Adieu, mon unique
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Dans New York, extravagante ville-piège (et ailleurs), les amours d'une fantasque et magnifique directrice du Bureau du cinéma français et de son chauffeur africain (entre autres). Cette "fable sentimentale" a plu à un J. Josselin complaisant. O. Tremblay a raison: ce roman est bien superficiel et l'auteure se fie trop à sa facilité.
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Au cours d'une nuit d'errance dans les rues de Paris, entre Montsouris, Pigalle et Montparnasse, Michel Audiard invoque ses fantômes et ses souvenirs. Requiem complainte ou rêverie hallucinée, La Nuit, le Jour et toutes les autres nuits ressuscite un Paris Populaire marqué s dans sa chair par les années noires de l'Occupation. On y croise Quenotte, fille d'un " charbon, vins, liqueurs " de la rue Saint-Jacques, tondue le dernier jour d'août 1944, et Myrette, la prostituée aux yeux couleur d'huître. On y retrouve la grosse Sophie Clodomir, ancienne championne de basket et joueuse de banjo, ou encore l'inénarrable Pamela de Sweerte, la femme du monde " aurifiée, emperlousée, sertie, damasquinée ", dont le narrateur guette les fabuleuses apparitions. Une dérive de noctambule inspiré, avec la drôlerie et la verve irrésistibles du dialoguiste des Barbouzes et des Tontons flingueurs.
Pendant plusieurs saisons, Ayla et son compagnon Jondalar ont tout partagé. Ils ont taillé le silex, entretenu le feu, chassé le renne et le cerf, construit des abris et des bateaux. Ensemble ils ont eu peur et froid, et vécu dans une intimité du corps et de l'esprit qui a fait naître en eux un sentiment troublant et inconnu. Le clan remuant des " chasseurs de mammouths " qui les accueille est stupéfait par ce couple de géants blonds aux yeux bleus qui savent monter à cheval et apprivoiser le loup. Parmi eux, Ranec le sculpteur est ému par Ayla. Le combat immémorial de l'amour et de la jalousie s'est déclenché.
Ces contes ont ?t? ?crits pour les enfants ?g?s de quatre ? soixante-quinze ans. Il va sans dire que par cet avis, je ne songe pas ? d?courager les lecteurs qui se flatteraient d'avoir un peu de plomb dans la t?te. Au contraire, tout le monde est invit?. Je ne veux que pr?venir et ?mousser, dans la mesure du possible, les reproches que pourraient m'adresser, touchant les r?gles de la vraisemblance, certaines personnes raisonnables et bilieuses. A ce propos, un critique distingu? a d?j? fait observer, avec merveilleusement d'esprit, que si les animaux parlaient, ils ne le feraient pas du tout comme ils le font dans « les Contes du chat perch? ». Il avait bien raison. Rien n'interdit de croire en effet que si les b?tes parlaient, elles parleraient de politique ou de l'avenir de la science dans les ?les Al?outiennes. Peut-?tre m?me qu'elles feraient de la critique litt?raire avec distinction. Je ne peux rien opposer ? de semblables hypoth?ses. J'avertis donc mon lecteur que ces contes sont de pures fables, ne visant pas s?rieusement ? donner l'illusion de la r?alit?. Pour toutes les fautes de logique et de grammaire animales que j'ai pu commettre, je me recommande ? la bienveillance des critiques qui, ? l'instar de leur savant confr?re, se seraient sp?cialis?s dans ces r?gions-l?. Je ne vois rien d'autre ? prier qu'on ins?re.
Un employé pauvre a le goût du vin. Mais l'époque est mauvaise, et les moyens lui manquent pour satisfaire sa passion. Un rêve traverse et hante l'une de ses nuits: de deux fontaines d'abondance le vin coule à flots. Le malheureux, poursuivi par son obsession, considère alors ses semblables sous la forme de bouteilles de vin. Il finira à l'asile d'aliénés, condamné à l'eau de Vittel. Tel est le sujet d'une des nouvelles de ce célèbre recueil qui comprend aussi L'indifférent, Traversée de Paris, La grâce, Dermuche, La fosse aux péchés, Le faux policier, La bonne peinture.
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"Je ne veux pas manger, je ne veux pas me lever, Je veux rester dans mon lit, dans mon sommeil..." Alice a quinze ans. Elle est anorexique : un suicide lent, inconscient... Refusant toute nourriture, elle se laisse mourir. Adolescente volontaire, elle porte la même détermination à se détruire qu'elle en mettait à croquer la vie...
