Le Matin calme
Corée d'hier et d'aujourd'hui
Corée d'hier et d'aujourd'hui
En 19 jours, 21 heures et 55 minutes, B. Piccard et B. Jones ont bouclé le premier tour du monde sans escale à bord d'un aérostat, accomplissant l'un des exploits les plus marquants de cette fin de siècle. Moments de joie, de doute et d'espoir, ils nous font partager tout le suspense et la beauté de leur traversée en un récit passionnant, extrême, comme l'aventure qu'ils ont vécue.
Dans ce document d'époque, unique en son genre, Erika Mann met au jour les rouages d'un système diabolique, de l'arrivée au pouvoir d'Hitler à la mise en place du régime nazi, en observant le destin d'une ville et de ses habitants et, à travers eux, celui d'un pays tout entier.Représentatives des stratégies insidieuses par lesquelles le régime national-socialiste envahit tous les domaines de la vie, les dix histoires du volume composent le tableau d'une société confrontée au mal nazi: le couple qui se suicide parce que la jeune fille est à tort accusée d'avoir avorté; le commerçant qui falsifie ses comptes car son négoce n'est pas assez rentable et menace d'ètre fermé; le riche industriel qui craint d'ètre considéré comme un traître dès lors qu'il apprend que sa secrétaire, qu'il vient de demander en mariage, est « demi-juive »; l'acte de résistance d'un pro-fesseur de droit qui condamne à mi-mots la justice hitlé-rienne, et de ses étudiants qui s'opposent, grâce à un ton-nerre d'applaudissements complices, à la réquisition forcée pour les moissons; le jeune paysan arrèté pour avoir nourri ses poules avec de l'orge en dépit de l'interdiction du régime.Au-delà de ces récits, le lecteur devine la perversité, la bè-tise et la force de destruction d'un système qui mine progressivement tous les espoirs.
Dans ce livre qui fut un evenement lors de sa premiere parution en 1981, les deux historiens nord-americains revelaient que la politique antisemite menee en France des l'ete 1940 etait due au seul gouvernement de Vichy, sans pressions directes allemandes. La legislation de Vichy facilita meme le projet d'extermination nazi lorsque les deportations a Auschwitz commencerent en 1942.A l'epoque, la question de la responsabilite du regime de Vichy n'etait deja plus completement refoulee mais le sujet etait traite en marge et l'acces aux archives francaises et allemandes extremement laborieux.Beaucoup de choses ont change depuis (ouverture des archives, reconnaissance du role de l'Etat francais dans la deportation des Juifs, etc.) et ont permis aux auteurs de traiter une matiere abondante pour approfondir et affiner leur demonstration.Ainsi, l'idee qui se repand actuellement que la survie de 75 % des Juifs de France est un resultat louable, et que ce resultat heureux est en partie attribuable a Vichy qui aurait sacrifie les Juifs etrangers pour epargner les Juifs francais, ne tient pas longtemps face a une analyse approfondie.Il est crucial de lire aujourd'hui ce classique enrichi et mis a jour, et de s'elever contre ceux qui se demandent pourquoi tant de Juifs ont survecu en France quand il faudrait plutot comprendre pourquoi tant ont peri.
La 4e de couv. indique : "Lorsque, en 1918, une compagnie du génie de l'armée américaine s'installa au camp du Poteau à Captieux, on était loin d'imaginer que sa venue inaugurait une longue période de présence plus ou moins continue sur le sol aquitain. Car c'est seulement après la seconde guerre mondiale que les gouvernements français et américain décidèrent qu'une zone militaire devait être établie en France. Le 23 novembre 1950, le premier cargo Frontenac-Victory accostait à Bassens, chargé de 7 000 tonnes de munitions et matériels divers... Commençaient alors quinze années de vie commune. De l'école au temple, de l'hôpital au club de base-ball ou de basket jusqu'aux maisons de tolérance, Retjons-Captieux, Bazas, Bassens,Bussac-Forêt, Périgueux, La Braconne ont vécu à « l'heure américaine ». C'est pour rendre hommage à cette page d'histoire particulière que Jean-Pierre Mercier a patiemment collecté d'innombrables documents et témoignages. En 1965, la France quittait l'OTAN et les Américains partaient définitivement pour l'Allemagne..."
