Les maîtres et les amis
études et souvenirs littéraires
Carnet de bal: Chroniques
" La plupart des textes de Carnet de bal 2 ont été écrits pendant les années 90 du siècle précédent, avec une intention : puisqu'on allait tirer le rideau sur une époque, il fallait s'y promener une dernière fois, retrouver les généalogies, dire d'où l'on vient. Les romans que j'écrivais parallèlement, L'Œil du silence, 1941 et Etrangers dans la nuit ont tenté de s'inscrire eux aussi dans ce mouvement. Il me semblait qu'il fallait proclamer la durée contre les conjurations de l'amnésie, et dire le gai savoir des choses données. Qu'y faire si j'ai passionnément aimé le XXe siècle, ses mythologies, ses écrivains, ses femmes fatales, ses illusions lyriques, ses mensonges ? Il faut aimer ce qui fut et affirmer ce qui vient. Le XXIe siècle est là. J'avance comme chacun vers un autre pays, une autre terre du temps. En arrivant aux frontières, je jette sur la table quelques papiers d'identité et sollicite une nouvelle valse. " M.L. De Maurice Barrès à Lou Reed, de Cocteau à Woody Allen, d'Arletty à Julia Roberts, l'auteur enchaîne portraits, réflexions, choses vues, entre littérature et cinéma, photographie et rock n' roll, voyages et souvenirs. A travers ces chroniques vif-argent, Marc Lambron a composé une histoire subjective du XXe siècle.
Maupassant le Bel-Ami
Le style de Maupassant est aussi pur que sa vie est obscure; il en a brouillé les pistes. Lanoux la restitue comme un roman noir, revenant sur les lieux, retrouvant les textes, interrogeant les derniers témoins... Dans une enquête magistrale, il nous apprend la vie d'un écrivain sensuel, fécond et météorique, emporté par la syphilis et la folie à quarante-trois ans.
Besoin de mirages
Présente quelques mirages de l'auteur, sortes de collections ramassées au gré de sa fantaisie, par exemple en Inde, aux Iles-sous-le vent, ou bien dans les mines du grand erg occidental et du fleuve Amazone, ou bien encore dans les villes de neiges de l'Islande, dans les dédales où vivent les enfants ...
Journal Litteraire
Initiation à la littérature négro-africaine
Dans quelles circonstances — historiques et sociales — est née et s’est développée la littérature négro-africaine ? Cet ouvrage répond à cette question fondamentale à partir d’une étude des textes littéraires et philosophiques de la période 1920-1970.
Aurora
Biffures
L'Age d'homme
précédé de De la Littérature considérée comme une tauromachie
Dans la période de grande licence qui suivit les hostilités, le jazz fut un signe de ralliement, un étendard orgiaque aux couleurs du moment. Il agissait magiquement et son mode d'influence peut être comparé à une possession. C'était le meilleur élément pour donner leur vrai sens à ces fêtes, un sens religieux, avec communion par la danse, l'érotisme latent ou manifesté, et la boisson, moyen le plus efficace de niveler le fossé qui sépare les individus les uns des autres dans toute espèce de réunion." La prose de Leiris est une des plus belles qui soient aujourd'hui et il aura laissé quelques-unes des pages d'anthologie les plus solides que l'on puisse trouver chez les contemporains " (Roger Borderie).
Mots sans mémoire
"Ce recueil, publié en 1969, rassemble des textes écrits pour la plupart entre 1925 et 1961, parmi lesquels figure le célèbre Glossaire j'y serre mes gloses. Ce livre révèle la nature du travail poétique de Michel Leiris, attaché à définir le langage comme révélation de soi-même et des autres : " Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations naturelles ... En disséquant les mots que nous aimons, nous découvrons leurs vertus les plus cachées et leurs ramifications secrètes qui se propagent à travers tout le langage "
Il est dangereux de se pencher au dehors
Du romantisme au symbolisme
l'âge des découvertes et des innovations, 1790-1914
Premier ouvrage d'une collection qui en comportera cinq et couvrira la littérature française des origines à nos jours. Cinq parties: L'explosion romantique - Modernité : Stendhal et Balzac - Littérature et réalité - Expansion poétique du surnaturalisme - Vers un esprit nouveau (les conséquences de la crise du positivisme). Dictionnaire des auteurs; littérature et sociéte; tableau synoptique des auteurs, des oeuvres, des événements historiques. Bien indexé. Présentation austère, texte dense. Type manuel. Pas recommandé aux étudiants du niveau secondaire. La couleur manque. SDM.
