Je me souviens de Je me souviens
notes pour Je me souviens de Georges Perec à l'usage des générations oublieuses
Roland Brasseur se souvient que le samedi 20 janvier 1989, au théâtre Mogador, il a vu et entendu Sami Frey dire sur sa bicyclette les 480 " Je me souviens " de Georges Perec. Mais son plaisir a laissé place à l'inquiétude : que pouvait bien comprendre le lecteur, le spectateur de vingt ans ? Georges Perec est né en 1936, Roland Brasseur en 1945. Pour ceux qui sont nés plus tard, l'essentiel du propos des Je me souviens est oublié ou en passe de disparaître. En rappelant à la vie les 480 souvenirs de Perec, Roland Brasseur accomplit le miracle de rendre concrète la mémoire d'une génération. Ludique avant tout, Je me souviens de Je me souviens est une empreinte multiforme, le kaléidoscope des années 50 à 70. Ce livre s'adresse autant aux jeunes lecteurs qu'à tous ceux qui ont le goût des labyrinthes (textuels ou non), aux mélancoliques des années Bébé Cadum et Carambar, à ceux qui ont frémi aux exploits de Louison Bobet ou de Just Fontaine, et qui se sont indignés des scandales de la IVè République. S'aventurer dans Je me souviens de Je me souviens, c'est se laisser saisir par un fourmillement d'anecdotes, d'informations et de documents. C'est voyager dans le temps de la mémoire.
Les vases communicants
André Breton cherche à démontrer que le monde réel et le monde du rêve ne font qu'un. Il examine les différentes théories qui ont proposé une interprétation du rêve, pour s'arrêter longuement à celle de Freud. Mais pour Breton l'unité du rêve et du réel passe par une profonde transformation sociale.
Point du jour
Camus
Une enfance lyonnaise au temps du Maréchal
Maîtres et témoins de l’entre-deux-guerre
Belgique, Belle étrangère, de Boon à Pirotte, la littérature belge retrouvée
Les caractères
Fenêtres sur l’ailleurs
Le théâtre dada et surréaliste
Jacob, Ménahem et Mimoun
une épopée familiale
Robert Brasillach, ou, Encore un instant de bonheur
A biography of Robert Brasillach (1909-1945), the French fascist writer and literary critic. Describes his life and activities, and his antisemitism, which was similar to that of his political milieu and his "teacher" Maurras, and can be defined as rational, political antisemitism rather than emotional hatred of the Jews. In 1938 Brasillach wrote against "Jewish power" in the fascist journal "Je Suis Partout", although he opposed pogroms. States that his antisemitism was based on nationalism and opposition to the settlement of large numbers of Jewish immigrants, but was not racist. During the Second World War he became more extreme and accused the Jews of responsibility for the war. He approved the deportation of Jewish immigrants from France, not knowing of their fate.
Convaincre
Dialogue sur l’éloquence
"Maître, vous avez la parole, Maître, c'est le temps de l'exode et je viens de vous entendre dire quinze mots, vingt mots totalement inaudibles, incohérents, sans intérêt, sans importance et qui déjà ont commencé de m'ennuyer.""Maître, vous êtes passé à la narration, c'est-à-dire à l'exposé des faits, et je ne comprends pas un mot de votre exposé des faits. L'exposé des faits s'apprend, la narration des faits s'apprend, il y a une règle de l'éloquence.""Vient la démonstration, vient la réfutation, la force de cette démonstration, la force, la rigueur de cette réfutation, Maître, nous les attendons." "Vous arrivez, Maître, à votre péroraison. Pourquoi l'avez-vous ratée, votre péroraison ? Pourquoi n'avez-vous pas été capable de récapituler vos preuves, c'est-à-dire de les rassembler pour leur rendre la force qu'exigeaient les Anciens ou, au contraire, tenter de m'émouvoir, ou faire les deux à la fois ?""Vous n'avez rien fait du tout et les dix dernières minutes de votre plaidoirie ont été totalement incompréhensibles.""Et moi, juge, je n'ai fait que regarder ma montre, en me disant : "Quand aura-t-il terminé ?""Drôle, féroce, brillant, ce dialogue sur l'éloquence met en scène, et aussi aux prises, deux des plus célèbres avocats du barreau parisien. Tous ceux que l'efficacité de la parole fascine, tous ceux que l'histoire judiciaire passionne, tous ceux qui goûtent l'art de l'affrontement, parfois brutal, toujours amical, pourront par ce livre satisfaire leur appétit de savoir, de pouvoir et, aussi, de conquête.
