La fondation ligue française des droits de l'animal
son histoire, son oeuvre
son histoire, son oeuvre
« Qui augmente sa connaissance augmente son ignorance » disait Friedrich Schlegel. « Je vis de plus en plus avec la conscience et le sentiment de la présence de l'inconnu dans le connu, de l'énigme dans le banal, du mystère en toute chose et, notamment, des avancées d'une nouvelle ignorance dans chaque avancée de la connaissance » nous dit Edgar Morin. Ainsi a-t-il entrepris dans ce livre de patrouiller dans les territoires nouveaux de la connaissance, où se révèle un trio inséparable: connaissance ignorance mystère. A ses yeux, le mystère ne dévalue nullement la connaissance qui y conduit. Il nous rend conscient des puissances occultes qui nous commandent et nous possèdent, tels des Daimon intérieurs et extérieurs à nous. Mais, surtout, il stimule et fortifie le sentiment poétique de l'existence.
Dans ce livre - qui se présente comme le deuxième tome du " journal hédoniste " de Michel Onfray - il est question, bien sûr, de plaisir et de sagesse. On y trouve, entre autres, une célébration du gaz lacrymogène, une gynécologie des Précieuses, des considérations sur les rognons du philosophe, une esthétique de l'ubiquité et un éloge des péchés capiteux. Mais la curiosité de l'auteur, qui s'y connaît en digressions, ne s'arrête pas là : la gaieté ennuyeuse, l'innocence du devenir, le pliage des nuages et les métamorphoses de Narcisse le préoccupent également. De ce voyage à travers toutes sortes de gais savoirs, il s'en revient avec le pessimisme allègre et lucide qui, depuis toujours, porte son style et sa pensée. Voici donc, comme un viatique, la chronique d'une méditation sur le bonheur, le " journal " de bord d'un philosophe qui, tous comptes faits, n'ignore pas que la vie est, de loin, plus jubilatoire que son funeste contraire. Michel Onfray a déjà publié, chez Grasset, le Ventre des philosophes, Cynismes, l'Art de jouir, la Sculpture de soi (Prix Médicis de l'essai 1993), la Raison gourmande (Prix Liberté Littéraire 1995), Politique du rebelle, et le Désir d'être un volcan.
traité de résistance et d'insoumission
Poursuivant l'exploration de sa philosophie hédoniste, Michel Onfray en aborde, avec ce nouveau livre, le versant politique. Voici donc, magnifiée, la figure du rebelle dont le génie colérique porte, à travers l'histoire, l'irrépressible désir de révolution. Une mystique de gauche ? A coup sûr. Avec ses arrière-mondes anarchistes. Avec sa volonté si actuelle de réenchanter un monde soumis à l'économisme. Avec son idéal de plaisir opposé à cet idéal ascétique que la droite n'en finit pas de célébrer. Reprenant l'histoire là où elle a manifesté pour la dernière fois ce génie singulier, Michel Onfray propose un achèvement de mai 68 qu'il reconsidère à la lumière d'une fin de siècle convaincue de la mort des idéologies collectives. Dans cet éloge du gaz lacrymogène, on découvrira des occasions de redonner à la force un statut en politique sous les formes de la désobéissance, de la résistance, de l'insoumission, de l'insurrection. Cette Politique du rebelle est, assurément, le livre le plus radical, le plus violent de l'auteur de la Sculpture de soi.
physique de la métaphysique
Ce livre est né d'une indignation et d'une urgence - l'indignation ? C'est le fait que, trois siècles après le triomphe des 'Lumières', et un siècle après la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, le politique et le religieux soient encore si inextricablement mêlés dans nos sociétés prétendument laïques et démocratiques. L'urgence ? C'est le spectacle du monde comme il va - des évangélistes néo-conservateurs aux fanatiques du Djihad. Partout, observe Michel Onfray, Dieu, jadis chassé par la porte, revient par la fenêtre... D'où cet essai, savant, polémique, conceptuel et sensuel, où le philosophe anti-platonicien qu'est Michel Onfray tente de pointer, de dénoncer, de dépasser, cette 'haine des corps' qui, semble-t-il, gît secrètement derrière le retour généralisé du divin, et du 'désir de salut', dans nos sociétés. Son livre se compose de quatre parties où, après l'exposé-bilan de l'état actuel d'une 'régression', se trouvent revisités le monothéisme, le christianisme et la théocratie. L'essentiel, ici, peut ainsi se résumer - à quel prix - humain, amoureux, politique... - nos contemporains paieront-ils leur allégeance au ciel ? Dans ce livre, il est ainsi question de Jésus et des femmes, du désir et de la démocratie, de Saint-Paul et de Nietzsche. L'auteur, en matérialiste conséquent, provoque, stimule, suggère.
