Marcel Proust
Critical essays on the work of Marcel Proust, major twentieth-century French novelist.
Marcel Proust
Critical essays on the work of Marcel Proust, major twentieth-century French novelist.
Luigi Pirandello
Humour et poésie
Plusieurs perspectives s’offrent à nous pour aborder l’œuvre de Luigi Pirandello. Quelques-unes sont connues : la vie de l’auteur en est une ; la distinction Forme-Vie fut proposée, dès 1928, par Tilgher, approuvée - avec quelques réserves - par Pirandello lui-même. La question que s’est posée Jules Chaix-Ruy, est différente ; c’est à travers la structure même de sa pensée, qu’il a voulu connaître Pirandello. D’ordinaire — à l’exception de quelques génies exceptionnels, tels Léonard de Vinci, Baudelaire, Edgar Poe — l’esprit critique n’intervient qu’après coup, pour corriger les écarts de l’imagination et, par le jugement de goût, les excès de l’inspiration. Qu’advient-il, au contraire, lorsque l’esprit critique intervient au moment même du jaillissement poétique, de la création artistique, quand le précepteur Pinzone est là qui, constamment, corrige et réprimande son élève ? Il en résulte ce que Pirandello appelle le « sentiment des contraires », qui engendre une constante perplexité ; telle serait aussi la cause de l’humour. C’est toute la condition humaine qui est passée au crible : Don Quichotte surgit de la prison où Cervantes médite sur sa dérisoire destinée. Toutefois, le poète souffre d’être appelé le Bouffon ; il aspire à voir Belphégor se libérer de la tutelle chagrine de son mentor. Adolescent, tout, à ses yeux, se parait des couleurs de l’idéal. Il appelle à son secours les mythes, et l’enchantement d’un jardin où le printemps fait s’épanouir les anémones et les jasmins ; il voudrait voir les cigales essayer leurs élytres sur un pin de Sicile. Et ce sont alors les œuvres finales : celles que Pirandello nomme justement ses « mythes » ; son mythe religieux, Lazare, son mythe social, la Nouvelle Colonie, et son chef-d’œuvre peut-être, d’autant plus beau qu’il est resté, comme la symphonie de Schubert, inachevé, les Géants de la Montagne. C’est donc la courbe de la vie profonde de Pirandello, romancier, nouvelliste, dramaturge, critique, poète, que Jules Chaix-Ruy s’est proposé de suivre. Mais d’autres thèmes pirandelliens : le Vestiaire, le Jeu des rôles, les Masques — tout ce qui relève du « burlesque triste », selon les termes dont usait Gustave Flaubert — font l’objet d’une étude attentive, cependant qu’en plus des racines siciliennes, sont analysées les sources allemandes (Schopenhauer, Nietzsche, Bahnsen surtout) de l’œuvre de Pirandello.
Jacques Prévert
Inventaire d'une vie
Ceux de l'autre côté
Nouvellistes chicanos, dossier
GEORGES PEREC
L'Arc. n. 76
Valère Novarina
Valère Novarina
Soljénitsyne et la France
une oeuvre et un message toujours vivants
"L'Institut de France et la Sorbonne ont donné abri et prestige à la grande conférence internationale qui s'est tenue en novembre 2018 pour célébrer en France, à Paris, le centenaire d'Alexandre Soljénitsyne qui fut le quatrième Prix Nobel russe de littérature. Certes il n'a pas élu domicile en France, mais lui et sa femme Natalia y séjournèrent plus que dans tout autre pays occidental, hormis la Suisse et l'Amérique. L'écrivain se déclara même surpris qu'elle soit devenue pour lui "une deuxième patrie". Les ors de la République comme les voix des lycéens et étudiants se sont unis pour questionner l'oeuvre d'Alexandre Soljénitsyne, ajoutant ainsi une page importante à l'histoire déjà riche de la "réception" de Soljénitsyne en France. Vingt-six personnalités : politiques, historiens, philosophes, romanciers ou psychanalystes - français, russes, américain, italien - ont évoqué, chacun à sa façon, la vie et l'esprit d'un lutteur, d'un bagnard devenu immense romancier, d'un captif de l'idéologie qui a brisé ses chaînes et retrouvé le Dieu que sa mère et son grand-père lui avaient inculqué. De ces journées comme de ce livre, il restera une impression d'avoir touché aux mains et à l'esprit d'un champion qui s'est libéré et qui peut encore nous apprendre à nous libérer, nous aussi."--Page 4 of cover.