O dix-neuvième!
L'avenir arrivera-t-il ? se demande Alphonse de Lamartine, la tête posée sur les genoux d'Elvire. L'avenir c'est lui, le Poète, l'Impatient, le Rongeur de frein. " Hâtons-nous, jouissons ! " - C'est aussi le frein du passé dont ce mystique veut libérer son pays : à près de soixante ans, durci au vent de souffrances intimes, rompu aux finesses politiques, jetant son argent par les fenêtres, devenu l'homme fort de la Bourgogne, Lamartine se hisse sur les éclairs de février 1848 pour dominer de sa haute stature dix inoubliables mois, ceux de la Seconde République. Mais l'avenir c'est aussi ce monde où soudain tout est nié, les distances, les océans, la manière dont jusqu'ici on se déplaçait, on travaillait, on vivait. Le moyen de changer la planète ? La vapeur. Les instruments ? La locomotive, le paquebot, le télégraphe électrique, la fonte, l'acier. Survient Eugène Schneider. Rien ne lui fait froid aux yeux : l'époque à laquelle il achète Le Creusot - 1836 - avec son frère Adolphe est de celles qui font bondir un siècle en avant. La Saône-et-Loire devient son fief quel contraste avec Lamartine ! - le Second Empire son régime de prédilection. L'avenir arrivera-t-il ? se demandent tous ceux, de Tocqueville à Marx, de Dickens à Sartre, qui ont les yeux fixés sur ce siècle enivré de révolutions et de spectacles : O dix-neuvième ! E.B.
Improvisations sur Balzac I
Le Marchand et le Génie
En décrivant la société contemporaine, Balzac transforme la vision que le jeune français en a ; il lui révèle l'étendue de la maladie dont elle est atteinte. Dans les Études philosophiques, il essaie d'aller plus loin, de donner des figures très fortes qui montrent, et fassent comprendre, les causes de cette maladie. Balzac considère qu'il a lui-même du génie et qu'il réussit cependant, malgré toutes les difficultés, à agir sur son époque. Il parvient à composer son œuvre et à la publier. Mais un génie supérieur risquerait d'avoir des difficultés tellement grandes qu'il ne pourrait même pas publier ses œuvres, voire “à la limite” les écrire. Cet ensemble de récits qui poussent “à la limite” un certain nombre d'expériences fondamentales pour en faire des mythes, sont des fictions au second degré qui constituent la réflexion de Balzac sur sa propre œuvre. Improvisations sur Balzac I, Le Marchand et le Génie s’inscrit dans une série de six volumes consacrés à une forme inédite de critique littéraire mettant en avant la liberté d’interprétation de la lecture. Liberté d’autant plus remarquable que les œuvres étudiées sont notoires : Flaubert, Rimbaud, Balzac. Et Butor lui-même en « autre ». Tous ces livres ont la particularité d’être issus de cours dispensés à l’Université de Genève, enregistrés, transcrits puis entièrement réécrits. Les Improvisations sur Balzac de Michel Butor se déclinent elle-même en trois tomes qui constituent trois temps articulés de la lecture : Improvisations sur Balzac I - Le Marchand et le Génie, consacré aux récits philosophiques ; Improvisations sur Balzac II - Paris à vol d’archange, consacré à la ville de Paris dans les romans de Balzac et Improvisations sur Balzac III - Scènes de la vie féminine, consacré aux femmes de La Comédie humaine.
Pourquoi je n'ai écrit aucun de mes livres
Voix et visages
écrivains romands
A la demande d'Yvonne Böhler, chaque écrivain a choisi un texte pour accompagner sa photographie, qu'il a lui-même mise en scène. Parmi eux, des auteurs neuchâtelois: Pierre Chappuis, Claude Darbellay, Roger Favre, Anne-Lise Grobéty, Agota Kristof, Monique Laederach, Jean-Pierre Monnier, Amélie Plume.