le langage des marins, la pratique de la voile
Voici une œuvre monumentale, le travail d'un écrivain issu d'une lignée d'ingénieurs voulant mettre à la portée du plus grand nombre le vocabulaire, le savoir de générations de gens de la mer, ces marins des " quatre marines " qui ont sillonné les mers des siècles durant et forgé, loin de la surveillance des grammairiens et des instituteurs, une véritable langue qu'il sentait menacée de disparition. Recueillir les mots, traquer les étymologies, donner des définitions illustrées d'exemples concrets et d'expressions usuelles, aller du général au particulier pour faire saisir le langage et les gestes anciens, le savoir-faire et les termes techniques, telle est la réussite de cet ouvrage unique complet, accessible à tous les publics, et qui ne laisse pourtant aucun spécialiste sur sa faim. Une référence absolue pour tous les amoureux de la mer, marins de métier ou plaisanciers, amateurs de vieux gréements ou passionnés de littérature maritime. 4000 entrées, 500 illustrations, 8 pages hors-texte en couleurs reproduisant le balisage ancien et actuel des côtes de France, les pavillons alphabétiques et les flammes numériques.
une contribution décisive à la victoire
des batailles presque oubliées...
1492-1946 André Maurois
de Louis XIV aux gaullistes
"Du Grand Siècle à la Cinquième République, on a beaucoup couché pour maintenir la grandeur de l'État, et la diplomatie française fut faite de relations amoureuses ou sexuelles plus souvent qu'on ne croit. Il y eut des ambassadeurs étalons, tel La Chétardie auprès de la tsarine Élisabeth Petrovna, et des maîtresses influentes, telle la Castiglione venue plaider la cause de l'Unité italienne dans le lit de Napoléon III. Il y eut des diplomates restés célèbres pour leur chaude nature, comme Bernis, tandis que d'autres passent à tort pour froids, comme Guizot. Après que les ébats des rois de France eurent secoué l'Europe, la République finança avec le plus grand sérieux une politique étrangère érotique : sous la Troisième, l'expression officielle "visite au président du Sénat" désignait en réalité les plaisirs officieux que se voyaient offrir princes et souverains séjournant à Paris. Une histoire à rebondissements où les valises diplomatiques sont aussi des vanity-cases."--Page 4 of cover.
la guerre secrète de Churchill contre Hitler
La 4e de couv. indique : "Au printemps 1939, une organisation très discrète est fondée à Londres, surnommée « l'armée secrète de Churchill » : elle la pour objectif de détruire la machine de guerre d'Hitler, au moyen d'actes de sabotage spectaculaires. Les opérations de guérilla qui devaient frapper au coeur du Troisième Reich étaient dirigées par six hommes atypiques. Churchill les avait choisis pour leur créativité et leur mépris des convenances. Millis Jefferis et Stuart Macrae s'occupèrent d'organiser les activités et de produire à grande échelle de nouvelles armes secrètes. Cecil Clarke était un ingénieur fou qui avait passé les années 1930 à inventer des caravanes futuristes ; c'est lui qui élabora la bombe destinée à assassiner le favori d'Hitler, Reinhard Heydrich. William Fairbairn était un retraité corpulent à la passion peu commune : il était le spécialiste mondial des techniques d'assassinat sans bruit. Avec son comparse Eric Sykes, il avait pour mission d'entraîner les hommes parachutés derrière les lignes ennemies. Menée par Colin Gubbins, un fringant Écossais, cette organisation fut si efficace qu'elle changea le cours de la guerre.À l'aide de documents d'archives classés Secret Défense jusqu'à ce jour, Giles Mil ton nous livre avec son humour anglais irrésistible le récit invraisemblable de cette guerre contraire à toutes les règles du vrai gentleman."