Protée et autres essais
Dieu marin de la mythologie grecque, Protée possédait un vaste savoir mais se dérobait aux questions en revêtant les formes les plus diverses. On comprend qu'André Gide ait vu dans cette figure changeante une sorte de miroir, lui qui, prenant toujours la forme de ce qu'il aimait, n'était jamais longtemps le même. La permanente disponibilité qu'il affichait traduisait la discontinuité essentielle de sa nature. D'ou l'abécédaire auquel se résout Simon Leys pour tenter de cerner ce maître de l'évasion intellectuelle : une démarche d'apparence modeste mais que sa connaissance de l'oeuvre et sa pénétration rendent particulièrement éclairante. C'est avec la même pénétration compréhensive et teintée d'humour que Simon Leys visite le monument aujourd'hui délaissé qu'est devenu Victor Hugo ; qu'il montre comment Don Quichotte, en voulant élargir la réalité à la dimension de son rêve, a échappé à son créateur ; ou qu'il analyse la manière de commencer un roman par une première phrase inspirée qui appâte le lecteur. Nés, au hasard des jours, d'invitations diverses, les essais ici rassemblés témoignent d'un amour profond de la littérature. On y retrouve aussi la lucidité qui a fait le prix de la célèbre trilogie : Les habits neufs du Président Mao, Ombres chinoises et Images brisées.
La jeunesse littéraire d'André Malraux
essai sur l'inspiration farfelue
La confession d'Augustin
Ce commentaire des "Confessions" d'Augustin avance l'idée que la conversion du philosophe n'a pas été assurée ni tranquille, en ce que, pour l'auteur, une conversion est le résultat d'une grâce, d'une fulgurance, qu'Augustin n'aurait pas connue.
Les soirées de Saint-Petersbourg
ou entretiens sur le gouvernement temporel de la providence ; traité sur les sacrifices
Introduction à l'étude du roman négro-africain de langue française
problèmes culturels et littéraires
Lettre à moi-même
Le petit ouvrage inachevé
Un soir de 1936, Paul Léautaud part à la recherche de ses amours perdues et entreprend de tracer le portrait des femmes qui ont marqué sa vie. Vient tout d'abord l'infernale Anne Cayssac, dite "le fléau", dont Léautaud se rappelle avec amusement les prouesses amoureuses. Puis le ton change lorsqu'il évoque, comme malgré lui, sa dernière maîtresse. Cette femme mystérieuse qui lui révéla la tendresse, la jalousie et tant d'autres sentiments tout neufs pour ce jeune homme de soixante et un ans. Est-ce parce qu'il tenait tant à garder secret ce grand amour que son récit demeure inachevé ? Quoi qu'il en soit, tel qu'il est, "Le petit ouvrage inachevé" répond parfaitement aux désirs de Léautaud qui le voulait "éclatant de nudité et de sincérité".
Les aventures de la liberté
une histoire subjective des intellectuels
Malraux et Barrès appartiennent-ils à la même légende? D'où vient l'étrange fidélité de Louis Aragon à ce communisme qui ne lui ressemble guère? Les maurrassiens ne se recrutent-ils qu'à droite? André Breton fut-il vraiment le libérateur que l'on prétend? Que se passait-il dans la tête fasciste de Drieu La Rochelle? Que reste-t-il de Bataille, de Mauriac, de Barthes ou de Raymond Aron? Cocteau, Camus, Gide ou Foucault sont-ils encore nos contemporains? Telles sont, parmi beaucoup d'autres, les questions qui rythment ces Aventures de la liberté. Est-ce une histoire des intellectuels? Sans doute. Mais c'est surtout la chronique, voire le roman, de la grande famille qu'ils composent et où chacun - ancêtre mythique, bâtard, frères ennemis ... - tient, à jamais, le rôle qu'il s'est choisi. De l'affaire Dreyfus au réveil de l'Islam, d'octobre 1917 à mai 1968, de la guerre d'Espagne à la décolonisation ; du sartrisme triomphant à la double mort de Louis Althusser, c'est notre mémoire et ses enjeux qui se récapitulent ici.
