Eupalinos
Or, The Architect
Or, The Architect
poème
poème
Les villes tentaculaires
et autres poèmes érotiques
Pour exorciser le souvenir de ses amours passionnées avec Rimbaud, Verlaine se lance à corps perdu dans l'ivresse poétique et physique. Du bordel aux amours lesbiennes, des fêtes sensuelles aux plaisirs vécus comme des vices, le poète alterne chansons gauloises et élans de désespoir, vers d'érotisme précis et rêveries amoureuses...
Romances sans paroles ; précédé de Poèmes saturniens
"Toute voix neuve éclate dans un temps gouverné par des modes de penser et de sentir, par des habitudes, par des formes elles-mêmes tyrannisées par une idéologie, et elle est condamnée à être en effet "inouïe" : dans ce sens, il est significatif, non pas peut-être que tous les grands recueils de Verlaine, y compris, en 1885, Jadis et Naguère, aient été publiés à compte d'auteur, mais que tous, malgré quelques articles, et les plus amicaux ne sont pas les moins aveugles, soient passés, sans exception, inaperçus : artistes, critiques, "juges attitrés", tous adonnés aux "jeux anciens" ; la "modernité", c'est du côté du Parnasse qu'elle se cherche, ou dans le réalisme de Coppée, de Mérat (auquel il est vrai que Verlaine se montrera lui-même très attentif, mais c'est pour aussitôt, dans les Paysages belges, dans les pièces des Fêtes galantes où se laissent reconnaître ses motifs, l'entraîner dans une autre aventure) : qui eût pu, dans cette voix "en allée", secrète et vertigineuse, la reconnaître, et avec elle, imperceptiblement et pour jamais, c'étaient les formes mêmes qui bougeaient. Si, Mallarmé, reconnaissant dès les Poèmes saturniens l'effort conscient de Verlaine "vers la sensation rendue" (et c'est déjà, par places, cette "traduction immédiate du senti" qu'exigera un jour Rimbaud), le rejet des "favorites usées", la naissance d'"un métal vierge et neuf" ; Rimbaud, lecteur, dès leur parution, des Fêtes galantes et, dans la lettre fameuse à Paul Demeny du 15 mai 1871, tenant Verlaine, avec Baudelaire, pour un "vrai poète", pour un "voyant". C'est-à-dire, essentiellement, le texte est là ("Les inventions d'inconnu réclament des formes nouvelles"), pour ce créateur d'une autre langue poétique, que Baudelaire, à ses yeux, n'a pas été ("la forme si vantée en lui est mesquine") et que Verlaine lui-même, un jour, très tôt, ne saura plus ou n'osera plus être. " Jacques Borel. -- 4ème de couverture.
DESSINS DE SEURAT
& Fêtes galantes
Dans son premier recueil de poèmes, placé sous le signe de Saturne, Verlaine cultive une mélancolie sombre, retraçant tour à tour ses amours malheureuses et son désarroi. Mais déjà, on entend sa musique si particulière : le vers se disloque, le rythme se rompt. C'est cette petite musique que l'on retrouve trois ans plus tard, en 1869, dans les Fêtes galantes. D'apparence, ces saynètes fantaisistes décrivent les amours libertines et bucoliques inspirées des toiles de Watteau. Mais sous le vernis de la fête, la mélancolie guette aussi les personnages.
poèmes, contes et chansons
Reprise, à l'usage des Français, d'un ensemble de textes parus aux Nouvelles éditions de l'Arc entre 1979 et 1986. Les textes des chansons occupent plus de cent pages.
poèmes
Lorsque les héros de cette tragédie ont pu s'enfoncer jusqu'au centre de l'enfer dantesque, les feux de la souffrance les brûlent et rien n'empêche que ceux qu'ils enfl amment ne sentent s'embraser en eux-mêmes les cuisantes douleurs. L'Amour ( Eros ) et la Haine ( Polemos ) joints à des sentiments forts et à des émotions troublantes emportent véhémentement les protagonistes de cette pièce et avec eux le spectateur ou le lecteur au fin fond de la misère morale et psychique. E. A.
