Le prédicateur et ses masques
les personnages d'André Malraux
les personnages d'André Malraux
La 4e de couverture indique : "Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler: telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance: j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela."
« Je voudrais faire des portraits qui un siècle plus tard aux gens d'alors apparussent comme des apparitions » écrivait Van Gogh il y a justement un siècle. Ces portraits, on peut douter qu'ils apparaissent aujourd'hui : comble de la valeur marchande, ils sont aussi peu visibles que les effigies des billets de banque. C'est que Van Gogh, qui accessoirement était peintre aussi, est une affaire en or. Dans cette affaire, il est bien au-delà de son œuvre maintenant, nulle part. J'ai voulu le voir en deçà de l'œuvre ; par les yeux de quelqu'un qui ignore ce qu'est une œuvre, si ce phénomène était encore possible à la fin du siècle dernier ; quelqu'un qui vivait dans un temps et dans un milieu où la mode n'était pas encore que tout le monde comprît la bonne peinture : ce facteur Roulin qui fut l'ami d'un Hollandais pauvre, peintre accessoirement, en Arles en 1888. Et bien sûr je n'y suis pas parvenu. Le mythe est beaucoup plus fort, il absorbe toute tentative de s'en distraire, l'attire dans son orbite et s'en nourrit, ajoutant quelques sous au capital de cette affaire en or, sempiternellement. Cet échec est peut-être réconfortant : il me permet de penser que le facteur Roulin se tient nécessairement devant qui l'évoque à la façon d'une apparition, comme le voulait celui qui le fit exister.
essai
Présentation de la littérature africaine depuis l'indépendance, avec l'explication de quelques notions clés qui expliquent la littérature contemporaine : l'exil, l'humour, le rapport à la langue française, histoire et mémoire, les notions de postcolonialisme, d'identité noire, etc.
30 extraits et 6 essais
Les Essais nous rappellent que les études littéraires, les "humanités ", selon l'expression de l'époque, avaient pour ambition la formation morale de l'homme et non l'acquisition de connaissances : " Le gain de notre étude, c'est en être devenu meilleur et plus sage." Cet humanisme a inspiré l'honnête homme du XVIIe siècle puis le philosophe des Lumières. A une époque où la nouveauté est érigée en dogme et l'excès en critère de qualité, il est plus que jamais nécessaire de lire et relire Montaigne.
Livre 2
de Franz Kafka. Édition critique établie sous la direction de Marthe Robert. Illustrations de L. Mitelberg .... Journal. Traduit par Marthe Robert
l'espoir des désespérés
Julien Gracq
suivi de Français, encore un effort si vous voulez être républicains, par D.A.F. de Sade
ou, La vie est un conte
bibliographie, portraits et fac-similes
Biography and critical analysis of poet and lexographer Frédéric Mistral.
Les Sonnets à Orphée
Ce ne sont mes gestes que j'escris ; c'est moy, c'est mon essence. Je tien qu'il faut estre prudent à estimer de soy, et pareillement conscientieux à en tesmoigner : soit bas, soit haut, indifferemment. Si je me sembloy bon et sage tout à fait, je l'entonneroy à pleine teste. De dire moins de soy, qu'il n'y en a, c'est sottise, non modestie : se payer de moins, qu'on ne vaut, c'est lascheté et pusillanimité selon Aristote. Nulle vertu ne s'ayde de la fausseté : et la verité n'est jamais matiere d'erreur. De dire de soy plus qu'il n'en y a, ce n'est pas tousjours presomption, c'est encore souvent sottise. Se complaire outre mesure de ce qu'on est, en tomber en amour de soy indiscrete, est à mon advis la substance de ce vice. Le supreme remede à le guarir, c'est faire tout le rebours de ce que ceux icy ordonnent, qui en defendant le parler de soy, defendent par consequent encore plus de penser à soy. L'orgueil gist en la pensée : la langue n'y peut avoir qu'une bien legere part. » Livre II, chapitre VI.
La 4e de couverture indique : "De février 1903 à Noël 1908, Maria Rilke correspond avec le jeune Franz Xavier Kappus, et l'encourage dans sa vocation. Les Lettres à un jeune poète se signalent par une qualité toute particulière un ton, une intimité chaleureuse qui n'exclut ni le scrupule ni la rigueur. Une lucidité de philosophe y épouse sans cesse étroitement la sensibilité lyrique. Elles sont devenues l'un des textes les plus célèbres et les plus appréciées du grand poète autrichien."
Chronologie et notes de Violaine Lumbroso
la lucidité et sa face d'ombre
«Dès qu'un but est assigné à l'espèce humaine et que ce but est fini, dès qu'on l'envisage comme réalité, tout sombre dans le sinistre, l'espèce humaine devient fourmi. Le donné se referme sur elle.» Cette réflexion de Sartre révèle aussi bien son auteur que Mallarmé lui-même : Sartre a laissé inachevée une partie de ses écrits, et cet essai sur le poète, entrepris en 1952, est du nombre ; quant à Mallarmé, il est mort comme il avait à peine commencé le «Grand Œuvre» pour lequel il se savait élu, but suprême dont le sens était de n'être jamais atteint.-
entretiens entre André Malraux, Guy Suarès, José Bergamín
99 (+1) points de vue sur Mona Lisa
Joconde jusqu'à 100. Le Tellier. Hervé4070.
ou, Mille réponses à la question "A quoi tu penses?"