Antimémoires
La tentation de l'Occident
Cet essai paru en 1926 se présente comme une correspondance entre deux jeunes gens : le Français voyage en Extrême-Orient, le Chinois visite l'Europe. A.D. est tenté par le confort de la pensée orientale, Ling rebuté par la sécheresse intellectuelle de l'Occident. Un plaidoyer pour l'harmonie asiatique, une introduction à la vie et à la pensée de Malraux.
La tête d'obsidienne
Lazare
'Ce qui me fascine dans mon aventure, c'est la marche sur le mur entre la vie et les grandes profondeurs annonciatrices de la mort. C'est aussi le souvenir de ces profondeurs. Les réanimés ne se souviennent de rien (de rien, mais de conversations entre les médecins !). La rencontre avec la part de l'homme qui marche, geint ou hurle quand la conscience n'est pas là. J'ai été conscient de ne plus savoir où j'étais -, d'avoir perdu la terre. Pas d'autre douleur que celle des autres, qui bat confusément cette chambre blanche où veille la petite lampe de la nuit comme, dans ma chambre de Bombay, la rumeur de l'Océan battait la grève. Je suis lucide, d'une lucidité limitée au ressassement d'une terre de nulle part, à la stupéfaction devant cet état ignoré. Ce qui s'est passé n'a rien de commun avec ce que j'appelais mourir.' En 1972, André Malraux, 'atteint d'une maladie du sommeil', est hospitalisé à la Salpêtrière. De cette expérience va naître Lazare, un de ses plus beaux livres, celui qu'il choisit pour clore le cycle du Miroir des limbes.
Les chênes qu'on abat ...
Malraux Par Lui-même
Qu'allais-je faire dans cette galère?
Contre la télé
récit
François Mauriac
Elu à l'Académie française en 1933, prix Nobel de littérature en 1952, la carrière de Mauriac est faite de rebonds et de consécrations. Une biographie écrite avec vivacité et simplicité, une documentation fournie, un récit quasi romanesque.
Mes amours décomposés
journal 1983-1984
Therese desqueyroux, Mauriac
Le temps immobile
Les espaces imaginaires
Correspondance 1925-1967
Malgré des goûts littéraires divergents, des convictions politiques et religieuses souvent opposées, la conversation épistolaire des deux écrivains (293 lettres pendant plus de quarante années) est celle de deux "esprits libres et coeurs sensibles", comme le souhaitait F. Mauriac. Elle prend fin en 1967, un an avant la mort de J. Paulhan.
L'Ecole normale supérieure
les chemins de la liberté
Par le décret du 9 brumaire an III, la Convention fondait l'Ecole normale supérieure, destinée à recruter des élèves boursiers, scientifiques et littéraires, pour en faire les meilleurs professeurs de la nation. Installée dès 1847 au 45 de la rue d'Ulm, de l'autre côté du Panthéon, non loin de l'imposante Sorbonne, Normale Sup' est à la fois prestigieuse et discrète. A l'occasion de son bicentenaire, Nicole Masson retrace l'histoire de cette filière d'excellence qui a produit tous les talents : scientifiques -Pasteur, Rocard, Kastler, de Gennes ; historiens -Bloch, Febvre, Le Goff ; écrivains -Giraudoux, Péguy, d'Ormesson ; philosophes -Bergson, Sartre, Aron, Foucault ; journalistes, mais également hommes politiques. Jaurès, Blum et Pompidou, pour ne citer qu'eux, sont passés par la rue d'Ulm.