Du Moyen Ãge à nos jours
Monograph on the working class in the USA - covers trade union influence, labour relations, the standard of living, wages, family budgets and income, immigrant attitudes and loyalty, racial discrimination in employment, political aspects, political participation, etc. References and statistical tables.
dette publique, la dernière chance
L'auteur reconstitue l'histoire de la dette publique des grands pays occidentaux, et montre à quel point son niveau de 2010 fait peser un danger réel sur la démocratie. Il lui semble néanmoins possible d'éviter la dépression et l'inflation en mettant en place d'autres règles comptables et une nouvelle architecture financière et politique au niveau mondial.
de Thalès à Kant
La philosophie a la réputation non usurpée d'être une discipline d'accès difficile. Les philosophes s'expriment avec plaisir dans une langue obscure réservée aux initiés. Jean François Revel rend limpide la philosophie, clairs et intelligibles les grandes théories et les mouvements philosophiques. Ce livre ne vulgarise pas la philosophie occidentale mais permet enfin de comprendre quel a été, de l'Antiquité à nos jours, ce choc des idées qui a formé nos croyances, notre manière de penser. De Pythagore à Socrate, de Platon à Aristote, des Epicuriens aux Stoïciens, de Montaigne à Pascal, d'Erasme à Bacon, de Descartes à Spinoza et à Leibniz, voici des portraits souvent impertinents mais toujours impartiaux ; voici expliquées les idées et les œuvres des grands philosophes et de la pensée occidentale. Une histoire à la portée de l'étudiant ou de l'honnête homme du XXème siècle.
Le soi renvoie à la question de l'identité. Mais l'identité elle-même a deux facettes : d'un côté, elle renvoie au même, au semblable, celui dont il est question sur la " carte d'identité ", par exemple ; d'autre part, elle signifie le " soi-même ", le propre, l'unique que je suis par rapport à un autre, et l'autre que je suis par rapport à lui. Cette interrogation sur le même? idem? et le propre? ipse? renouvelle l'ancienne dialectique du Même et de l'Autre, puisque l'autre se dit de multiples façons et que le soi peut aussi être considéré en tant qu'autre. Soi-même comme un autre : l'ipséité est impossible sans l'invariant de l'identité, mais l'identité prend sens par la singularité affirmée de l'ipséité. Les dix études qui composent cet ouvrage sont une réflexion sur le sens et le destin des philosophies du sujet."Trois visées philosophiques traversent cette suite d'études. Selon la première, est cherché pour le soi un statut qui échappe aux alternances d'exaltation et de déchéance qui affectent les philosophies du sujet en première personne : dire soi n'est pas dire je. Tenu pour le réfléchi de toutes les personnes grammaticales - comme dans l'expression : le souci de soi -, le soi requiert le détour d'analyses qui amènent à articuler diversement la question qui? Qui est le locuteur de discours? Qui est l'agent ou le patient de l'action? Qui est le personnage du récit? A qui est imputée l'action placée sous les prédicats du bon ou de l'obligatoire?Deuxième visée : l'identité que suggère le terme "même" est à décomposer entre deux significations majeures : l'identité-idem de choses qui persistent inchangées à travers le temps, et l'identité-ipse de celui qui ne se maintient qu'à la manière d'une promesse tenue. Enfin, c'est l'antique dialectique du Même et de l'Autre qui doit être renouvelée si l'autre que soi-même se dit de multiples façons ; le "comme" de l'expression "soi-même comme un autre" peut dès lors signifier un lien plus étroit que toute comparaison : soi-même en tant qu'autre."P. R
" L'ouvrage comporte trois parties nettement délimitées par leur thème et leur méthode. La première, consacrée à la mémoire et aux phénomènes mnémoniques, est placée sous l'égide de la phénoménologie au sens husserlien du terme. La deuxième, dédiée à l'histoire, relève d'une épistémologie des sciences historiques. La troisième, culminant dans une méditation sur l'oubli, s'encadre dans une herméneutique de la condition historique des humains que nous sommes. Mais ces trois parties ne font pas trois livres. Bien que les trois mâts portent des voilures enchevêtrées mais distinctes, ils appartiennent à la même embarcation destinée à une seule et unique navigation. Une problématique commune court en effet à travers la phénoménologie de la mémoire, l'épistémologie de l'histoire, l'herméneutique de la condition historique : celle de la représentation du passé. Je reste troublé par l'inquiétant spectacle que donne le trop de mémoire ici, le trop d'oubli ailleurs, pour ne rien dire de l'influence des commémorations et des abus de mémoire - et d'oubli. L'idée d'une politique de la juste mémoire est à cet égard un de mes thèmes civiques avoués. " Paul Ricœur
Ce livre, devenu un classique, est un des exemples les plus brillants d'application de la sémiologie à un phénomène culturel.
