Un idiot à Paris
Il était une fois, Jaligny-sur-Besbre, un village du Bourbonnais, un bredin prénommé Goubi. Autrement dit, un fada ou jobastre, bref un idiot. Analphabète, ancien de l'Assistance Publique, Goubi travaille dans une ferme, sert de tête de Turc aux paysans du coin et rêve de " monter " à Paris. Une mauvaise farce l'y propulse un jour. Par la grâce de Fallet, la découverte de Paris par ce héros truculent et lunaire prendra une dimension inattendue. Et pour ce Goubi en sabots un miracle survient, un de ces miracles que seuls les poètes authentiques ont la possibilité d'accomplir.
Le beaujolais nouveau est arrivé
Le quartier général des copains : le " Café du Pauvre ", bistrot vieillot et charmant de la banlieue parisienne. Les copains : quatre mousquetaires du zinc qui forment une sorte de bande à Bonnot de la chopine. Refusant le monde tel qu'il est devenu, ils lui offrent une maligne et haute en couleur résistance passive. Comment Camadule, Poulouc, Captain Beaujol et Debedeux échappent superbement au métro-boulot-jus de fruits, c'est le thème de ce roman tonique et salutaire.
Quadrige
roman
Ancien officier, Jean Hocquart, riche et élégant héritier, ne se remet pas de la guerre de 14. Il diffère son suicide tout en cherchant un sens à sa vie. Devenu journaliste, il enquête sur la mort d'un adolescent, Philippe Dasté, fils de Léon Dasté, député de Paris et ténor de l'Action française. Au fil de ses investigations, Hocquart découvre que l'enfant a été victime d'un complot de l'Etat. Il prend conscience aussi peu à peu que l'adolescent est son double: tous deux ont eu une jeunesse volée. Frédéric H. Fajardie s'est inspiré d'une affaire criminelle qui, dix ans avant l'affaire Stavisky, ébranla la IIIe République. Il rend hommage à un adolescent perdu qui vit, dressées contre lui, la bassesse et la dureté du monde adulte. Quadrige est un superbe roman sur l'enfance et la difficulté d'être.
L'Angevine
" Sans amour on n'est rien du tout ", dit la chanson. C'est une des vérités de Régis, le héros de L'Angevine, qui passe son temps à conjuguer le verbe aimer. Au moment où il va rencontrer pour la première fois Christine, il est encore amoureux de Marthe avec laquelle il a rompu. Il n'est pas heureux, cet auteur dramatique à succès qui ressemble comme un frère de souffrance au romancier René Fallet. Christine est une jeune femme de vingt-neuf ans, belle, mariée, mère de trois enfants et vivant à Angers. Elle a aimé Régis avant même de le connaître. Elle l'aime à travers son œuvre et sa gloire. Et s'offre à lui dès le premier jour. Il n'aime, lui, que l'aventure qu'elle lui offre. Leurs rencontres deviennent de plus en plus fréquentes, les lettres de Christine de plus en plus délirantes. A tel point que le mari s'inquiète et obtient un rendez-vous de Régis. Mais que peut-on contre ce raz de marée ? Tour à tour violent, goguenard, romantique, lucide, tendre et émouvant, René Fallet crie et décrit cet amour fou avec ses tripes. C'est à la fois un rire désespéré et un sanglot.
La Soupe aux choux
J'étais Derrière Toi
roman
J'étais derrière toi
" C'est dans la trentaine que la vie m'a sauté à la figure. J'ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il est. J'ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je n'ai pas connu de guerre, ni la perte d'un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu'une banale histoire de séparation et de rencontre. " Sur le ton de la conversation, Nicolas Fargues parle d'amour, de jalousie, d'humiliation, de désir, et de l'enfer. Un magnifique roman d'amour, drôle et émouvant.
One man show
roman
Bonjour. Je ne voudrais pas me vanter mais si la lâcheté masculine, le petit monde de la télévision française et l'Amérique du Nord vous intéressent, ce roman devrait vous plaire. Je vous le dis avec d'autant plus de simplicité que, de même que le héros ne cherche pas à jouer les héros dans ce livre, je n'ai pas cherché, moi, en l'écrivant, à y faire de la littérature.