Jette ce livre avant qu'il soit trop tard
Contrairement à ton attente, lecteur, ce n'est pas en parcourant à la hâte ces quelques lignes que tu découvriras ce qui se trame dans ce livre. Il te faudra, si tu tiens vraiment à en être informé, un effort un peu plus soutenu. Mais peut-être ta déception va-t-elle t'inciter à ne pas même entreprendre la lecture de l'ouvrage. Oseras-tu pourtant sans remords, et par simple mauvaise humeur, aller jusque-là? Sache seulement qu'en ce cas tu serais bien plus revêche que le héros même du livre. Lui au moins n'arrêta sa lecture qu'après avoir pris connaissance de la première page. Alors, tout bien pesé, ne serait-il pas plus sage pour toi d'adopter une démarche aussi prudente?
Droit de cité
Peau d'ours
notes pour un roman
Voici les notes que Calet avait prises de 1951 à sa mort, en vue d'un roman. Ce dossier contenait un nombre important de petites feuilles sur lesquelles il avait noté ses réflexions, ses observations et aussi ses amusements et ses chagrins. On y trouvait également des lettres et quelques articles et un relevé de ses agendas depuis la fin de l'année 1949, document très révélateur de la façon dont Calet s'inspirait, dans ses romans, de sa vie intime.
Le mythe de Sisyphe
Carnets. Janvier 1942 - Mars 1951
Actuelles II. Chroniques 1948-1953
Colette, une certaine France
Colette incarnait et incarne toujours une certaine France : la célébration de la nature et la passion du théâtre, la règle et l'ordre de la province, la frivolité et le désordre de la vie parisienne. Peu d'auteurs auront travaillé avec autant de persévérance à l'élaboration de leur mythe. Ainsi, Colette n'aura cessé d'entretenir une véritable vocation du bonheur. Après une œuvre abondante qu'il qualifie lui-même de sombre, Michel del Castillo nous offre aujourd'hui un livre lumineux et solaire, comme si depuis la publication de son Père français qui révélait aussi une certaine France, il avait voulu nous dire et donc écrire pour la première fois l'amour de son pays d'adoption. En reprenant le cours de la vie et de l'œuvre de Colette, et rétablissant ait passage certaines vérités, égratignant donc la fameuse légende, Michel del Castillo confirme qu'entre les faits et les sentiments il y a toujours l'écart de la littérature. C'est en France que l'auteur de Tanguy a appris à aimer, sinon à vivre. Mais il n'oublie pas qu'il partage avec Colette le sentiment et l'expérience d'avoir connu enfant, auprès de sa mère, telle Colette auprès de la sienne, Sido, le seul, l'unique paradis perdu.
Figaro ou la vie de Beaumarchais
Blaise Cendrars
l'or d'un poète
La vie de l'écrivain Blaise Cendrars dont l'oeuvre, conquête poétique violente et fiévreuse du monde entier, superpose à l'aventure vécue des visions insolites, images des aventures possibles.
L'Hexaméron
il y a prose et prose
Collège Vaserman
Le sentiment géographique
L'avenir est à ceux qui s'aiment
ou, L'alphabet des sentiments
Histoire de l'édition française
Le livre concurrencé : 1900-1950
Les textes littéraires généraux
Mémoires d’outre-tombe (extraits)
Génie du christianisme (extraits)
Le chêne brûlé
Portrait des Vaudois
Analyse : Avec une liste des oeuvres de J. Chessex, p. 229-232 et une courte biographie de l'écrivain, p. 233.
Rests avec nous
Florides helvètes et autres textes
De Rimbaud au surréalisme. Panorama critique
Paris insolite
Lettres à Jean Marais
Brieven aan de Franse letterkundige Jean Marais (pseud. van Jean Alfred Villain-Marais ; 1913- ), geschreven in de jaren 1938-1963.