le IIIe Reich et les Juifs
Le theme de cet ouvrage fortement documente est la lutte sans merci declaree par l'hitlerisme aux Juifs d'Europe. Grace aux recherches poursuivies pendant cinq annees en Allemagne meme, grace a l'examen des differentes archives du IIIe Reich et a de nombreuses interviews, cet ouvrage fondateur fut l'un des premiers a presenter une etude objective des techniques homicides nazies, en faisant temoigner, autant qu'il etait possible, les bourreaux eux-memes ou les documents qu'ils ont laisses. Publie en 1951, dans la collection Liberte de l'esprit dirigee par Raymond Aron, le Breviaire de la haine fut preface par Francois Mauriac, et regulierement remis a jour par son auteur au fil des reeditions. Ce livre reste un classique de l'historiographie nazie conserve aujourd'hui toute sa pertinence.
enquête sur la principauté française de non-droit
La démocratie est-elle en train de tuer la démocratie, à bas bruit ? L'actualité a égrené depuis quinze ans des scandales politico-financiers sans que nous ne puissions en comprendre la logique, s'il devait mème y en avoir une. Après plus d'un an d'enquète, au cours de laquelle de très nombreux acteurs, jusqu'au sommet de l'État, ont accepté de lui parler, à condition que cela soit souvent en « off », Pierre Péan met au jour bien des aspects passés inaperçus sur les activités dans les zones grises de l'État. Dans toutes ces affaires, un seul enjeu: constituer un « trésor de guerre », en vue de la campagne présidentielle suivante. À chaque fois, il s'agit de tirer la manne des grands contrats civils ou militaires. Le durcissement de la législation sur le financement des partis a accouché d'un monstre: désormais, la pratique des rétrocommissions est devenue la règle d'un certain commerce international d'État. Cette « République des mallettes » a pris le pas sur l'État démocratique. Son fonctionnement et les décisions les plus stratégiques du pays semblent aiguillonnés, plutôt que par l'intérèt national, par le souci de perpétuer ce système et de le rendre le plus fluide possible par la constitution d'une oligarchie restreinte occupant les postes « stratégiques » à la tète des grandes entreprises à capital public, à l'Élysée et dans les ministères régaliens. Une oligarchie pour qui l'argent est devenu roi. À travers l'incroyable itinéraire de l'un des « facilitateurs » de ce système, personnage au passé des plus troubles, Pierre Péan démonte une à une les pièces d'un mécanisme qui, si nous n'y prenons garde, finira par ronger le système démocratique français, comme c'est déjà le cas en Russie ou en Italie.Pierre Péan est enquèteur-écrivain. On lui doit notamment Affaires africaines (1983), Une jeunesse française (1994) et Le Monde selon K. (2008). Il a publié dernièrement aux éditions Mille et une nuits Carnages.
Une relecture de l'histoire de l'Europe, renouvelant nos explications par exemple sur les guerres de Religion, la Révolution française, le franquisme espagnol, s'appuyant sur une nouvelle méthode cartographique pays par pays.
La 4e de couv. indique : "Nombre d'opérations militaires jalonnent la Seconde Guerre mondiale, sur de multiples fronts. De très imposantes et parfaitement connues - Barbarossa, Overlord ou Market Garden -, mais aussi de plus modestes, de plus audacieuses parfois, assurément de plus inventives voire de plus folles, et qui sont tombées dans l'oubli. Quoi de plus fou, de plus extraordinaire en effet que d'envisager de lâcher sur le Japon un million de chauves-souris lestées d'une charge incendiaire - alors même que l'on prépare par ailleurs la bombe atomique ? D'empoisonner les pâtures du Reich avec le bacille du charbon ? De construire un porte-avions en glace ? De falsifier ses propres cartes d'état-major pour berner l'ennemi qui viendrait à s'en emparer ? Et que penser de ces pilotes de chasse allemands dont la mission consiste à percuter l'empennage de queue des bombardiers alliés ? De ces marins italiens qui chevauchent des torpilles sous-marines ?"
"Cette sélection de lettres d'Afrique d'Arthur Rimbaud (1854-1891), choisie et illustrée par Hugo Pratt, se rattache à la dernière partie de la vie du poète, la plus controversée. Écrites entre 1880 et 1891, elles révèlent le quotidien d'un homme parti chercher fortune du côté de la Corne d'Afrique et de la péninsule arabique, principalement dans les villes de Harar et d'Aden. Désespérantes pour certains, qui y ont recherché en vain la trace du poète, elles témoignent au contraire pour d'autres de la liberté ultime d'un homme qui a choisi l'aventure, préféré la misère des soleils africains à la gloire littéraire" (4e de couv.)