Thomas l'Agnelet
Gentilhomme de fortune
Le carnet de paula
Un Silence
roman
L’autre personne
Philippe le bel
Neige
Roman
Porporino
Les autres
Roman
La princesse de Mantoue
roman
" Barbara de Brandebourg, princesse mantouane " aux yeux las et jaunes, étirés vers les tempes comme ceux des chats ", ainsi qu'elle l'écrit elle-même au sujet de son portrait par Mantegna, est une femme mystérieuse. Je ne puis ni ne veux raconter ici - et encore moins résumer - l'histoire de sa vie. Le lecteur est condamné à passer son chemin, ou à lire ce livre pour assouvir sa curiosité. Je peux seulement lui promettre qu'il sera étonné, sans en dévoiler la cause. " M. F.
Le sermon sur la chute de Rome (French Edition)
roman
Où j'ai laissé mon âme
roman
Le bossu ou Le petit parisien
La centrale
Lux
Une mère à réparer
Le Dernier des Médicis
roman
A peine l'histoire a-t-elle retenu le nom de Gian Gastone (1671-1737), avec qui s'achevèrent deux siècles de gloire des Médicis. De ce prince qui régna avec dégoût sur une Florence qu'il détestait, on ne mentionne que les débauches, " ces saturnales que l'on croirait les caprices de la force et qui n'étaient que les dévergondages de l'épuisement ", comme l'écrivit Dumas. Il fallait l'érudition et l'anticonformisme de Dominique Fernandez, prix Goncourt 1982 pour Dans la main de l'ange, pour songer à soulever le voile de pudeur et de réprobation qui recouvre ce personnage. Empruntant la plume d'un médecin de l'époque, familier du palais Pitti, il nous donne du dernier des Médicis une image plus complexe et plus fascinante : celle d'un homme en qui la splendeur et la corruption, le Bien et le Mal expriment leur secrète et inquiétante connivence ?
Tribunal d'honneur
roman
1893 : mort soudaine de Tchaïkovski. L'immense musicien, alors au faîte de la gloire, a-t-il été emporté par le choléra, comme le veut la pieuse légende ? N'aurait-il pas été plutôt condamné à se tuer par un tribunal d'honneur ? Les archives étant détruites, l'identité des juges inconnue, et l'Histoire désormais muette, seul un romancier pouvait la réinventer et restituer les péripéties d'une pareille imposture. Dans la Russie impériale d'Alexandre III, Saint-Pétersbourg, la plus belle et plus fastueuse de toutes les villes, sert de décor à un crime d'Etat mis pour la première fois en lumière.
Dans la main de l'ange
roman
Christ ou démon ? Saint ou bandit ? Un homme. Un homme seul contre tous, l’opposant par excellence, le rebelle absolu. De l’ère fasciste au temps des Brigades Rouges, c’est l’Italie contemporaine qui sert de cadre, de ferment, de nourriture à ce roman d’une vie. Il fallait ce pays traversé par la dictature, la guerre, la résistance, puis les luttes partisanes, les scandales sans nombre, la violence du terrorisme, pour que prenne forme l’itinéraire de Pier Paolo, éternel marginal en dépit de sa célébrité, héros double comme son prénom qui évoque à la fois un fondateur d’Eglise et un aventurier de l’esprit. D’une enfance idyllique auprès de cette mère chérie qui ne le quittera jamais, jusqu’à l’assassinat mystérieux sur une plage près de Rome, on le suivra dans chacune des étapes que l’ange du destin lui a fixées. Après les douceurs de l’adolescence et la simplicité païenne des premières passions, les procès, la haine, le mépris qui feront de lui un paria. Malgré la force et le succès des œuvres, malgré l’argent et la gloire rapportés par les livres et les films, une soif d’amour inapaisée, jointe à un sentiment profond de culpabilité qui provoquera la tragédie. Si la plupart des événements, des lieux, des dates correspondent à la réalité, si parmi les personnages qui traversent ce récit plusieurs nous sont familiers, qu’ils s’appellent Toscanini, Moravia, Fellini ou Maria Callas, il ne faut pas chercher ici une biographie du légendaire P.P.P. toujours muet sur lui-même dans ses écrits, à jamais silencieux sur ses secrets. Il s’agit plutôt de la possession d’un créateur par un autre, tel que l’imaginaire seul peut le permettre. Comme dans Porporino, Dominique Fernandez se glisse à l’intérieur d’un être authentique, et recrée à travers lui toute la vérité d’un homme et d’une époque. Ce qui n’empêche pas ce portrait d’être en même temps une manière de confidence romanesque. Chateaubriand l’a dit avant nous : « On ne peint bien que son propre cœur, en l’attribuant à un autre. »