D'un bloc-notes à l'autre
1952-1969
La 4e de couverture indique : "DE SON VIVANT, François Mauriac n'avait pas repris en volume tous ses écrits journalistiques. Restaient inédits de nombreux blocs-notes, ainsi que des chroniques dignes de prolonger les Mémoires intérieurs et diverses collaborations. Les voilà réunis dans cet ensemble qui couvre la période au cours de laquelle Mauriac se consacre presque exclusivement au journalisme. Ce recueil le révèle constamment souverain dans son art, sautant avec brio de la politique à la littérature, sa curiosité toujours en éveil, mais sur fond d'inquiétude spirituelle. Dès son retour de Stockholm, les événements du Maroc incitent Mauriac à " jeter le prix Nobel dans la bataille " de la décolonisation. Avec la même ardeur qu'il a soutenu Mendès France, il milite en faveur du Front républicain, dont l'échec en Algérie le déçoit. Puis il salue le retour du général de Gaulle, qu'il défend même dans la presse internationale. Il n'oublie pas pour autant ses thèmes de prédilection, comme son enfance girondine, la célébration des grands écrivains et l'avenir de la foi. Dans sa très grande variété, D'un bloc-notes à l'autre reflète le talent journalistique de Mauriac qui s'épanouit tant dans la chronique ou l'éditorial que dans la conférence ou l'interview. Ce recueil confirme surtout, et avec éclat, qu'aucun écrivain dans son siècle n'a autant que Mauriac élevé le journalisme - la polémique comprise - à la hauteur d'un genre littéraire. La présente édition, comme celles du Bloc-notes et de La Paix des cimes, est assurée par Jean Touzot, éminent spécialiste de l'œuvre de François Mauriac."
La paix des cimes
chroniques 1948-1955
Le Nouveau bloc-notes, 1961-1964
Nouveaux Mémoires Intérieurs
Lettres à l'inconnue
Olympio
ou, La vie de Victor Hugo
Olympio
ou, La vie de Victor Hugo
Prométhée ou La vie de Balzac
Le carillon de Fénelon
L'Inde ou l'Amérique
Poétique du traduire
"Ce livre est une théorie d'ensemble de la traduction. Par son point de vue et son ampleur, il n'a pas d'équivalent parmi les ouvrages qui traitent du traduire. Il propose une critique, c'est-à-dire une fondation, des principes qui relient l'acte de traduire à la littérature. Il commence par l'examen des idées reçues, et l'histoire de la traduction en Europe, continent culturel bâti sur des traductions, à l'inverse d'autres, et bâti sur l'effacement de leurs effacements. L'objet est de fonder la nécessité de tenir l'acte de traduire, et ses résultats, par le fonctionnement des œuvres littéraires. D'où une critique de l'étude des traductions comme discipline autonome, qui revient à la remettre à l'herméneutique, aux seules questions de sens, en méconnaissant que le langage fait autant et plus qu'il ne dit. La question de la poétique est comment. Seule une théorie d'ensemble du langage et de la littérature peut situer la spécificité du traduire. Car on ne traduit pas seulement des langues, mais des textes. Si on l'oublie, cet oubli se voit. C'est ce qu'il faut montrer. L'élément déterminant est ici le rythme, et le continu. Poétique du traduire prolonge Critique du rythme. Une première partie établit la poétique du traduire comme éthique et politique des rapports entre identité et altérité, dans les transformations du traduire. Une seconde partie met des traductions à l'épreuve d'une poétique des textes. La théorie et la pratique sont inséparables. Les textes traduits vont du sacré à la poésie, au roman, au théâtre et à la philosophie. Ils passent par l'hébreu biblique, le grec ancien, le chinois classique, l'italien, l'anglais, l'allemand et le russe." -- Back cover.
Ailleurs
Version revue et corrigée de trois récits respectivement écrits en 1936, 1941 et 1946. De bien étranges (et cruelles) moeurs et coutumes, dans des pays imaginaires, mais "parfaitement naturels" selon le poète Michaux (cf. p. 7). A noter que l'édition de 1962 comportait 70 pages de plus.
L'écrivain pensif
Poser la question du roman, c'est aujourd'hui poser la question de la prose. Un préalable, cependant : faire entendre que la prose fait question dans la langue. La modernité, à la lumière de quoi le roman apparaît indéfiniment soupçonnable. Il faut donc une autre modernité.
Corps du roi
Le roi, on le sait, a deux corps : un corps éternel, dynastique, que le texte intronise et sacre, et qu'on appelle arbitrairement Shakespeare, Joyce, Beckett, ou Bruno, Dante, Vico, Joyce, Beckett, mais qui est le même corps immortel vêtu de défroques provisoires; et il a un autre corps mortel, fonctionnel, relatif, la défroque, qui va à la charogne, qui s'appelle et s'appelle seulement Dante et porte un petit bonnet sur un nez camus, seulement Joyce et alors il a des bagues et l'oeil myope, ahuri, seulement Shakespeare et c'est un bon gros rentier à fraise élisabéthaine.