L'amour, c'est beaucoup plus que l'amour
Il est arrivé à Chardonne de dire que toute son œuvre ne resterait qu'une seule phrase : " l'amour, c'est beaucoup plus que l'amour. " Il ajoutait aussitôt : " Tout le reste y sera mystérieusement accroché. " Chardonne est un moraliste, mais il n'a heureusement aucune thèse à défendre. S'il n'hésite pas à tirer de son expérience des idées générales, il reconnaît volontiers que ces idées peuvent être mises en échec. Du reste, il ne donne pas ses réflexions et ses rêveries comme des pensées : " j'ai chois dans mes livres, dit-il, des phrases qui ont l'air d'une pensée. " Il a choisi aussi " des pages qui me plaisent parce qu'elles me rappellent des images qui furent ma découverte ".
Histoire de l'édition française
Le Temps des éditeurs
Le second tiers du XIXè siècle voit s'affirmer une nouvelle économie du livre. La presse mécanique à vapeur, la machine à papier continu, la reliure industrielle permettent une première industrialisation de sa fabrication. Les tirages toutefois restent modestes et l'édition demeure dominée par les genres et les titres de la tradition. La véritable rupture vient après la mi-siècle : les techniques de composition et d'illustration sont à leur tour industrialisées grâce aux linotypes, puis aux monotypes et à la photogravure. Mais, dès la décennie 1850, la production change d'échelle : elle franchit le seuil des 12 000 titres annuels. Car de nouvelles catégories de lecteurs apparaissent. De Guizot à Ferry, l'école (mais pas seulement elle) a alphabétisé les Français : l'enfant, la femme, le peuple, deviennent les figures emblématiques de ces consommateurs d'imprimés. Dans les années 1830, l'édition française invente des objets nouveaux, réduit les formats (ainsi avec les classiques Charpentier en format in-18), emprunte au journal la formule des fascicules largement illustrés, bon marché et lancés à grand renfort de publicité. 1848 marque l'échec du projet romantique et ouvre la voie à d'autres publics, ceux du manuel scolaire, du livre pour la jeunesse, de la littérature de gare, des ouvrages encyclopédiques. Enfin, la crise de surproduction de la fin du siècle opère un tri drastique parmi les éditeurs établis tout en favorisant de nouveaux venus. Concentrant entre ses mains la totalité du processus de production du livre, l'éditeur donne désormais la plus grande part de son temps, non plus au commerce de librairie ou à l'activité d'imprimerie, mais à la lecture des manuscrits, aux rencontres avec les auteurs, à la constitution de son fonds propre. La profession y gagne une légitimité intellectuelle inédite tandis que les plus habiles de ses membres deviennent des propriétaires cossus ou des capitalistes hardis. L'évolution est grosse de risques (d'où les faillites nombreuses qui scandent le siècle) et d'âpres conflits surgissent avec les auteurs qui, de plus en plus, veulent ou doivent vivre de leur plume.
La trilogie de Beaumarchais
Discours sur le colonialisme
Comme naguère Jean-Jacques Rousseau dénonçait le scandale d'une société fondée sur l'inégalité, avec la même clarté, et un bonheur d'écriture que seule peut inspirer la passion du juste, Aimé Césaire prend ses distance par rapport au monde occidental et le juge. Ce discours est un acte d'accusation et de libération. Sont assignés quelques ténors de la civilisation blanche et de son idéologie mystifiante, l'Humanisme formel et froid. En pleine lumière sont exposées d'horribles réalités : la barbarie du colonisateur et le malheur du colonisé, le fait même de la colonisation qui n'est qu'une machine exploiteuse d'hommes et déshumanisante, une machine à détruire des civilisations qui étaient belles, dignes et fraternelles. C'est la première fois qu'avec cette force est proclamée, face à l'Occident, la valeur des cultures nègres. Mais la violence de la pureté du cri sont à la mesure d'une grande exigence, ce texte chaud, à chaque instant, témoigne du souci des hommes, d'une authentique universalité humaine. Il s'inscrit dans la lignée de ces textes majeurs qui ne cessent de réveiller en chacun de nous la générosité de la lucidité révolutionnaires. Le Discours sur le colonialisme est suivi du Discours sur la Négritude, qu'Aimé Césaire a prononcé à l'Université Internationale de Floride (Miami), en 1987
Cahiers d’un retour au pays natal
Colette
comme une flore, comme un zoo : un répertoire des images du corps