La conversation amoureuse
roman
" En tout cas, dit-elle, je suis contente d'avoir passé cette soirée avec vous. Il se mit à rire. On ne trouve jamais complètement désagréable ou inintéressant quelqu'un à qui l'on plaît n'est-ce pas ? Elle fit une moue de sourire et de réflexion. Moi aussi je suis content, murmura-t-il. Il avait retrouvé la voix d'alcôve. Pourquoi êtes-vous content ? Dit-elle, au comble du bonheur à cause de la voix. Pff, fit-il, ses mains expliquant qu'on n'en savait rien. C'est comme ça et nous n'y pouvons rien, dit-il. Elle se délectait de cette conversation à la fois sincère et tendancieuse. Est-ce que cela vous est souvent arrivé ? Demanda-t-elle. Une affinité pareille ? Dit-il en riant. Elle fit signe que c'était bien la question. Jamais, dit-il avec fermeté ". A-F. Alice Ferney a déjà publié chez Actes Sud " Le Ventre de la fée " (1993), " L'Elégance des veuves " (1995) et " Grâce et dénuement " (1997, prix Culture et Bibliothèques pour tous ; Babel n° 439).
Madame Bovary
Roman
L' education sentimentale.
Nous Sommes Eternels
Des phrases courtes, ma chérie
La narratrice partage les derniers temps de la vie de sa mère, à l'agonie, et raconte ces ultimes moments semés d'embûches ou d'instants de grâce.
La vérité tient à un fil
En cas de bonheur
roman
" Personne ne savait que faire en cas de bonheur. On avait des assurances pour la mort, pour la voiture, et pour la mort en voiture. Mais qui nous protégera du bonheur ? Jean-Jacques venait de comprendre que ce bonheur, en devenant si fort, était la pire chose qui pût lui arriver. " Après Le Potentiel érotique de ma femme (Prix Roger-Nimier 2004), David Foenkinos nous emmène avec humour et ironie sur les chemins de l'adultère et du couple, " ce pays qui a la plus faible espérance de vie ".
La vengeance du chat assassin
Je lance à la mère d'Ellie mon regard le plus noir. Car, non contente de me prendre en photo sous mon plus mauvais profil, elle décide maintenant d'utiliser mon portrait, oui vous avez bien entendu ! mon portrait, à sa propre gloire. Je serai sa première oeuvre dans son tout nouveau cours d'arts plastiques. Mais que croit-elle donc ? Je ne vais pas me laisser ridiculiser aussi facilement. D'autant que le tableau est accroché juste au-dessus du canapé, là où tout le monde peut l'admirer. Et là où je pourrais l'atteindre... Un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls. ¦¦
Les amants imparfaits
roman
Paris, juin 2001 : trois jeunes gens soupçonnés de meurtre comparaissent devant un juge d'instruction. Il s'agit des jumeaux Léo et Camille, dix-sept ans, issus d'une famille très fortunée domiciliée un peu partout dans le monde, et de leur ami, Raphaël, vingt ans, originaire d'une petite ville de province et fils d'une employée de mairie. Ils se sont connus à l'âge de six et neuf ans respectivement, dans cette même petite ville où vivent les grands-parents des jumeaux. L'audition des témoins et le récit de Raphaël révéleront le secret de Léo et Camille et l'histoire des amants imparfaits. Récit d'une fascination de l'un par les deux autres, de solitudes partagées dans l'oubli de la loi sociale et sous la férule d'un Eros devenu vengeur, étrange dérive à trois dans un monde désormais sans repères, ce roman, par-delà la variation superbe qu'il constitue sur le thème de la gémellité et du double, narre l'irrésistible prise de pouvoir, sur un être jeune et vulnérable, d'un authentique sortilège. En forme de "ré-initiation" aux illuminations premières, les Amants imparfaits, en convoquant l'absolu du désir assassiné par un temps mortifère, relève sans doute tout autant d'une méditation sur les paradis perdus et les utopies que d'un questionnement sur l'innocence et la dépravation.