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Une île privée des Seychelles. Tatiana, « bécasse sentimentale », rencontre Philip, un garçon bien de sa personne ; ils sont beaux, elle est riche, ils s'aiment et décident de se marier. Leur histoire a tout du conte de fées, oui... mais celui-ci est écrit par Saphia Azzeddine, experte en démolitions.Des plages de sable fin aux coulisses du mariage, de Los Angeles à Paris, et de la meilleure copine à la femme de ménage, chaque personnage prend la parole, comme un chœur de pleureuses, et décrit ce couple en chemin vers l'autel. Sur la scène mondaine, les acteurs de cet univers d'ultra-riches et d'égoïstes liftés s'affrontent et s'esquivent dans une satire sociale aussi drôle que cruelle.
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Jbara vit, dans les montagnes d'un pays du Maghreb, entre ses parents, ses cinq frères et sœurs, et ses brebis. Petite bergère pauvre, réduite au rang de servante par un père ignorant et brutal, elle se prostitue parfois, pour quelques friandises. Elle est belle, mais elle ne le sait pas. Dans un village où les femmes, à la lettre, ne sont rien, elle n'a pas encore appris que sa beauté est un pouvoir. Jusqu'au jour où une valise tombe d'un car de touristes américains, qui lui révèle un autre monde. Itinéraire d'une jeune fille musulmane d'aujourd'hui, qui connaîtra la misère, la prostitution, la prison, Confidences à Allah est un témoignage direct, cru, et cependant plein de poésie et d'humour, sur l'oppression des femmes. Tout en décrivant les pires dérives d'une société figée dans le patriarcat, hypocritement arc-boutée sur un islam caricatural, Saphia Azzeddine livre, plus qu'un constat, un message de foi et d'espoir. Une libération s'esquisse au milieu des tourments. Une réconciliation aussi, peut-être - avec les hommes comme avec Dieu, à qui, dans son monologue fiévreux, sur lequel souffle une rage irrépressible, Jbara s'adresse sans cesse, à la fois fidèle et rebelle, respectueuse et mutine, l'implorant, lui demandant pardon ou lui rendant grâce. Arrivé au bout de son récit, le lecteur découvre que ce cri de révolte était avant tout une bouleversante prière. -- Publisher description.
"Quand August et Irma comprennent que la politique rattrape toujours ceux qui s'en défendent, il est déjà trop tard pour survivre, mais encore temps de mourir libres. Le 13 juin 1936, un homme perdu dans la foule, sur le quai d'un chantier naval de Hambourg, refuse de saluer Hitler. Le 28 avril 1942, une femme fait partie du premier convoi des gazées de Ravensbrück. Ou comment une histoire d'amour devient une histoire d'insoumission. Ce roman est leur tombeau, dédié aux vivants qui voudraient se souvenir de l'avenir."--Page 4 de la couverture.
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À l'automne 1428, Johannes Van Eyck se voit confier par son maître, Philippe de Bourgogne, une très étrange mission: aller au Portugal peindre un portrait qui révélera l'état le plus intime de l'infante Isabel. À trente ans, peut-elle être vierge et belle? Diaboliquement habile dans son art, mais serviteur soumis, Johannes se plie au caprice du duc. C'est compter sans l'intelligence d'Isabel. Maîtresse au jeu des dissimulations, elle refuse l'humiliante inquisition du duc et détourne le talent du valet de peinture. Le portrait qu'il peindra dira au monde la seule vérité que l'infante accepte de dévoiler. Et c'est par lui que Johannes Van Eyck deviendra le prince des peintres. Charnel, érudit, comique, écrit avec gourmandise et d'une modernité singulière, Le Valet de peinture est un roman captivant. C'est aussi une réflexion passionnante sur l'art et la liberté de l'artiste.
Pierre Grassou, et autres nouvelles
suivi de Le bal de Sceaux, La vendetta, La bourse
Gambara ; Massimilla Doni
" En s'approchant, ils aperçurent dans un coin de la toile le bout d'un pied nu qui sortait de ce chaos de couleurs, de tous, de nuances indécises, espèce de brouillard sans forme ; mais un pied délicieux, un pied vivant ! Ils restèrent pétrifiés d'admiration devant ce fragment échappé à une incroyable, à une lente et progressive destruction. Ce pied apparaissait là comme le torse de quelque Vénus en marbre de Paros qui surgirait parmi les décombres d'une ville incendiée. -Il y a une femme là-dessous ! s'écria Porbus en faisant remarquer à Poussin les couches de couleurs que le vieux peintre avait successivement superposées en croyant perfectionner sa peinture. "
La fille aux yeux d'or
Un général d'Empire essaie d'arracher une femme qu'il a aimée au point de vouloir la marquer au fer rouge, au couvent espagnol où elle s'est cloîtrée. Un jeune roué poursuit à travers Paris une inconnue " aux yeux jaunes comme ceux des tigres ", séquestrée par une femme en laquelle il reconnaîtra sa demi-sœur. La passion mystique et charnelle de La Duchesse de Langeais, Lesbos, l'atmosphère étouffante d'Orient où baigne La Fille aux yeux d'or, dédiée au Delacroix des Femmes d'Alger, font de ces deux nouvelles les chefs-d'œuvre du romantisme balzacien. Mais La Duchesse de Langeais est aussi un grand texte politique, impitoyable à l'égard des Bourbons, et La Fille aux yeux d'or contient une analyse de la société parisienne à laquelle les théoriciens de la lutte des classes (et des sexes) n'ont rien à ajouter.