Lire Amérique et découvrir les dessous d'un continent fabuleux. Approcher un autre univers, un autre temps, un autre monde. Recevoir les images d'une utopie étrange qui, sans cesse, oscille entre rêve et réalité. Avec jean Baudrillard comme guide et mentor. Amérique ou le vrai texte de la modernité.
ses mythes, ses structures ; préface de J.P. Mayer
l'autre rive
où il est parlé de la mélodie et de l'imitation musicale
Les travaux de Jean Starobinski montrent l'importance de l'Essai sur l'origine des langues' dans la pensée de Rousseau. Cette reflète dix ans de sa pensée musicale et philosophique. Pourquoi Rousseau a-t-il voulu se faire l'historien de l'origine des langues? Parce qu'il avait le souci de l'avenir de la musique! Il lui fallait apporter des arguments décisifs pour faire triompher les valeurs qu'il avait proposées en composant le Devin du Village et en écrivant la Lettre sur la musique française. Dans ses ambitions musicales, il avait été rabroué et blessé par Jean-Philippe Rameau. Au long de la guerre des pamphlets qui a prolongé la 'querelle des bouffons', Rousseau avait été tour à tour l'offenseur et l'offensé. Il faut considérer l'Essai sur l'origine des langues comme l'aboutissement tardif d'une riposte. Rousseau l'a longuement différée, longuement mûrie, pour avoir le dernier mot.
psychologie phénoménologique de l'imagination
La 4e de couverture indique : "Dans L'imagination (1936), Sartre avait mené une analyse critique des théories de l'image mentale depuis Descartes. L'imaginaire, qu'il écrivit à la suite, tente d'abord ce qu'il appelle une " phénoménologie " de l'image, c'est-à-dire qu'il inventorie et conceptualise tout ce qu'une réflexion directe, voire subjective, peut apprendre de certain sur la conscience imageante ; il écarte donc les théories de ses prédécesseurs tout en se servant, souvent contre eux, de leurs observations concrètes, aussi bien que de sa propre subjectivité. Puis il en vit au probable, à savoir à ses premières hypothèses sur la nature de l'image mentale, ce qui l'amène à se poser des questions qui débordent la psychologie phénoménologique : Cette possibilité qu'a la conscience de se donner un objet absent est-elle contingente ? Quel est son rapport avec la pensée ? avec le symbole ? Que représente l'imaginaire dans la vie de la conscience, dans notre position du réel ? Et enfin quelle est la réalité de l'œuvre d'art, cet irréel ?"