Comment devient-on historien ? C'est a eclairer cette question que Jean-Pierre Rioux se consacre ici, en devoilant l'itineraire qui fut le sien. Enfant de la guerre et de la Liberation, il decide, apres le choc du conflit en Algerie, de faire de l'histoire son ambition et son engagement. Ce livre signe ses Memoires, sous la figure tutelaire de grands hommes qui ont domine ses travaux et nourri ses convictions: Jaures, Peguy, de Gaulle, mais aussi Rene Remond et Jean-Louis Cremieux-Brilhac. Ce sont ces modeles et ces heritages qu'il fait revivre. Et, loin de l'obsession du declin, il entend redire la confiance qui a toujours ete la sienne en une France capable d'entonner des chants d'unite et de rassemblement.
"Alors que l'orage s'éloigne, une tâche immense s'impose à tous les Français : celle de refaire notre belle France que les nazis ont souillée de leur présence." Cet écho du Travailleur de l'Oise en octobre 1944 illustre la démarche de ce livre : s'attacher non plus à la seule étude politique et institutionnelle de l'épuration, mais, dans la veine d'une historiographie renouvelée, aux Françaises et aux Français face à l'événement. Il y a une évidente dimension populaire de l'épuration. Il s'agit non pas du catalyseur des "excès de la foule" qui déborderait les nouvelles autorités, mais au contraire d'un mouvement antérieur à l'installation du pouvoir politique à la Libération. Deux dynamiques coexistent en effet dès le début de l'Occupation. L'une, en France, souterraine mais qui s'étend, lente et silencieuse, menace les traîtres et, l'heure venue, veut les tuer ; l'autre, à Londres, puis dans les autres terres d'exil, réfléchit à la justice et à ses normes et prépare des ordonnances. Ces dynamiques, disjointes, se conjuguent finalement au moment de la libération des territoires dans une grande diversité de situations. Cette histoire sociale de l'épuration prend en considération également la question du genre : les relations entre les femmes et les hommes ne sont pas seulement perturbées durant la guerre, leurs identités respectives le sont également et durablement. La volonté de régénération de la patrie et des mœurs, notamment des mœurs féminines, explique l'ignominie des tontes. C'est donc dans un cadre géographique et social élargi que cet ouvrage envisage l'épuration : du village au pays tout entier, jusqu'au continent et à l'Empire ; de l'intimité du domicile et de la famille au bureau, à l'usine ou au champ, de la rue au tribunal, des Maquis aux prisons. --
Dans la lignée du surréalisme, F. Trabal renouvelle, sous la forme du roman par correspondance cher au XVIIIe siècle, le thème de l'amour fou, dans le huis clos d'une chambre d'hôtel.
histoire des soldats de l'antiquité à nos jours
De l'armée d'Alexandre à l'armée israélienne, vaste panorama des divers aspects de la vie du soldat : recrutement, armes, uniformes, techniques de combat, comportement au feu, relations avec les officiers, etc. Magnifique album illustré de plus de 300 documents iconographiques.
de Mahomet à nos jours
Friedrichsfeld
Boulin, Urba, Elf, les frégates de Taïwan, Clearstream, Kerviel, Cahuzac, Karachi, Balkany... Le juge Van Ruymbeke a instruit pendant plus de quarante ans les grandes affaires financières qui ont secoué notre République. Tenace et libre, il est la figure emblématique de la lutte anticorruption. Dans ces mémoires vibrantes, animé par sa si chère indépendance, il raconte la manière dont il s'est attaqué aux sphères du pouvoir et au financement illégal des partis politiques. Engagés dans la lutte contre les paradis fiscaux, Renaud Van Ruymbeke fait des propositions pour traquer l'argent sale et réformer durablement la justice française. Voici le parcours d'un homme déterminé à se battre pour une justice égale pour tous.
