enchaîne : " Sur la seconde question, à la majorité, il existe des circonstances atténuantes. " En conséquence, le tribunal condamne le lieutenant de réserve Mendès France Pierre, Isaac, Isidore à la peine de six ans d'emprisonnement et à la perte du grade... " Le greffier arrive au bout de sa lecture. A peine s'est-il arrêté que le condamné se tourne vers la garde. Les soldats sont blêmes. Mendès France s'avance vers eux. Il leur dit : " On vient de condamner un innocent par haine politique. Ce n'est pas la justice de la France, c'est celle de Hitler. Ne désespérez pas de la France. " J-D B.
Dans Les Tranchées De 1914-18
Le drame de l'Armée française
du Front populaire à Vichy
La Grande Manip
La Légion française des combattants
la tentation du fascisme
Edgar Faure
ou, L'intelligence de la politique : 1945-1975
Vie Et Mort Des Français
Honoré D’Estienne D’Orves
Mon père, ce collabo
Jean Buvens a 10 ans, en 1944, lorsqu?il comprend peu à peu le rôle de ses parents pendant la Seconde Guerre mondiale : sa mère parcourt les rues de Bruxelles à la recherche de noms juifs sur les sonnettes, son père revient les soirs de rafles les bras remplis de jouets d?enfants. 0Chauffeur pour la Gestapo, son père aidera les nazis en tant que dénonciateur mais, une fois leur pion devenu inutile, les Allemands n?hésiteront pas à les exiler, lui et sa famille, dans une cave en Allemagne. 0Jean, petit garçon, observe les actions de ses parents, perplexe, en tentant tant bien que mal de discerner leurs actes corrects et ceux, honteux, bien plus nombreux. 0Voici les effets collatéraux de la guerre sur un enfant et le développement de relation d?amour et de haine entre un enfant et ses parents devenus collaborateurs de l?occupant pendant la Seconde Guerre mondiale.
Secrets et mystères de la France occupée
Que signifie vraiment l'Occupation ? Comment saisir le vecu d'une catastrophe nationale, les bouleversements d'une nation et d'une societe qui doit s'adapter du jour au lendemain aux contraintes de l'occupant ?En s'attaquant a la vie quotidienne des Francais pendant cette periode, Michele Cointet revient sur des sujets qui derangent: le taux de natalite eleve, l'argent sale acquis par certains, les rivalites entre maquis qui ont pu engendrer des represailles dramatiques, le traumatisme toujours present de villes et de villages detruits par les bombardements allies, ou encore le retour d'Allemagne des prisonniers de guerre francais. Professeur emerite d'histoire contemporaine a l'universite de Tours, Michele Cointet a ecrit de nombreux ouvrages sur la Resistance, la collaboration et le gaulisme; plusieurs ont ete couronnes, notamment par l'Academie francaise. Elle a recu en 2012 le grand prix Ouest-France/Societe generale pour sa Nouvelle Histoire de Vichy (Fayard).
Cahiers secrets de la Ve République: 1965-1977
La 4ème de couv. indique :" Le lecteur ne trouvera ici que des choses vues, des événements vécus, des rencontres, des conversations au fil des jours. Je n'ai à aucun moment voulu faire œuvre d'historienne. D'autres s'en sont chargés, se chargeront demain de retracer l'histoire de la Ve République, du général de Gaulle à Nicolas Sarkozy. Ici, il ne s'agit que de journalisme, avec tout ce que ce mot contient d'immédiat, d'incomplet, de personnel, de subjectif. " Quant aux lieux dans lesquels la plupart des propos rapportés dans ces pages ont été recueillis : il s'agit de l'Assemblée nationale le plus souvent et, plus largement, de ce quadrilatère "microcosmique" où, entre Matignon et l'Élysée, le Palais-Bourbon et celui du Luxembourg, entre les Finances et la Justice, ministres et commis de l'État se surveillent du coin de l'œil, se sourient mais ne se pardonnent rien. Des congrès politiques, en marge des longs discours prononcés à la tribune par les uns tandis que les autres, dans les couloirs, se chargent de distiller leurs vérités. Des rédactions, enfin, où chacun échange son dernier tuyau. Car ces chroniques sont aussi, d'une certaine façon, celles des amis et amies journalistes qui m'ont accompagnée tout au long du parcours. " Cette histoire commence donc dans l'été 1965. La première élection du président de la République au suffrage universel doit avoir lieu dans six mois. A gauche, le maire socialiste de Marseille, Gaston Defferre, s'est porté en première ligne. En retrait, François Mitterrand attend. A l'Elysée, le Général ne se sent pas menacé... "
Cahiers secrets de la Ve République: 1977-1986
La 4ème de couv. indique :"Ce deuxième tome des Cahiers de Michèle Cotta est à l'évidence le plus captivant, le plus lourd de révélations. C'est la période qui voit se consommer le divorce entre Giscard et Chirac, mais aussi se lézarder l'Union de la gauche, et, au sein du PS, s'opposer partisans et adversaires d'une candidature Rocard, avant que, par un de ces coups de maître dont il a le génie, François Mitterrand impose la sienne et l'emporte. C'est aussi l'époque où le Parti communiste brille de ses derniers feux et voit s'embraser la polémique autour du passé de Georges Marchais au STO, et - il y a déjà un quart de siècle - l'intense débat sur l'opportunité de participer aux Jeux olympiques de Moscou, là où sont bafoués les droits de l'homme... C'est ensuite le récit pittoresque des premiers pas de la gauche au pouvoir, ses ingénuités, ses novations, ses bêtises, et surtout ses difficultés à rompre le "cordon ombilical" avec la télévision. Cette période s'achève par la victoire de la droite aux législatives de 1985 et la première cohabitation avec Chirac à Matignon. Rarement un document politique aura autant mérité qu'on dise de lui qu'il se lit comme un roman."