l'esthétique et la philosophie de l'art du XVIIIe siècle à nos jours
L'esthétique est à la mode. Travaux et analyses se multiplient. Tous prétendent renouveler le sujet alors que la plupart puisent à la même source : la tradition spéculative de l'Art qui affirme que l'Art est un savoir extatique. Celui-ci révélerait des vérités transcendantes, inaccessibles aux activités intellectuelles profanes. En cela, il occuperait aujourd'hui la place qui incombait autrefois à la religion.La tradition implique donc que les arts soient sacralisés, mais aussi, par le même mouvement, opposés aux autres activités humaines - à l'exception fort évidemment de la philosophie. Il revient, en effet, à cette dernière de dévoiler ce qu'est la nature ultime de l'Art : une théorie de l'Être, cependant qu'il revient à l'esthétique de convaincre chacun qu'il existe une réalité suprasensible singulière qui ne se révèle que par le truchement de la spéculation métaphysique. Jean-Marie Schaeffer, après une lecture critique et généalogique de ce système spéculatif dont nous vivons actuellement la crise profonde, définit ce que pourrait être une expérience esthétique alternative, qui permette de vivre ce que la tradition nous fait manquer : comment voir un tableau si l'on refuse de croire à l'existence d'un arrière-monde ? Comment oublier l'Art afin de redécouvrir les arts dans leur richesse particulière et multiforme ? Comment, enfin, fonder une expérience esthétique commune dès lors que l'on renonce à la conformité des oeuvres aux essences et au Beau ?
A l'origine ce livre avait pour titre : Noise. Noise est un vieux mot, de l'ancien français, qui dit le bruit et la fureur, le tumulte des choses et la haine des hommes. Noise désigne le chaos. Ce livre tente de décrire d'aussi près que possible ce qui, dans la nature ou la culture, est chaotique et multiple. C'est un livre des commencements. Parce qu'il essaie d'écouter la formation fragile des choses et messages à partir de cette rumeur, ses premiers lecteurs ont voulu qu'il se nomme : Genèse. Mieux vaut prendre ce mot dans son sens le plus humble et le plus foisonnant pour éviter la mésentente : petites naissances, devenirs nombreux, possibles abondants, évanouissements. Vénus apparaît, dit-on, au-dessus des eaux. Quel est donc l'état de la mer, à l'aube de sa venue ? Elle est tumultueuse, agitée, dangereuse. La mer est bruyante, Vénus est turbulente.
Les clients heureux font les entreprises gagnantes
Le sexagénaire des années 90 ne ressemble guère à celui de jadis. Surtout, l'histoire démographique, depuis le XVIIe siècle, relue avec un œil neuf par Patrice Bourdelais, révèle à quel point des notions comme celles de « personnes âgées » et de « vieillissement », inventées par les natalistes au début du siècle, n'ont pas de pertinence scientifique. Une contribution essentielle au débat historique et social contemporain. Patrice Bourdelais est directeur de recherche au CNRS.
structures économiques et structures temporelles
Etrange et original, déjà mélangé des gènes de son père et de sa mère, en tiers entre eux, tout enfant n'évolue que par nouveaux croisements, toute pédagogie reprend l'engendrement et la naissance d'un enfant : né gaucher, il apprend à se servir de la main droite, demeure gaucher, renaît droitier, au confluent des deux sens ; né gascon, il le reste et devient français, en fait métissé ; français, il se fait espagnol, italien, anglais, ou allemand, s'il épouse et apprend leur culture et leur langue, en gardant les siennes propres, le voici quarteron, âme et corps mêlés. Son esprit ressemble au manteau d'Arlequin. Cela vaut pour instruire autant que pour élever les corps. Le métis, ici, s'appelle Tiers-Instruit. Scientifique, plutôt, par nature, il entre dans la culture parce que la science épouse aujourd'hui les questions, par elle seule imprévisible, de la douleur et du mal. Il suffit d'apprendre deux choses : la raison exacte et les maux injustes ; la liberté d'invention, donc de pensée, s'ensuit. Cela vaut enfin pour la conduite et la sagesse, pour l'éducation. Elle consiste et demande à épouser l'altérité la plus étrangère, à renaître donc métis. Aime l'autre qui engendre en toi une troisième personne, l'esprit.