9 Novembre 1970.Charles de Gaulle meurt brutalement dans sa maison de Colombey.Entre le jour de sa disparition et celui de son enterrement, beaucoup de choses se passent en coulisses. Des questions de pouvoir, d'alliances, de succession, ressurgissent dans l'ombre durant ces quatre journées dominées par la haute stature, haïe ou adulée, d'un personnage déjà entré dans l'Histoire.Dans ce moment d'émotion populaire, ses proches comme ses adversaires interrogent la nature de leur relation avec de Gaulle. Fidélité, hostilité ou trahison, sa mort est pour tous un catalyseur.Tandis qu'il nous relate les dessous des préparatifs des obsèques, ce livre met aussi en lumière les rivalités politiques, idéologiques et affectives autour du testament laissé par le général de Gaulle, qui semble orchestrer de l'au-delà la mise en scène méticuleuse de ses propres funérailles.Les réactions des différents chefs d'État présents à la cérémonie organisée à Notre-Dame sont autant d'éclairages sur la politique étrangère gaullienne et les rapports que le Général entretint avec les principaux dirigeants de la planète, de Nixon à Ben Gourion, du Shah d'Iran à la reine d'Angleterre.Riche de documents et témoignages inédits, cet ouvrage en forme d'enquête est aussi l'histoire d'un mythe, le dernier de notre histoire nationale, qui continue de nous fasciner.
L'Inde hante l'imagination de l'Occident. Il y a deux mille ans y surgirent la charité et la croyance en l'immortalité de l'âme ; le christianisme en fut l'héritier. Au siècle des Lumières, nos philosophes y découvrirent la tolérance religieuse. Dans les années 20, le Mahatma Gandhi révéla au monde l'efficacité de la non-violence dans l'Histoire. En 1968, l'écologie et le féminisme nous parvinrent aussi de l'Inde. Aujourd'hui, face à un Occident désenchanté par sa propre réussite matérielle, le voyage en Inde entrepris par Guy Sorman fait découvrir un continent mal connu et son véritable visage : l'Inde est-elle véritablement une démocratie ? Que reste-t-il des castes et des gourous ? Comment y a-t-on vaincu la faim ? Pourquoi le pays se développe-t-il désormais plus rapidement que la Chine ? Cette Inde contemporaine recèle-t-elle encore quelque message de portée universelle ? Pour Guy Sorman, de l'Inde au présent les Occidentaux peuvent rapporter le supplément d'âme et la fantaisie qui font tant défaut à la démocratie libérale et à l'économie de marché. " L'Inde qui apprend à vivre ", en disait André Malraux. Ce qui, plus que jamais, reste vrai.
1954-1962. Lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre
Un best-seller en histoire: plus de 80 000 exemplaires vendus. Colles dans la page, glisses dans des enveloppes, des documents historiques reproduits a l'identique a deplier et a decouvrir, notamment: Le manuscrit original de l'appel du 18 juin 1940. Des tickets de rationnement. La carte officielle de la ligne de demarcation. Le carnet de route d'un soldat de la France libre. Des tracts antisemites. La partition originale de Marechal, nous voila. Des journaux clandestins. Une lettre de denonciation a la Gestapo. L'affiche rouge. Un manuel d'armement destine aux maquisards. Le carnet des chansons de Radio Londres. La liste d'un convoi de deportes. Des lettres d'adieu de fusilles. L'affiche du general Eisenhower larguee par les Allies le 6 juin 1944. L'edition speciale du quotidien Liberation apres la descente des Champs-Elysee par le general de Gaulle. Un livre a lire et a manipuler en famille pour comprendre le quotidien des Francais emportes dans la tourmente. Notre histoire, celle de nos parents et de nos grands-parents, a partager dans un album d'exception.
[extraits].
Cette année-là, le dernier royaume islamique d'Europe s'effondre, les juifs sont expulsés d'Espagne, l'Amérique est découverte. Ce faisceau de novations et d'évènements si divers aura à l'évidence d'immenses conséquences qui font de l'année 1492 l'un des moments fondateurs de la civilisation occidentale.
