La maison du canal
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Maigret bâilla, poussa les papiers vers le bout du bureau. - Signez ça, les enfants, et vous pourrez aller vous coucher. Les « enfants » étaient probablement les trois gaillards les plus durs à cuire qui fussent passés par la P. J. depuis un an. L'un d'eux, celui qu'on appelait Dédé, avait l'aspect d'un gorille, et le plus fluet, qui avait un oeil au beurre noir, aurait pu gagner sa vie comme lutteur forain. Janvier leur passait les papiers, une plume, et, maintenant qu'ils venaient enfin de lâcher le morceau, ils ne se donnaient plus la peine de discuter, ne lisaient mème pas le procès-verbal de leur interrogatoire, et signaient d'un air dégoûté.L'horloge de marbre marquait trois heures et quelques minutes et la plupart des bureaux du Quai des Orfèvres étaient plongés dans l'obscurité. Depuis longtemps, on n'entendait plus d'autre bruit qu'un lointain klaxon ou les freins d'un taxi qui dérapait sur le pavé mouillé. Au moment de leur arrivée, la veille, les bureaux étaient déserts aussi, parce qu'il n'était pas neuf heures du matin et que le personnel n'était pas encore là. Il pleuvait déjà, de cette pluie fine et mélancolique qui tombait toujours.
En six mois, cinq femmes seules ont été assassinées à Montmartre. Un défi pour Maigret: une conversation avec un psychiatre lui fait découvrir quil lui faut dabord comprendre le mécanisme mental de l'assassin.En annonçant larrestation dun faux coupable, il espère pousser le vrai à se manifester de nouveau. Le dispositif policier exceptionnel mis en place à cette occasion va se révéler efficace.Encore faut-il comprendre les motifs du criminel. Et lorsqu'un nouveau meurtre intervient après son arrestation, deviner qui cherche ainsi à l'innocenter...Le grand romancier analyse ici au scalpel une singulière figure de « tueur en série », incorporant magistralement à son univers des éléments venus de la psychanalyse.
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Hector Loursat boit. Sa femme l'a quitté. Il ne plaide plus. Seule sa fille Nicole, qu'il n'aime pas, partage encore avec lui des repas pris sans un mot dans leur grande maison vide. Dix-huit ans que cela dure, à ne rien faire, retiré du monde. Un soir, pourtant, tout bascule. Découvrir sous son toit un homme tué d'une balle dans le cou tire l'avocat d'une longue peur de vivre. La mort le réveille. Il est seul. Sa fille est une inconnue. Il la croyait sans âme, il découvre une force. Il la croyait docile, c'est une révoltée. Un mystère qui s'ouvre sur un meurtre et toute une ville qui attend. Une ville de notables. De frileux. Une bonne société qui louvoie, qui accuse. Qui aimerait tant pouvoir être hors du coup.
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Tout semblait accuser Meurant du meurtre de Leontine, sa tante, et de la petite fille qu'elle avait prise en pension. Pourtant, l'accuse ressortit acquitte des assises. C'est que le commissaire Maigret, prie de rendre compte de son enquete, n'a pas manque de faire valoir tous les elements qui le troublaient dans cette affaire. Et l'on apprend en outre que Ginette, l'epouse de Meurant, avait un amant... C'est a partir de la que Maigret va suivre une nouvelle piste, qui sera la bonne. Non sans eprouver quelque malaise face a un appareil judiciaire dont la rigueur l'empeche parfois de percevoir la complexite des etres et du reel...