L'os à moelle : 13 mai 1938 - 31 mai 1940 : anthologie
Les fêtes du Maréchal
propagande festive et imaginaire dans la France de Vichy
Enquête sur un carrefour dangereux
Paris dans la collaboration
Fondé sur de nombreuses archives, ce dictionnaire historique constitue une exploration de Paris sous l'Occupation, arrondissement par arrondissement, rue par rue. Intégrant de multiples citations extraites de témoignages de cette période, l'ouvrage met en évidence les déplacements des lieux de pouvoir, les places stratégiques, les réquisitions de biens publics et privés.
Le Ve président
L'héritage de Vichy
ces 100 mesures toujours en vigueur
Accouchement sous X, fète du Travail, cantine d'entreprise, sport au baccalauréat, création des comités d'établissement devenus comités d'entreprise, médecine du travail, certificat prénuptial, salaire minimum, Ordre des médecins... autant de mesures qui nous viennent de Vichy et de l'Occupation allemande. Si à la Libération, avec le rétablissement de la légalité républicaine, la plupart des mesures du régime de Vichy furent abolies, certaines ont été maintenues et, avec elles, des habitudes nées de la guerre.Comment l'expliquer ? Vichy n'aurait donc été qu'une parenthèse au sein de notre histoire républicaine ? Ou n'aurait-on gardé de ce régime autoritaire et répressif que ce qui relevait de la gestion du quotidien ? L'affaire est des plus complexes et chacun se fera son opinion.Ce livre exerce en quelque sorte un droit d'inventaire et, pour chacune de ces mesures ou dispositions qui sont restées, revient sur les raisons, parfois antérieures à Vichy, de leur conception et leur devenir aujourd'hui. Un défi passionnant, enrichi d'illustrations inédites.« L'auteure a osé un pari et elle l'a gagné. » (Emmanuel Le Roy Ladurie)Philosophe et germaniste de formation, Cécile Desprairies mène depuis plusieurs années des recherches sur l'Occupation et la Collaboration. Elle est également l'auteure de Sous l'oeil de l'Occupant, la France vue par l'Allemagne, 1940-1944 (2010); Paris dans la Collaboration (2009) et Ville lumière, années noires: les lieux du Paris de la Collaboration (2008).Préface d'Emmanuel Le Roy Ladurie
Histoire continue (L')
« J'entreprends maintenant de parler de mon métier, sobrement, familièrement. De notre métier plutôt, et du parcours que nous avons suivi, car nous avons tous marché du même pas, nous les historiens, en compagnie des spécialistes d'autres sciences de l'homme. Rares en effet sont les chercheurs, dans ces disciplines, qui s'aventurent seuls hors des sentiers battus. Sans toujours qu'ils s'en doutent, d'autres se risquent en même temps qu'eux. Par conséquent, cette histoire n'est pas seulement la mienne. C'est celle, étendue sur un demi-siècle, de l'école historique française. » Georges Duby est membre de l'Académie française et professeur honoraire au Collège de France.
La République de Monsieur Mitterrand
La France et la Ve République étaient gaullistes quand la social-démocratie régnait en Europe. Les voilà socialistes depuis que l'Occident vire à droite et - paradoxe ! - plus monarchiques encore que sous le prince déchu, Valéry Giscard d'Estaing. Au-delà des discours partisans, Alain Duhamel explore et définit ici la nature profonde de la République de M. Mitterrand. Pour l'auteur, la campagne présidentielle n'a été réussie ni par le vainqueur ni par le vaincu : un pouvoir "aigre" s'est simplement substitué au pouvoir "froid" de l'ancienne caste dirigeante. Le triomphe socialiste est celui des classes moyennes, de la "République des professeurs". Et c'est avec brio qu'Alain Duhamel illustre ces réflexions par des portraits pleins de verve, tel celui du président et de son socialisme très personnel : un socialisme intellectuel, littéraire et moral, un socialisme à l'anglaise - très {fabien}, pour tout dire. Le P.S. au pouvoir, ce Gulliver, ainsi que le surnomme l'auteur, présente cependant des faiblesses et réserve bien des surprises : si le fonctionnement des institutions sous François Mitterrand relève, en politique extérieure, de la "tradition gallicane", dans le domaine économique et social intervient désormais le risque travailliste.
La Vie Quotidienne A L’Elysee Au Temps De Charles De Gaulle
Histoire Des Relations Internationales De 1945 À Nos Jours
Ballets roses
les dessous de mai 1958
" En me penchant sur cet épisode des "ballets roses", j'ai suivi un itinéraire à la fois historique, anecdotique et personnel, jusqu'à ce moment du xxe siècle où se croisent trois figures : le héros légendaire (Charles de Gaulle), le bourgeois modéré (René Coty) et l'ambitieux humilié (André Le Troquer). J'ai ainsi plongé dans ces "années cinquante" qui précédèrent ma naissance et qui me fascinent comme l'ultime parade d'une France disparue. Sur les pas d'André Le Troquer, j'ai rencontré des starlettes et des modistes devenues reines de Paris, une fausse comtesse roumaine, des politiciens grivois traînant dans les coulisses de l'Opéra, une République encore accrochée à son Empire, une justice paternaliste, des rues sombres et des maisons closes, des music-halls rive-droite où Maurice Chevalier et Damia chantaient encore, des cabarets rive-gauche où Brassens et Ferré chantaient déjà ; bref, ce monde en noir et blanc, si proche et si lointain, juste avant les bouleversements de notre modernité. " B. D.