Marcel Proust
l'écriture et les arts : cahiers pédagogiques des expositions
Pour Jean Prévost
Correspondance, 1918-1951
Raymond Queneau et la fête foraine
Vingt traits pour un portrait de Jean Paulhan
Marbre
récit
À la recherche de Marcel Proust
Pouchkine
homme de lettres, et la littérature professionelle en Russie
Correspondance
1926-1968
Paulhan se juge " tout à fait banal ", se range dans " le parti des gens qui s'intéressent, qui sont à chaque instant épatés ". Guéhenno a la conviction d'appartenir à " une espèce commune de l'humanité ", celle de " ces hommes de série ", que désemparent les événements. Coquetteries d'intellectuels et d'écrivains qui savent trop bien qu'on ne les prendra pas au mot, que leurs rouvres disent tout le contraire? Leurs lettres incitent à ne pas répondre trop vite. A côté de la Grande Guerre, du Front Populaire ou de l'Occupation, il y est beaucoup question de divers petits événements, que l'on appelle trop vite, avec un mépris bien injustifié, " faits divers ". L'un, " esprit insaisissable ", se méfie des professeurs, auxquels il reproche " d'avoir leur siège fait, leur système ". L'autre en veut aux " joueurs " et a parfois soupçonné son ami " d'aimer les idées pour le plaisir, à tous risques, et dût le monde s'écrouler ". Pourquoi dans ces conditions leur amitié n'a-t-elle jamais connu de ces " vacances " qui séparent des esprits pourtant mieux faits pour se comprendre et s'estimer? Parce qu'ils partagent une conviction " Nous ne sommes pas le centre du monde, nous ne valons, nous ne sommes dans la vérité qu'à condition de nous négliger nous-mêmes pour autre chose." Cette autre chose peut être la politique, la métaphysique, ou, quand les circonstances l'exigent, la résistance à l'oppression. Dans tous les cas, elle passe par cet amour de la littérature qui, seule, peut expliquer le monde, et donner un sens aux faits divers dont il est question dans cet entretien de quarante ans.--
Guide littéraire des passages de Paris
Lettres Persanes, Tome I.
Va jouer avec cette poussière
carnets, 1958-1964
Pascal, sa grande tentation de l'infini réel
paganisme et conversion de Pascal
Confession D'Un Enfant Du Siecle (Folio)
Histoire du Surrealisme
Le roman français depuis la guerre
Georges Perec
images
Comme hier
À l'été 1992, un écrivain de trente-six ans se dispose à être père. Il est en vacances à la campagne. Il y a une machine à écrire. Alors il se met à raconter : son adolescence, son accident de voiture, ses bonheurs et ses désillusions, et puis cet enfant à venir - garçon ou fille, il ne sait pas et ne veut pas savoir. Et bientôt surgit une figure inattendue : son propre père. Un père qu'il nous avoue avoir toujours redouté, pour son silence comme pour ses colères. Alors se fait jour un sentiment nouveau de l'existence et du destin : " Je ne peux plus mourir. Je n'ai plus le droit. La vie, mon père, je les ai apprivoisés. Mon père, j'en suis sûr. La vie, on ne sait jamais ". Le romancier des Hanches de Laetitia, prix Roger-Nimier 1992, nous entraîne avec pudeur et sincérité dans un voyage en lui-même où l'apparente légèreté du ton est une forme supérieure de l'élégance.
Littératures congolaises de la RDC
1482-2007 : histoire et anthologie
Du côté de chez Jean
Presque rien sur presque tout
C'est le roman du tout, la "Big Bang Story, qu'est le monde autour de nous."--Cover.
Histoire du monde en neuf guitares
roman
Pour jeunes lecteurs fervents du "rock'n roll", une fantaisie, où se croisent des personnages nés à des époques différentes, sur le schéma indiqué dans le titre.
La littérature potentielle
(créations, re-créations, récréations)
Le tour du sein (scrapbook)
récits
La lecture du ##Sein dévoilé## (Stock, 1987) a inspiré à l'auteure l'idée de ce recueil thématique qui tient du "scrapbook" et enchaîne extraits de journal intime et de journal de voyage, bribes de conversation, coupures de journaux, etc. Jeanne Painchaud a puisé son bien où elle le trouvait : dans les encyclopédies ##populaires##, dans son enfance, dans son expérience de modèle (nu) pour peintre, etc. Inclassable et anecdotique, d'une instructive lucidité.
Marcel Proust
Les années de jeunesse (1871-1903)
Pensees
A passionate defence of religious faith by the great seventeenth-century philosopher, mathematician and physicistBlaise Pascal was the precociously brilliant contemporary of Descartes, but it is his unfinished apologia for the Christian religion upon which his reputation now rests. The Pensées is a collection of philosophical fragments, notes and essays in which he explores the contradictions of human nature in psychological, social, metaphysical and, above all, theological terms. Humankind emerges from Pascal's analysis as a wretched and desolate creature within an impersonal universe, but also as a being whose existence can be transformed through faith in God's grace.Translated with an Introduction by A. J. Krailsheimer
F.F., ou, Le critique
Jacob Cow le pirate
Belle espèce de mec!
Ellis Island
Ce livre reprend le texte de Georges Perec publié dans une précédente édition illustrée en octobre 1994. Description scrupuleuse de l'île par où transitèrent, de 1892 à 1924, tout près de la statue de la Liberté à New York, près de seize millions d'émigrants en provenance d'Europe, il permet, dans sa nudité, de comprendre l'importance qu'eut pour Georges Perec cette confrontation avec le lieu même de la dispersion, de la clôture, de l'errance et de l'espoir.