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Après dix ans de voyages à travers le monde à la recherche du scoop, Maxime Duchamp a ouvert un restaurant dans le 10e arrondissement de Paris. Ingrid Diesel, une Américaine amoureuse de Paris, installée dans le quartier, est sensible à son charme, mais lui n'a d'yeux que pour sa maîtresse Khadidja Younis. Cette belle harmonie est rompue par l'assassinat de la colocataire de Khadidja.
roman
Joakim et Katrine décident de quitter Stockholm pour s'installer dans une vieille ferme de l'île d'Öland. Katrine et les enfants s'y installent, Joakim finit l'année scolaire où il enseigne. Katrine se noie accidentellement. En faisant des travaux dans la maison, Joakim apprend que, dans le passé, les habitants de la ferme ont été victimes d'accidents mortels. La policière Tilda Davidsson enquête.--[Résumé de l'éditeur].
roman
Edwige Marion, jeune commissaire décidée, est confrontée à une série de meurtres atroces, apparemment sans mobile. Pour tout indice, des pollens de la forêt des Landes, quelques cheveux, et une intuition obsédante : tout semblie lié à la corrida. Une histoire de sang et d'angoisse, d'hallucinations et de folie criminelle.
Qui a pu assassiner Oscar Chabut, opulent négociant en vins, réputé pour sa férocité en affaires, alors qu'il sortait avec sa secrétaire d'une maison de rendez-vous ?Quel est le personnage insaisissable qui, à chaque stade de l'enquête, met ses pas dans les pas de Maigret, lui écrit, lui téléphone même, pour lui dépeindre Chabut comme une crapule ?La vérité n'échappera pas longtemps au plus célèbre enquêteur que la P.J. ait compté dans ses rangs...Mais ici, comme dans ses dizaines d'enquêtes, c'est moins la vérité des faits qui intéresse Maigret que celle des hommes. C'est la personnalité de Chabut qu'il reconstitue post-Mortem, à petites touches, au gré des témoignages et des aveux.
Depuis longtemps Maigret surveillait le vieux Palmari, qu'il soupçonnait de diriger un gang de voleurs de bijoux, et sa maîtresse Aline, son seul contact avec l'extérieur depuis qu'il ait perdu l'usage de ses jambes. Et voilà que Palmari est assassiné. Maigret va s'intéresser au représentant Fernand Barillard, ami de la victime et amant d'Aline, à sa femme Mina et au vieux père sourd-muet de celle-ci, Jef Claes. Quels liens et quels conflits ont pu se nouer entre ces personnages ? Deux jours d'enquète suffiront au commissaire pour couronner des années de patience. Sans qu'il parvienne toutefois à empècher un second meurtre...
le commissaire Maigret
Le 7 juillet, à Saint-Cloud, Mme Henderson, riche veuve américaine, et sa femme de chambre ont été assassinées. La police a rapidement arrêté Joseph Heurtin, livreur, qui a laissé des traces flagrantes de son meurtre. Reconnu sain d'esprit, Heurtin a été condamné à mort le 2 octobre. Or, pour Maigret, Heurtin est fou ou innocent. Pour le sauver, le commissaire, sûr de lui, obtient des autorités judiciaires qu'une chance d'évasion lui soit offerte. Pendant la nuit du 15 au 16 octobre, Heurtin s'évade donc et est suivi par la police. Cette filature aboutit à la Coupole, où Maigret se trouve plongé dans la faune internationale du carrefour Montparnasse et où il repère particulièrement William Crosby, neveu de la victime, et Jean Radek, étudiant tchèque. Quel lien peut exister entre Heurtin, Crosby et Radek ?
Comme tous les autres jours, c'étaient les merles, les premiers, qui m'avaient réveillé. Il ne leur en voulait pas. Au début, cela le mettait en rage, surtout qu'il n'était pas encore habitué au climat et que la chaleur l'empêchait de s'endormir avant deux ou trois heures du matin. Ils commençaient juste au lever du soleil. Or, ici, en Floride, le soleil se levait presque d'un seul coup. Il n'y avait pas d'aube. Le ciel était tout de suite doré, l'air moite, vibrant du caquetage des oiseaux. Il ne savait pas où ils avaient leur nid. Il ne savait même pas si c'étaient réellement des merles. C'était lui qui les appelait ainsi, depuis dix ans qu'il se promettait de se renseigner et qu'il oubliait de le faire. Loïs leur donnait un nom qu'il aurait été incapable d'épeler. Ils étaient plus grands que des merles du Nord, avec trois ou quatre plumes de couleur. Il en arrivait deux sur la pelouse, à proximité des fenêtres, qui engageaient leur bavardage aigu. Eddie ne s'éveillait plus tout à fait, prenait seulement conscience du lever du jour et ne trouvait pas ça désagréable.