Ravensbrück
la question de l'autre
4e de couv. : " Le capitaine Alonzo Lopez de Avila s'était emparé pendant la guerre d'une jeune Indienne, une femme belle et gracieuse. Elle avait promis à son mari craignant qu'on ne le tuât à la guerre de n'appartenir à aucun autre que lui, et ainsi nulle persuasion ne put l'empêcher de quitter la vie plutôt que de se laisser flétrir par un autre homme ; c'est pourquoi on la livra aux chiens." Diego de Landa, Relation des choses de Yucatan, 32." J'écris ce livre pour essayer de faire en sorte qu'on n'oublie pas ce récit, et mille autres pareils. A la question : comment se comporter à l'égard d'autrui?, je ne trouve pas moyen de répondre autrement qu'en racontant une histoire exemplaire, celle de la découverte et de la conquête de l'Amérique. En même temps, cette recherche éthique est une réflexion sur les signes, l'interprétation et la communication : car le sémiotique ne peut être pensé hors du rapport à l'autre." T.T.
Le 27 avril 1994, dix ans après avoir reçu le prix Nobel de la Paix pour son combat acharné et non violent contre le régime d'apartheid, Mgr Desmond Tutu, archevêque anglican du Cap, votait pour la première fois de sa vie. Mais, malgré l'immense joie populaire qui accompagnait l'élection de son ami Nelson Mandela, le spectre d'un bain de sang menaçait l'Afrique du Sud. Comment éviter la vengeance des foules opprimées pendant tant d'années ? Comment empêcher la formidable explosion de violence à laquelle tout le monde s'attendait ? Desmond Tutu engagea alors son pays dans un pari sans équivalent dans l'histoire des hommes et des révolutions : refusant l'oubli des crimes de l'apartheid mais aussi un procès qui aurait à coup sûr provoqué le chaos, il organisa une incroyable opération de prise de parole, dans laquelle victimes et bourreaux pouvaient témoigner des horreurs commises au nom de la guerre des races. Pendant quatre ans, à la tête de la Commission Vérité et Réconciliation, un chrétien accueillit les plus terribles dépositions, aida des milliers de gens à révéler leurs traumatismes, et ne cessa de les accompagner sur la voie du pardon. Cette expérience éprouvante et unique, Desmond Tutu, la raconte ici en toute sincérité, sans cacher ni ses doutes ni ses échecs, mais en affirmant haut et fort une foi à soulever les montagnes de la haine. Une incomparable leçon d'humanité.
la tragédie du Cap Arcona : 3 mai 1945
"Travail forcé, mauvais traitements, épidémies, "expériences médicales", famines, tortures, exécutions sommaires, Neuengamme avec ses satellites est sans conteste l'un des camps de concentration les plus meurtriers de toute l'Allemagne nazie. N'y a-t-on pas compté près de 60 000 morts pour un peu plus de 100 000 détenus? Opposants politiques, syndicalistes, déviants de toutes sortes, communistes, chrétiens, juifs, artistes et intellectuels, résistants de toute l'Europe, Allemands, Français, Tchèques, Belges, Polonais, etc., tous y ont été réduits en esclavage. Mais il était écrit que ces souffrances ne s'arrêteraient pas là et qu'à l'horreur concentrationnaire viendrait s'ajouter une ultime tragédie. Alors même que Hitler venait de se donner la mort au fond de son Bunker, alors que Les Britanniques et les Soviétiques se trouvaient à quelques kilomètres à peine de là, les SS se mirent en tête, dans un incompréhensible fanatisme jusqu'au-boutiste, d'évacuer Neuengamme de ses derniers prisonniers et de les regrouper, dans d'effroyables conditions, sur un ancien paquebot de luxe, le prestigieux Cap Arcona, amarré dans la baie de Lübeck! C'est là que, te 3 mai 1945, une escadrille de la Royal Air Force, mal renseignée probablement, bombarda le navire et le coula, causant la mort de plus de 7000 détenus dans les eaux glaciales de la Baltique. À partir d'une documentation considérable, les auteurs racontent l'histoire du camp et le calvaire des déportés, ils dressent d'émouvants portraits de victimes, les unes anonymes, les autres célèbres, ils relatent avec minutie tes étapes de l'infernale tragédie. La révélation de cet épisode peu connu, voire occulté de la Seconde Guerre mondiale illustre un aspect inédit de l'univers concentrationnaire et de la folie nazie."--Page 4 of cover.