Zola a lu Claude Bernard. Il cite volontiers Darwin. Et dans son cabinet de travail il a placé le docteur Pascal. Car c'est un romancier de génie, mais aussi un savant de son temps. Un savant ? Un généticien doublé d'un physicien. Un romancier ? Son projet, courant à l'époque, fut de constituer une oeuvre à partir des sciences de la vie. Belle occasion, mais parmi dix autres possibles, de généraliser les méthodes acquises. De lire l'arbre des Rougon-Macquart comme un schéma, un réseau de circulations, une carte où de br-lantes énergies se déplacent, explosent, s'éteignent, sur les chemins de généalogie. De retrouver derrière la génétique ordinaire du temps le feu, la chaleur, le jeu, la puissance et l'espace : des moteurs s'y allument, fonctionnent et répandent leur bruit, leurs éclats dispersés, au milieu d'un nuage de brume, les populations innombrables.Livre des feux et des signaux où les méthodes structurales se trouvent donc étendues à de nouvelles terres de l'encyclopédie, et où on voit se transformer leurs supports. Non plus seulement les modèles de l'algèbre ou de la linguistique mais aussi ceux de la thermodynamique, de la mécanique des fluides et des sciences du vivant.
Point de vue de l'éditeurDepuis l'enfance, nous avons tendance à toujours utiliser les mêmes stratégies pour séduire. Cela explique en partie pourquoi certaines personnes vont d'échec en échec dans leur vie amoureuse. Afin de freiner ce mécanisme, l'auteur définit l'amour selon quatre angles d'approche : aimer, c'est avoir envie de l'autre, être avec l'autre, partager avec l'autre et profiter de la vie avec l'autre. Puis, au moyen d'exemples concrets, d'histoires de cas et de plusieurs exercices, il nous propose de lancer de nouvelles cartes dans le jeu de la séduction et de reconnaître celles que nous devons éliminer pour sortir du cercle vicieux des échecs. Car l'amour est une aventure à laquelle il faut contribuer et non un phénomène hors de contrôle. Sur le ton de la conversation intime, l'auteur nous amène à nous poser des questions fondamentales pour redéfinir nos attentes face à l'amour.
Principalement depuis la Révolution de 1789 et tout au long du XIXe et du XXe siècle, des femmes ont tenté de forcer la porte du pouvoir, d'atteindre les centres mêmes de décision. C'est cette histoire, violente et morcelée, que restitue Laure Adler, en plongeant dans des archives inédites, en exhumant des textes jamais publiés. Depuis une vingtaine d'années, de plus en plus de femmes ont exercé du pouvoir. Interrogées par l'auteur, Françoise Giroud, Simone Veil, Catherine Trautmann, Michèle Barzach ou Edith Cresson, d'autres encore, racontent leurs expériences personnelles de femmes politiques. Au fil des pages se dégage ainsi une manière particulière de faire de la politique au féminin. Loin d'être des "Rastignac en jupons", de simples doubles, en tailleur Chanel, des hommes politiques, les femmes de pouvoir introduisent sur ce territoire masculin d'autres méthodes, d'autres sensibilités. La femme serait-elle l'avenir du politique?
Ce guide répertorie les créateurs de mode français de tout le XXe siècle, les organismes de formation, le marché de l'emploi, les musées, les expositions et les bibliothèques, et l'économie de ce secteur d'activité.
le masque et le vertige
Il y a longtemps déjà que les philosphes ont été frappés par l'interdépendance des jeux et de la culture. Roger Caillos fait, pour la première fois, un recensement des sortes de jeux auxquels s'adonnent les hommes. A partir de ce recensement, il élabore une théorie de la civilisation et propose une nouvelle interprétation des différentes cultures, des sociétés primitives aux sociétés contemporaines. -- [payot.ch]
Comment, selon quels critères, la sociologie peut-elle délimiter l'objet de son investigation ? Jean Cazeneuve présente ici quelques concepts fondamentaux qui permettent de classer les sociétés, les groupes sociaux, d'expliquer leur activité et leur devenir : organisation sociale, civilisation, sociologie de la connaissance, typologie, archaïsme, évolutionnisme, rôles et statuts, stratification, classes et mobilité sociale.
Avec ce livre sur une guerre sainte qui a durement frappé la France, Sylviane Agacinski inscrit sa réflexion dans le temps long de l’histoire des religions et des relations entre le religieux et le politique. La France d’aujourd’hui, dit-elle, n’a pas un problème avec l’islam ni avec les musulmans mais bien avec le jihad armé et la montée des islamismes qui placent une « loi divine » intangible à l’abri des interprétations et au-dessus des lois humaines. La philosophe met ainsi en cause le concept politique d’islamophobie fait pour masquer le prosélytisme islamiste. Elle s’insurge en outre contre l’intolérable promotion du voilement des femmes, pratique discriminatoire venue du fond des temps et véritable casus belli dans une République établie sur le principe d’égalité devant la loi. Au-delà d’un universalisme messianique arrivé à épuisement, Sylviane Agacinski interroge la capacité de la France à assumer sa singularité historique, politique et culturelle, à la fois nationale et européenne, en résistant au modèle habermassien du multiculturalisme.