Tout à coup, entre deux petites gares dont il n'aurait pu dire le nom et dont il ne vit presque rien dans l'obscurité, sinon des lignes de pluie devant une grosse lampe et des silhouettes humaines qui poussaient des chariots, Maigret se demanda ce qu'il faisait là. Peut-ètre s'était-il assoupi un moment dans le compartiment surchauffé ? Il ne devait pas avoir perdu entièrement conscience car il savait qu'il était dans un train; il en entendait le bruit monotone; il aurait juré qu'il avait continué à voir, de loin en loin, dans l'étendue obscure des champs, les fenètres éclairées d'une ferme isolée. Tout cela, et l'odeur de suie qui se mélangeait à celle de ses vètements mouillés, restait réel, et aussi un murmure régulier de voix dans un compartiment voisin, mais cela perdait en quelque sorte de son actualité, cela ne se situait plus très bien dans l'espace, ni surtout dans le temps.
Saint-Malo
Des dessins de Michel-Ange ont été volés à la Bibliothèque vaticane ! Henri Valhubert, l'expert d'art parisien, est assassiné un soir de fête devant le palais Farnèse. Que faisait-il à Rome et comment a-t-il pu boire de la ciguë ?
Plus de 1.000 entrées présentées sur le général de Gaulle et le milieu dans lequel il a grandi, ses influences littéraires et philosophiques, sa carrière professionnelle, ses propos et son action avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, son action politique et littéraire sous les IVe et Ve République, ainsi que son héritage politique et sa place dans la mémoire nationale contemporaine.
A Villejuif, on vient d'assassiner une femme dans un terrain vague. Un seul indice : le sac de la victime a disparu ; la police croit cependant au crime d'un sadique. La concierge de M. Hire, rendue méfiante par le comportement singulier de son locataire, signale qu'elle a entrevu chez lui une serviette tachée de sang. M. Hire est aussitôt pris en filature. Cet homme physiquement disgracié, au caractère mal défini, vit d'expédients. Au bowling, dont il est un habitué, il se fait passer pour un inspecteur de la P.J. Par ailleurs, M. Hire a de très mauvais rapports avec la police : il a même fait de la prison pour une affaire de moeurs, pour une escroquerie ... Le soir, de sa chambre de célibataire, il lorgne les allées et venues d'une jeune voisine, Alice ...
Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs. Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les " terroristes ". Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, ou on le jette en prison. Le but des Allemands est d'en faire leur informateur au sein de la préfecture de police ... De retour à Paris, il reçoit l'ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d'appartenir à un réseau antinazi. [4e de couv.]
"- Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l'Armée furieuse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi. - C'est une association ? - L'Armée furieuse, répéta-t-elle tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ? - Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait. - Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle. - Je suis désolé, dit Adamsberg. Veyrenc, l'Armée furieuse, vous connaissez cette bande ?" Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc. "- Votre fille l'a vraiment vue ? Avec le disparu ? Où cela ? - Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là." Veyrenc retint discrètement le commissaire. "- Jean-Baptiste, vraiment, tu n'as jamais entendu parler de ça ?" Adamsberg secoua la tête. "- Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il. - Pourquoi ? - Parce que, pour ce que j'en sais, c'est l'annonce d'une secousse. Peut-être d'une sacrée secousse." [Source : 4e de couv.]