Histoire du tableau
Les jeunes femmes enseignantes de français s'en vont parfois exercer leur métier à l'étranger. Il a été prévu un visa d'échange pour cela, des universités prestigieuses pour les maris et des écoles françaises pour les enfants. Mais ce qui n'a pas été prévu, c'est le peintre, rencontré par hasard dans le bas de la ville, bas-fond à vrai dire, et le peintre ne serait rien, mais il y a le tableau du peintre, et le tableau du peintre ne serait rien encore, mais il y a les couleurs du tableau du peintre... Et alors il ne s'agit plus de visa d'échange, ni d'enseignement, ni de mari, ni même d'enfant. Certains parleront d'empoisonnement, d'autres d'ensorcellement...
Sauvée!
Des joggeurs aux poches pleines d'ordinateurs et de bébés ; un enfant qui se jette dans les jambes d'une étudiante et ne lâche plus prise ; une station de sports d'hiver où se profilent d'étonnants combats ; une balade en voiture qui tourne en reportage mortel ; un magasin de prêt-à-porter où les robes ont un pouvoir redoutable ; une nuit de guet au sommet d'un immeuble très particulier ; un mariage au bout d'une corde... Autant d'étrangetés qui se présentent à la narratrice de ces nouvelles. Chaque fois, elle vit intensément l'aventure inquiétante ou drolatique qu'elle nous raconte. Comment se situer entre le désir et la peur ?Le monde n'est pas une mince affaire pour la jeune Nadia qui s'affronte à son premier travail et qui veut à la fois la surface (la vie sociale, un mari) et le fond (la sécurité de son refuge d'enfant).
La délicatesse
« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse... - Je vais prendre un jus... Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ». La délicatesse a obtenu neuf prix littéraires et été traduit dans plus de quinze langues.
Le potentiel érotique de ma femme
roman
Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d'escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les roufs d'oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s'est marié. Alors, il s'est mis à collectionner sa femme.
Je vais mieux
roman
La chair de pierre
roman
Dieu et nous seuls pouvons
Les très-édifiants et très-inopinés mémoires des Pibrac de Bellerocaille
En avant comme avant !
roman
Un loup est un loup
roman
Le sang des Césars
roman
Les lièvres de Saint-Giron
roman
Chronique villageoise gaspésienne - conçue comme un scénario de film. Selon M. Laurin, des "scènes cocasses campagnardes" composant une oeuvre digressive, grasse, aguicheuse et naïve. Une caricature d'intérêt limité. Prix Robert-Cliche 1990 (on peut se demander à partir de quels critères). [SDM].
Sarinagara
roman
Les mendiants
roman
La déglingue
La déglingue " Ma mère était une rieuse, une moqueuse( ...) Pour elle, les locataires du soixante quatorze avenue Ledru Rollin - l'immeuble sordide où nous avions émigré après la faillite de papa - n'étaient pas madame Morel, monsieur Bénin, les Falkenberg ou les Paposki mais Belle-en-cuisses, le père Cocu-Content, les Mangeurs-de-pelures et les Grandes Oreilles (...) Et puis c'est elle qui est tombée. Un dimanche de février Tombée pas vieille. Entraînant dans sa chute tout ce qui me restait encore d'enfance. " Remo Forlani nous entraîne dans l'univers singulier des Italiens de Paris sous l'occupation. De la gare de Lyon au Palais Royal se joue une tragi-comédie dont les acteurs sont magnifiques. Chant d'amour pour une mère brisée par les malheurs et pour un père buveur grandiose et provocateur. Chronique violente et crue transcendée par un humour décapant, La déglingue est le premier roman de Remo Forlani qui soit autobiographique à cent pour cent.