Les destinées
"Cet homme, à qui ne manquent ni l'orgueil, ni le courage, ni les faiblesses, ce cour chimérique et tendre, trouble, blessé d'un rien, déchiré dans l'amour comme dans la gloire et l'amitié, ce comte Alfred de Vigny, dernier du nom, a besoin de se raidir et de chercher une armature. Il ne peut, comme l'auteur des Fleurs du Mal, adhérer à sa misère intime dans un chant où chacun de nous se retrouve. Il s'y refuse, il le jugerait indigne, il se contient, il transpose, il fait des "élévations", il "pense". Mais ce grave Penseur est un homme, et non des mieux armés ; cet Esprit n'est heureusement qu'à demi pur. Vienne la grâce : c'est l'aveu, fût-ce dans la transposition ; et c'est le chant, hautain, délicat, percé d'amour, de souvenirs et d'appels, qui nous émeut d'autant plus qu'il s'est longuement étouffé, et qu'il prend, quels que soient ses thèmes et ses modulations, un accent quasi religieux. C'est dans cette mesure que Vigny (dont on connaît l'influence) incarne l'une des plus belles heures de notre poésie et de notre sensibilité. " Marcel Arland.
Anouilh's classic historical tale of conflict between church and state, in a major new translation by Frederic and Stephen Raphael In Becket, Anouilh presents the history of England under Henry II as if it was France under German occupation. As Henry's long-time political playmate, Thomas's elevation to Archbishop of Canterbury forces him to sacrifice the love of his leader for his newfound love of the church: "If I become archbishop I shall cease to be your friend." Becket was first produced at the Theatre Montparnasse in 1959.This new translation is published to tie in with a production of the play opening at London's Theatre Royal, Haymarket.
suivi de Roméo et Jeannette
pièce en deux parties
souvenirs d'un jeune homme
Jean Anouilh se défend d'avoir voulu écrire ses mémoires. Il n'est pas Saint-Simon, dit-il, ni Chateaubriand qui n'hésitait pas à embellir les épisodes de sa vie. Il est Jean Anouilh, tout simplement, l'homme de théâtre le plus présent sur nos scènes depuis cinquante ans. Il nous a fait rire, pleurer, il nous a serré la gorge. Nous avons vécu avec lui, et pourtant nous le connaissons à peine cet homme discret, effacé derrière son oeuvre. Dans La vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique il soulève un coin du voile. Ce n'est pas pour nous éblouir, c'est par un petit coup de tendresse moqueuse pour le jeune homme qu'il a été et qui découvrait la vie un peu à la manière d'un Buster Keaton. Il avoue avoir du mal à se reconnaître dans ce personnage ballotté par la vie, aux prises avec ces monstres pas toujours sacrés que sont les comédiens et les directeurs de théâtre, mais nous, nous savons bien que c'est déjà lui avec ses modesties et ses certitudes. Après tout, le monologue c'est encore du théâtre. Le rideau se lève sur une scène à peu près nue. Une petite fille dort dans une valise. Son papa écrit et n'a pas de quoi payer son loyer, mais sur la table s'accumulent les manuscrits peuplés de tous ces personnages qui ont accompagné sa vie imaginaire et sa vie réelle. L'homme de théâtre est un magicien.
Promené de famille en famille à la suite d'une amnésie provoquée par la Grande Guerre, Gaston, devenu riche malgré lui, retrouve par étapes, dix-huit ans plus tard, chez les Renaud, des moments de sa vie antérieure. Une pièce sur les thèmes de la mémoire, du passé, de la société bourgeoise, de la nostalgie, de la pureté et de l'enfance.
ou, Mon père, ce héros
suivi de Le théâtre de Séraphin
Réquisitoire contre le théâtre occidental qui privilégie le texte au détriment de tous les autres éléments du spectacle. Un classique. [SDM].
Personnages: 2 femmes, 6 hommes.
"Les contens" dʼ Odet de Turnèbe
drame
Cette adaptation libre des Lettres persanes pour le théâtre s'attache avant tout à la découverte de l'autre à travers la rencontre de deux cultures.
La célèbre comédie du ##Barbier de Séville## est accompagnée ici d'une oeuvre mineure, ##Jean Bête à la foire##, qui appartient au genre de la "parade."