Ce livre est l'autobiographie de l'auteur, fille de Simone Signoret :J'ai quatre ans, je suis seule avec ma mère dans le salon. Nous attendons Montand. Brusquement, j'entends la porte d'entrée. Je me cache derrière un fauteuil. Montand entre, il tient quelque chose derrière son dos. Peut-être un cadeau pour moi? Je n'ai pas le temps de sortir de ma cachette, déjà il enlace ma mère. Ils s'embrassent. Et ce baiser dure ... dure tant qu'il est encore dans ma mémoire .aujourd'hui. Je crois que ma vie durant, je me suis sentie prisonnière derrière ce fauteuil avec cette peur de déranger quelque chose ou quelqu'un.
Oui, le moment est arrivé de dire: Jamais plus! Ce n'est pas moi qui me détache de mes anciens bonheurs, ce sont eux qui se détachent de moi: les chemins de montagne se refusent à mes pieds. Jamais plus je ne m'écroulerai, grisée de fatigue, dans l'odeur du foin; jamais plus je ne glisserai solitaire sur la neige des matins. Jamais plus un homme. Maintenant, autant que mon corps, mon imagination en a pris son parti. Malgré tout, c'est étrange de n'être plus un corps; il y a des moments où cette bizarrerie, par son caractère définitif, me glace le sang. Ce qui me navre, bien plus que ces privations, c'est de ne plus rencontrer en moi de désirs neufs: ils se flétrissent avant de naître dans ce temps raréfié qui est désormais le mien.
Celui qui succéda à vingt et un ans à Christian Dior définit ainsi son style : "Une Rolls Royce roulant doucement d'où s'échapperait un air de java", et signe parfois Swann. Journaliste au "Monde" et à "Vogue", L. Benaïm a enrichi sa biographie du grand couturier d'entretiens inédits.
La biographie romancée de ce médecin et astrologue né à Saint-Rémy de Provence en 1503 qui a toujours suscité craintes et vénérations.
choix de poèmes présenté par Alphonse Bonnafé
« Paysan, je vis depuis 87 ans, sur une terre à cailloux, dans une presqu'île. Ça change beaucoup de choses d'être entouré par la mer. Chaque jour j'écris mes pensées sur de vieux agendas de récupération. Par petits coups de griffes sur le papier, j'écris des morceaux de mon cerveau. Raconter ma vie, c'est pour moi un peu comme baratter mon beurre, le même baratin, sauf que c'est moins difficile pour les bras. J'ai envie de parler des pierres, car des pierres, personne ne pense à parler pour elles. D'autres pensées me préoccupent, comme celle des gens qui sont vivants, trop vivants aujourd'hui et notre terre qui devient morte. J'ai ouvert la porte de ma petite ferme avec vue sur mer, phare et sémaphore. Vous me parlez de votre vie et je vous parle du trésor de comprendre ce qu'a été la mienne. Je n'ai rien voulu du bonheur et je l'ai rencontré quand même en regardant mes vaches ne manger que de l'herbe et des fleurs. »
le Bien-Aimé
Louis XV a 5 ans lorsqu'il succède à son arrière-grand-père Louis XIV, en 1715. Philippe d'Orléans assurera la régence jusqu'en 1723. A ce moment, Louis XV est " le bien-aimé " qui est à la tête d'une formidable puissance. Mais ce roi tant aimé perd peu à peu toute popularité. Ses frasques amoureuses (la Pompadour, la Du Barry), les guerres, la perte de l'empire colonial qui fait qu'aujourd'hui on parle anglais dans le monde entier, le transforment en un roi si détesté qu'on devra l'enterrer de nuit, à la sauvette par peur des manifestations. Caractère secret, voire impénétrable, il passe pour avoir négligé le bien public. Jamais roi, cependant, à l'exception de Henri IV, ne fut aussi conscient des problèmes et attentif à l'avenir. Nombre de ses réformes seront d'ailleurs reprises par les révolutionnaires et Napoléon 1er, et c'est sous son long règne que l'économie nationale prendra son véritable essor, que la Lorraine et la Corse deviendront françaises.