Philippe Ariès a déjà publié en 1975, sous le titre ##Essais sur l'histoire de la mort en Occident du Moyen Age à nos jours##, une approche à la magistrale étude qu'il nous livre aujourd'hui. Cette somme d'érudition propose une exploration historique de l'événement de la mort tel qu'il fut perçu et vécu dans les sociétés occidentales au cours des siècles. On y voit évoluer la relation de l'homme avec la mort, la sienne et celle de ses proches, de cette familiarité obligée due à son omniprésence au Moyen Age, jusqu'au maquillage et à l'occultation qui est son lot aujourd'hui dans une civilisation vouée à l'omnipotence médicale.
essai sur la dialectique de la modernité
Ecrit en 1964-1965 pour l'Encyclopaedia Britannica, cet essai se trouve accordé, en 1969, à l'humeur de l'opinion dans les pays occidentaux. Après un quart de siècle de croissance économique, la société moderne, baptisée en France société de consommation et ailleurs société opulente, doit affronter de nouveaux assauts. (...) Tout se passe comme si les désillusions du progrès, créées par la dialectique de la société moderne, et, à ce titre, inévitables, étaient éprouvées par la jeune génération des années soixante avec une telle intensité que l'insatisfaction endémique s'exprime en révolte. Du même coup, l'observateur s'interroge sur le sens de cette explosion, sur la direction dans laquelle la société moderne pourrait répondre aux désirs qu'elle suscite, apaiser la faim, peut-être plus spirituelle que matérielle, qu'elle fait naître ...
Jacques Attali raconte ici l'incroyable histoire des cinquante prochaines années telle qu'on peut l'imaginer à partir de tout ce que l'on sait de l'histoire et de la science. Il dévoile la façon dont évolueront les rapports entre les nations et comment les bouleversements démographiques, les mouvements de population, les mutations du travail, les nouvelles formes du marché, le terrorisme, la violence, les changements climatiques, l'emprise croissante du religieux viendront chahuter notre quotidien. Il révèle aussi comment des progrès techniques stupéfiants bouleverseront le travail, le loisir, l'éducation, la santé, les cultures et les systèmes politiques ; comment des mœurs aujourd'hui considérées comme scandaleuses seront un jour admises. Il montre enfin qu'il serait possible d'aller vers l'abondance, d'éliminer la pauvreté, de faire profiter chacun équitablement des bienfaits de la technologie et de l'imagination marchande, de préserver la liberté de ses propres excès comme de ses ennemis, de laisser aux générations à venir un environnement mieux protégé, de faire naître, à partir de toutes les sagesses du monde, de nouvelles façons de vivre et de créer ensemble.
Jacques Attali raconte ici l'incroyable histoire des cinquante prochaines années telle qu'on peut l'imaginer à partir de tout ce que l'on sait de l'histoire et de la science. Il dévoile la façon dont évolueront les rapports entre les nations et comment les bouleversements démographiques, les mouvements de population, les mutations du travail, les nouvelles formes du marché, le terrorisme, la violence, les changements climatiques, l'emprise croissante du religieux viendront chahuter notre quotidien. Il révèle aussi comment des progrès techniques stupéfiants bouleverseront le travail, le loisir, l'éducation, la santé, les cultures et les systèmes politiques ; comment des moeurs aujourd'hui considérées comme scandaleuses seront un jour admises. Il montre enfin qu'il serait possible d'aller vers l'abondance, d'éliminer la pauvreté, de faire profiter chacun équitablement des bienfaits de la technologie et de l'imagination marchande, de préserver la liberté de ses propres excès comme de ses ennemis, de laisser aux générations à venir un environnement mieux protégé, de faire naître, à partir de toutes les sagesses du monde, de nouvelles façons de vivre et de créer ensemble.