The Biography of a Divided Soul
un essai de Pierre-Olivier Walzer ...
Cette édition numérique a été réalisée à partir d'un support physique, parfois ancien, conservé au sein du dépôt légal de la Bibliothèque nationale de France, conformément à la loi n° 2012-287 du 1er mars 2012 relative à l'exploitation des Livres indisponibles du XXe siècle. Pages de début Les sons pleins de douceur... Les jours d'angoisse et de rage Et des enfants sanglants devant les yeux Et le bonheur était si proche Feu Ivan Petro Vitch Belkine Dieu me garde de la folie Que t'importe mon nom ? Textes Deux lettres de Pouchkine Chronologie Œuvres en Librairie Bibliographie Index des œuvres et des principaux personnages Pagesde fin.
Depuis sa parution chez Seghers en 1973, ce texte est devenu inaccessible. L̕extraordinaire importance de Paris dans la littérature née après la guerre de 1914 y est analysée à travers les œuvres d̕Aragon, Breton, Péret, Desnos, Soupault. Chez ces jeunes écrivains français révoltés par la guerre, qui rejoignent le mouvement Dada, puis fondent le surréalisme, le refus de l̕ancienne civilisation s̕accompagne de la volonté de refaire l̕homme, en donnant de lui une définition totale, englobant l̕inconscient et le spontané. Le langage, instrument de la révolte, doit être rendu neuf, pur, surprenant ... Nulle projection géographique de ces ambitions et de ces espoirs n̕était plus propice que Paris, cette ville pleine de mystères séculaires et de dynamisme moderne, complexe à l̕image de l̕homme. Dans l̕explosion euphorique de l̕après-guerre, elle était toute prête à accepter les nouveautés d̕une révolte dans la psychologie et dans l̕écriture, voire même à les susciter.
essai suivi de Textes Choisis et d'extraits des Carnets de Henry de Montherlant
Un parcours Pérec qui passe d'abord par l'horizon autobiographique avant de décrire, la "formule", le "système", la "manière" de chacun des livres de l'auteur qui affirme n'en avoir jamais écrit deux semblables. Un écrivain proche de l'Oulipo, qui aimait les jeux verbaux, les exercices de style et les puzzles.
Critical essays on the work of Marcel Proust, major twentieth-century French novelist.
Critical essays on the work of Marcel Proust, major twentieth-century French novelist.
Humour et poésie
Plusieurs perspectives s’offrent à nous pour aborder l’œuvre de Luigi Pirandello. Quelques-unes sont connues : la vie de l’auteur en est une ; la distinction Forme-Vie fut proposée, dès 1928, par Tilgher, approuvée - avec quelques réserves - par Pirandello lui-même. La question que s’est posée Jules Chaix-Ruy, est différente ; c’est à travers la structure même de sa pensée, qu’il a voulu connaître Pirandello. D’ordinaire — à l’exception de quelques génies exceptionnels, tels Léonard de Vinci, Baudelaire, Edgar Poe — l’esprit critique n’intervient qu’après coup, pour corriger les écarts de l’imagination et, par le jugement de goût, les excès de l’inspiration. Qu’advient-il, au contraire, lorsque l’esprit critique intervient au moment même du jaillissement poétique, de la création artistique, quand le précepteur Pinzone est là qui, constamment, corrige et réprimande son élève ? Il en résulte ce que Pirandello appelle le « sentiment des contraires », qui engendre une constante perplexité ; telle serait aussi la cause de l’humour. C’est toute la condition humaine qui est passée au crible : Don Quichotte surgit de la prison où Cervantes médite sur sa dérisoire destinée. Toutefois, le poète souffre d’être appelé le Bouffon ; il aspire à voir Belphégor se libérer de la tutelle chagrine de son mentor. Adolescent, tout, à ses yeux, se parait des couleurs de l’idéal. Il appelle à son secours les mythes, et l’enchantement d’un jardin où le printemps fait s’épanouir les anémones et les jasmins ; il voudrait voir les cigales essayer leurs élytres sur un pin de Sicile. Et ce sont alors les œuvres finales : celles que Pirandello nomme justement ses « mythes » ; son mythe religieux, Lazare, son mythe social, la Nouvelle Colonie, et son chef-d’œuvre peut-être, d’autant plus beau qu’il est resté, comme la symphonie de Schubert, inachevé, les Géants de la Montagne. C’est donc la courbe de la vie profonde de Pirandello, romancier, nouvelliste, dramaturge, critique, poète, que Jules Chaix-Ruy s’est proposé de suivre. Mais d’autres thèmes pirandelliens : le Vestiaire, le Jeu des rôles, les Masques — tout ce qui relève du « burlesque triste », selon les termes dont usait Gustave Flaubert — font l’objet d’une étude attentive, cependant qu’en plus des racines siciliennes, sont analysées les sources allemandes (Schopenhauer, Nietzsche, Bahnsen surtout) de l’œuvre de Pirandello.
Inventaire d'une vie
Nouvellistes chicanos, dossier
L'Arc. n. 76