"Il n'est pas interdit de s'étonner que parmi les deux cents titres de Simenon, aucun n'ait obtenu le moindre petit prix Goncourt. Pas grave. L'oeuvre y a survécu et n'a pas fini de survivre. À ce propos, n'est-il pas amusant de noter qu'au moment précis où le cinéma s'empare de plus en plus avidement de l'oeuvre de Simenon, Balzac atteigne un immense public au travers des feuilletons télévisés. Cela illustre le parallèle où je m'aventurais plus haut, et qui, peut-être, a pu faire sursauter, à savoir : le Georges et l'Honoré n'ont pas fini de se pourchasser à travers grands et petits écrans, anthologie, "Pléiade", dictionnaires et morceaux choisis. Il faudra que la critiqué s'y résigne. On le sait peu, mais Michel Audiard est l'auteur qui a le plus adapté Georges Simenon au cinéma. Entre 1956 et 1962, il a collaboré à pas moins de six films tirés de l'oeuvre de l'écrivain belge. Ce volume donne à lire les scénarios de trois de ces adaptations, dont Audiard fut à la fois le coscénariste et le dialoguiste : Le Sang à la tête de Gilles Grangier (1956), Maigret tend un piège de Jean Delannoy et Le Président d'Henri Verneuil (1961). Trois films qui ont pour acteur vedette Jean Gabin, à l'époque où Michel Audiard était son dialoguiste attitré et où l'acteur était devenu l'interprète simenonien par excellence. La lecture de ces scénarios, publiés pour la première fois, permet de suivre le travail d'un auteur, Michel Audiard, au moment où il émerge sur les devants de la scène. Le style de ses dialogues est déjà là, bien sur, solide et percutant, mais on discerne aussi chez lui une inspiration différente de celle des grandes comédies auxquelles son nom reste attaché. C'est donc l'histoire du rapport d'Audiard à un auteur hors norme, Simenon, qui se donne ici à lire, tout comme celle de sa collaboration avec Gabin. Et cette histoire nous conduit eu seuil de sa période la plus glorieuse, les années 1960, où son seul nom suffira à estampiller un film."--Page 4 of cover.
comédie
Le Mariage de Figaro connut en 1784 un triomphe sans precedent. Figaro, valet frondeur qui entend se marier avec Suzanne, y defie son maitre Almaviva, qui essaie de son cote par tous les moyens d obtenir les faveurs de sa fiancee. Cette comedie allegre souleva l indignation mais aussi l enthousiasme. Car jamais auparavant on n avait traite si hardiment des grands, de leurs m urs et de leurs privileges; mais jamais non plus on n avait si subtilement depeint la course au bonheur et le desir amoureux."
Un vieux bourgeois enferme dans sa maison une ingénue qu'il entend épouser. Un amoureux, avec l'aide de son rusé serviteur, soustrait la jeune fille à ce mariage forcé - et l'épouse lui-mème. C'est un thème de comédie d'intrigue qui ne semble guère neuf. Et pourtant, en 1775, Beaumarchais, dans Le Barbier de Séville, en donne une illustration sautillante, virevoltante, qui suit le rythme de la danse et de la musique. Et voici Figaro-ci, Figaro-là, valet qui commence une belle carrière sur la scène.
Samuel Beckett
suivi de Acte sans paroles
Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu.
suivi de Pas moi
Oh les beaux jours : pièce en deux actes pour deux personnages, écrite en anglais entre 1960 et 1961. Traduite en français par l'auteur en 1962. La première représentation, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Winnie et Jean-Louis Barrault dans celui de Willie, eut lieu en septembre 1963 au Festival du Théâtre de Venise, où elle remporta un immense succès. Fin octobre 1963, la pièce fut reprise par ces mêmes acteurs à Paris au Théâtre de l'Odéon. Elle a figuré ensuite durant de très nombreuses années au répertoire de la Compagnie Renaud-Barrault. La traduction française de l'auteur est parue aux Éditions de Minuit en 1963. Pas moi : pièce en un acte pour une bouche, écrite en anglais, traduite en français par l'auteur en 1973.
pièce radiophonique
Par Henry Becque