PUBLIQUE DES ANIMAUX
Peines de cœur d'une chatte anglaise est une nouvelle écrite pour les Scènes de la vie privée et publiques des animaux, ouvrage collectif dû au grand éditeur Hetzel. Comme tout le recueil, elle tire une partie de son charme des illustrations de Grandville. Ces gravures du " La Fontaine des dessinateurs " introduisent un fantastique et amusant bestiaire qui, autant que le texte, a séduit ces dernières années metteurs en scène et compositeurs. Par ses allusions, sa gaieté, sa poésie, cette petite œuvre n'est pas indigne du grand œuvre qui a fait la gloire de Balzac.
Le colonel Chabert, tenu pour mort à la bataille d'Eylau, revient chez lui un beau jour de juillet 1815, après des années d'errance et de souffrance. Mais sa maison est détruite, sa rue rebaptisée, et sa femme, remariée. Dépossédé de ses biens comme de son nom, l'ancien héros des guerres napoléoniennes se lance à coeur perdu dans une dernière bataille, pour recouvrer son identité.
Les effets, c’est ce qu’on emporte quand on doit se hâter, ce qui peut être difficile à accepter, devenir encombrant. Mais surtout, pour Ludwika et ses proches, les effets ce sont les impressions ineffaçables causées par l’arrivée d’un paquet qu’on n'attendait plus. De pèlerinage en pérégrinations, on remonte le long des racines des personnages, sur les berges de l’enfance, au creux des jeunes pousses de l’adolescence, dans les rides de l’écorce revêtue. Traversée par les ressources inépuisables des origines, la question du lien aiguillonne les personnages. Elle surprend chacun là où il se trouve.
Roman
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On est loin des " petits bonheurs " de l'adolescence. Héloïse, pour la suite de ses aventures, se retrouve avec trois enfants : Emilie la romantique, Julien le tourmenté et Coralie, un vrai petit chameau à dresser dans l'heure ! Bien sûr, son mari Hans est là... quand il n'est pas en mer. Alors, puisque Papidou et Camille - les aïeux -, Hélène et André - les grands-parents - sont morts, il faut bien faire avec ce qu'on a sous la main pour élever cette jeunesse ! Se pointent donc Aimée, la vieille copine d'école, Harmonie et Julie, de vieilles tantes tout à fait indignes, avec de sacrés tempéraments. Harmonie tire les cartes à ses amies, Julie raffole des hommes sans jamais les épouser, s'amène aussi Rosalie Necker, de l'Assistance publique, une rude bonne femme aux manières plutôt coriaces... Et pendant ce temps, Héloïse vieillit, se souvient, emmène sa tribu d'enfants et de neveux - car son frère Riton a fait souche, comme elle - assister au naufrage du vieux Mas des Vignes dans le lac de retenue du nouveau barrage. Et les enfants grandissent à leur tour, découvrent le monde extérieur qui n'est pas toujours rose, et la vie passe...
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Dans la famille d'Héloïse Destrade, ce sont tous des originaux : au village, on les trouve plus amusants que la télévision. Le père, déconcertant, égoïste, douillet. Hélène, la mère, une émotive de sang froid que les mauvaises manières de sa fille font jubiler. Le frère, le petit Riton, qui adore les bonbons. Enfin, et surtout le grand-père, Papidou : il aime tant Héloïse, trop éveillée et trop lucide. Un vrai couple, ces deux-là ! Héloïse grandit, elle apprend à vivre, à souffrir, les garçons la couvrent de baisers, les parents changent, se disputent. Heureusement qu'il y a Papidou : il veut qu'Héloïse soit heureuse. A son tour, elle deviendra mère et épouse... Une histoire d'amour belle et joyeuse entre un "vieux sapajou" de grand-père et une petite fille qui grandit sous nos yeux.
Roman noir et gastronomique à Versailles au XVIIe siècle