Espèces d'espaces
Ce journal d'un usager de l'espace part de constatations élémentaires : "L'espace de notre vie n'est ni continu, ni infini, ni homogène, ni isotrope. Mais sait-on précisément où il se brise, où il se courbe, où il se déconnecte et où il se rassemble?"
Je me souviens
Ces " je me souviens " ne sont pas exactement des souvenirs, et surtout pas des souvenirs personnels, mais des petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui, ensuite ont disparu, ont été oubliées ; elles ne valaient pas la peine d'être mémorisées, elles ne méritaient pas de faire partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d'Etat, des alpinistes et des monstres sacrés. Il arrive pourtant qu'elles reviennent, quelques années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou parce qu'on les a cherchées, un soir, entre amis ; c'était une chose qu'on avait apprise à l'école, un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait, un air qui était sur toutes les lèvres, un hold-up ou une catastrophe qui faisait la une de des quotidiens, un best-seller, un scandale, un slogan, une habitude, une expression, un vêtement ou une manière de le porter, un geste, ou quelque chose d'encore plus mince, d'inessentiel, de tout à fait banal, miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable petite nostalgie.
L.G.
une aventure des années soixante
"Entre 1959 et 1963, Georges Perec et quelques-uns de ses amis échafaudèrent longuement un projet de revue littéraire, baptisée 'La Ligne générale', en référence au film d'Eisenstein. Le groupe de 'La Ligne générale' fut une nébuleuse aux contours incertains: une à quelques dizaines de participants, tous fort jeunes (de dix-huit à moins de trente ans), très majoritairement étudiants, assez souvent membres du parti communiste, plus souvent encore en proximité conflictuelle avec lui. De cette revue qui ne vit jamais le jour, les plus substsntiels morceaux épars sont présentés ici, ceux qui furent rédigés partiellement ou totalement par Georges Perec. Si 'La Ligne générale' perecquienne pécha par idéalisme intellectualiste, ses modèles n'avaient rien de desséche. Dans un mélange d'optimisme et de volontarisme, ces textes disent un rêve d'épanouissement, de vie élargie que désigne ce mot de 'bonheur' qui revient avec insistance. 'Bonheur' dont étaient cherchées les images, contradictoires ou non, autant dans la vie chantée et dansante de la comédie musicale américaine que dans le grandiose eisensteinien ou encore dans le rire de Rabelais, Swift ou Queneau. A travers les textes de ce volume, on voit se mettre en place les pilotis sur lesquels Perec va édifier son œuvre avec une remarquable continuité dans le choix des fils conducteurs. Des romans aussi divers que 'Les Choses', 'Un homme qui dort', 'W ou le souvenir d'enfance' et 'La Vie mode d'emploi' sont des odyssés de la conscience qui trouvent ici une de leurs origines"--Publisher's description, p. [2]-[3] of cover.
La boutique obscure
124 rêves
La mise en récit de ces rêves, outre qu'elle nous aide à mieux connaître l'homme, montre que pour Perec tout, même le sommeil, même le rêve, était propice à littérature.
Perec/rinations
En vingt et une étapes, une visite guidée de la capitale à travers le temps et l'espace enrichie de citations rares, de listes piégées, de records insolites, de devinettes fantasques et de mots croisés aux définitions perverses. Des jeux et des textes publiés à l'origine dans "Télérama" en 1980-1981.
Vœux
Les anglicismes
danger ou enrichissement pour la langue française?
Papiers collés
L'infra-ordinaire
"Les journaux parlent de tout, sauf du journalier. Les journaux m'ennuient, ils ne m'apprennent rien. [...] Ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est-il ? Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l'évident, le commun, l'ordinaire, le bruit de fond, l'habituel, comment en rendre compte, comment l'interroger, comment le décrire ? [...] Peut-être s'agit-il de fonder enfin notre propre anthropologie : celle qui parlera de nous, qui ira chercher en nous ce que nous avons si longtemps pillé chez les autres. Non plus l'exotique, mais l'endotique. = The newspapers talk about everything, except the day laborer. Newspapers bore me, they teach me nothing. [...] What's really going on, what we're going through, the rest, all the rest, where is it? What happens every day and what comes back every day, the banal, the everyday, the obvious, the common, the ordinary, the background noise, the usual, how to account for it, how to question it, how to to describe ? [...] Perhaps it is a question of finally founding our own anthropology: the one that will speak of us, that will seek in us what we have plundered from others for so long. No longer the exotic, but the endotic." --
Penser, classer
Que me demande-t-on, au juste ? Si je pense avant de classer ? Si je classe avant de penser ? Comment je classe ce que je pense ? Comment je pense quand je veux classer ? ( ... ) Tellement tentant de vouloir distribuer le monde entier selon un code unique une loi universelle régirait l'ensemble des phénomènes : deux hémisphères, cinq continents, masculin et féminin, animal et végétal, singulier pluriel, droite gauche, quatre saisons, cinq sens, six voyelles, sept jours, douze mois, vingt-six lettres. Malheureusement ça ne marche pas, ça n'a même jamais commencé à marcher, ça ne marchera jamais. N'empêche que l'on continuera encore longtemps à catégoriser tel ou tel animal selon qu'il a un nombre impair de doigts ou de cornes creuses.
